‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 261 sur 938 · Ad quem respicit, et quis est fortitudo ejus · texte numérisé non relu

Ad quem respicit, et quis est fortitudo ejus

19. Oculi Domini super timentes eum ; protector potentise , firmamentum virtutis, tegimen ardoris, et umbraculum meridiani ,

20. deprecatio oflEensionis, et adjutorium casus ; exaltans animara, et illuminans oculos ; dans sanitatem , et vitam, et benedictionem.

21. Iramolantis ex iniquo oblatio est maculata, et non sunt beneplacitse subsannationes injustorum.

22. Dominus solus sustinentibus se in via veritatis et justitiae.

négativement. — Qui in mulHs /actus est. Grec : Celui qui a voyagé. — Malitiam doit être pris en bonne part : Tiavoupyiav , l'habileté. — Le vers. 11, Qui tentatua...., est propre à la Vulgate; il n'est d'ailleurs qu'une répétition du vers. 10. — Multa vldi... Le flls de Sirach mentionne sa propre expérience, acquise en voyageant. « Il est très à regretter qu'il n'entre pas daùs des détails plus complets sur ses pérégrinations; » mais nulle part la Bible n'a pour but de satisfaire notre simple curiosité. — Plurimas verborum... (hébraïsme : des choses). Variante dans le grec : Et mon Intelligence dépasse mes paroles. C.-à-d. : J'ai vu beaucoup plus de faits que Je ne saurais en raconter. — XJsque ad mortem... (vers. 13). Le narrateur a couru de grands dangers dans ses voyages ; mais cette circonstance même a servi à augmenter son Instruction. — Dans le grec, les mots horum causa sont renvoyés à la fin du verset , et remplacent gratia Dei (addition de la Vulgate). Le second hémistiche signifie donc : J'ai été délivré grâce à ces choses, c.-à-d. grâce à l'expérience que J'avais acquise en voyageant.

14-20. La cramte de Dieu et ses fruits. — L'équivalent grec de guœritur ( Çr|Ty]aeTai) est certainement une erreur de traduction, pour ÇriCcTat, 11 vivra. Dieu conservera parmi tous les périls ceux qui lui seront fidèles. — Le second hémistiche, et in respectu illius (par la protection divine)..., manque dans le grec. De même le second membre du vers. 15, et oculi... — Qui timet. . . nihil trepidabit. . . Les saints Livres le redisent souvent; cf. Ps. lv, 12; cxi, 7-8, etc. — Oculi Domini... (vers. 19-20). « Métaphores hautement poétiques, » pour répondre à la double question qu'a posée le verset 18. Cf. Ps. xxxn, 18; xxxin, 16; lx, 4. xc, 11; cxx, 6-6, etc.

53» De la vraie piété et du culte qui plaît à Dieu. XXXIV, 21 -XXXV, 28.

21-29. Sacrifices impies que le Seigneur réprouve. — Immolantis ex iniquo : une victime acquise par des moyens illégitimes. — Maculata. Le grec dit avec vigueur : une offrande moqueuse (qui insulte Dieu). Cf. Prov. xv, 8; xxi, 27, etc. Le second hémistiche exprime aussi cette idée : subsannationes... — Le vers. 32, Dominus solua...

EcoLi. XXXIV, 23-31.

23. Dona iniquorum non probat Altiseimus, nec respicit in oblationes iniquorum, nec in multitudine sacrificiorum eorum propitiabitur peccatis.

24. Qui offert sacriâcium ex substantia.pauperum, quasi qui victimat filium in conepectu patiis sui.

25. Panis egentium vita pauperum est ; qui defraudat illum homo sanguinis est.

26. Qui auf ert in sudore panem , quasi qui occidit proximum suum.

27. Qui effundit sanguinem, et qui fraudem facit mercenario, fratres sunt.

28. Unus œdificans, et unus destruens, quid prodest illis, nisi labor?

29. Unus orans, et unus maledicens, cujuB vocem exaudiet Deus?

30. Qui baptizatui- a mortuo , et iterum tangit eum, quid proficit lavatio illius?

31. Sic homo qui jejunat in peccatis suis, et iterum eadem faciens, quid proficit humiliando se? orationem illius quis exaudiet?

23. Le Très-Haut n'approuve pas les dons des injustes ; il ne regarde point les oblations des méchants, et la multitude de leurs sacrifices n'obtiendra pas de lui le pardon de leurs péchés.

24. Celui qui offre un sacrifice de la substance des pauvres est comme celui qui égorge un fils sous les yeux de son père.

25. Un peu de pain est la vie des pauvres ; celui qui le leur enlève est un homme de sang.

26. Celui qui arrache le pain gagné à la sueur du front est comme celui qui tue son prochain.

27. Celui qui répand le sang et celui qui fait tort au mercenaire sont frères.

28. Si l'un bâtit et que l'autre détruise, que gagneront-ils, sinon la peine?

29. Si l'un prie et que l'autre maudisse, de qui Dieu exaucera- t-il la voix?

30. Si celui qui se lave après avoir touché un mort le touche de nouveau, de quoi lui sert son ablution ?

31. De même, si un homme jeûne pour ses péchés, et qu'il les commette de nouveau, que gagne -t-il à s'être humilié?

et qui exaucera sa prière ?

appartient en propre à notre version latine. Dieu ne se donne qu'à ceux qui l'attendent avec droiture et sainteté; voilà pourquoi il n'agrée point les sacrifices des impies. — TSec in mvllittuline^. (vers. 23). En de teUes conditions, pas pins mille offrandes qu'une seule. Cf. Ps. TT.TT, 9 et 88.; Is. I, 11 et 88. — Qui.^ ex subatantia pauperum... (vers. 24). L'iniquité est alors deux fols plus grande; aussi est -elle mise en relief par une comparaison extrêmement forte : qtiasi qui tnctimat... « Dieu est le père et le protecteur des pauvres ; leur ravir leurs biens est en quelque sorte leur ravir la vie, et offrir à Dieu ce qui a été pris au pauvre, c'est répandre le sang du flls aux yeux de son père. » — Panis egeTitium,.. Vers. 25 - 27, développement éloquent de la même pensée. — In sudore panem ; le pain de l'Indigent , acqulo péniblement à la sueur de son front. — Hercenario..,. Le Journalier est aussi un padvre, et Dieu manifeste pour lui une paternelle sollicitude; cf. Lev. xix, 13; Deut. xxrv, 14-16, etc. — Unua tediflcans... (versets 28-29). Lorsqu'on offre un sacrifice aussi criminel que celui qui vient d'être décrit, le donateur bâtit et prie en apparence ; mais en face de lui se tient le pauvre qu'il a dépouillé, et celui-ci détruit l'oeuvre Impie et maudit sou

persécuteur. — Quid prodest.. .t Cujus vocem... f Manière paradoxale de dire que le sacriflcatenr inique perd entièrement sa peine.

30-31. Jeûnes et prières stériles. — QMi haptizatur a mortuo. C.-à-d.: après avoir touché un mort. Selon la loi Jui^te, le contact d'un cadavre rendait légalement impur, et il fallait des ablutions d'un genre spécial pour effacer cette souillure. Gf. Num. xnc, 11-13. Sur les débats auxquels ces mots donnèrent Heu dans l'ancienne Église, à propos du baptême conféré par les hérétiques, voyez Calmet, h. h, et les théologiens. — Iterum. taTigit : après s'être puriflé. — Sic Tvomo... Application de l'exemple qui précède, — Qui jejunat in peccatis...: Jeûne destiné à obtenir plus facilement le pardon. — Et iterum, eadem^. L'auteur suppose des rechutes graves, enti^ rement volontaires. — Quid proflcit.^f Un tel homme, dit le Talmud en termes pittoresque», ressemble à celui qui tiendrait dans sa main un reptile Impur suivant la loi, et qui se plongerait dans toutes les eaux du monde ; ses immersions ne serviraient de rien. Mais, s'il Jette le reptile et se plonge dans un bain de 40 s^ah, (environ 520 litres, le minimum de l'eau requise pour UB bain légal), 11 est aussitôt purifié.

EccLi. XXXV, 1-12.

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