JOS. XV, SI
3» Fuite du roi. XV, 13-23.
Ce passage et le chap. xvi décrivent minutieusement, dramatiquement, ce douloureux épisode du règne de David. Voyez aussi les Ps. ni et Lxn, qui s'y rapportent.
13-16. Le roi ne voit de salut que dans un départ immédiat. — Toto corde... Hébr. : Le cœur des hommes d'Israël (s'est tourné; vers Absalom. Cf. vers 6. — Fugiamus. Décision qui dut coûter à un cœur si vaillant ; mais David, pris au dépourvu, et abandonné par un grand nombre de ses sujets, n'avait pas assez de soldats pour résister. lies événements justifièrent ■a conduite. Par sa fuite, il gagna du temps ; après les premiers instants de trouble, ses amis reprirent confiance, et l'armée royale se réorganisa sufllsamment pour résister à Absalom; enfin Jérusalem, qu'on ne pouvait défendre ntiieinent, évita les horreurs d'un long sièsc . 18-18. Début de la fuite. — Universa dori„usi : toute la famille royale, et les serviteurs dvmevréB âdètes. — Pedibus suis. Mieux < e|us*,
d'après l'hébreu. Ces mots ne retombent dono que sur « universa domus ejus i> ; c'est une locution orientale qui signifie : après lui, à sa suite. De même au vers. 17. — Dereliquit., mulieres... Détail qui prépare le triste épisode XVI, 21-22. H était difficile de les emmener, et l'on pouvait supposer que, gardées par leur rang, elles n'avaient pas à craindre la plus légère insulte. — Omnis Israël. D'après l'hébr., le syriaque, les LXX : tout le peuple ; c-à-d. tous les partisans du roL — Stetlt procul... Dans l'hébr. : ils s'arrêtèrent à la maison de merlfoq (lointain) ; expression un peu obscure, qui peut être un nom propre, mais qui désigne plutôt U dernière maison de Jérusalem, près de laquelle on fit une halte. — Phelethi et Cerethi. Sur cette garde royale, voyez vm, 18 et le commentaire. Les GethtBi étaient d'autres Philistins, qw David avait attirés de la ville de Gtlh , où 11 avait séjourné autrefois. Cf. I Reg. xxvii, 3. D» étaient aussi des gardes du corps. Circonstance étrange : le roi d'Israël protégé en ce moment contre Israël même, par les pires ennemis de U nation sainte. Au lieu de « Géthéens » les LXX ont lu Gihhorim , héros ; de là les mots pugna tores validi insérés par la Vulgate, qui réunit, ainsi les deux leçons.