‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 283 sur 938 · Car la paix de Dieu s'étend sur la surface de la terre · texte numérisé non relu

Car la paix de Dieu s'étend sur la surface de la terre

9. Mon fils, si tu tombes malade, ne te néglige pas toi-même; mais prie le Seigneur, et il te guérira.

10. Détourne- toi du péché, redresse tes mains et purifie ton cœur de toute faute.

11. Offre un encens de bonne odeur et l'oblation de fleur de farine, et que ton sacrifice soit généreux; donne ensuite accès au médecin.

12. Car c'est le Seigneur qui l'a créé ; qu'il ne te quitte donc point, parce que son art t'est nécessaire.

creavit... Auire motif, tout surnaturel : honorer dans le médecin Celui qui lui a communiqué 8on habileté et qui donne de l'efficacité à ses prescriptions (vers. 2»). — A reç/e... dunatlonem. Dans l'antiquité, les habiles médecins étaient, plus encore qu'aujourd'hui, en grand honneur

Vai-es assyriens coiiieimaD de^ muUicaïuenis. (Antique bas-relief.)

auprès des rois et des princes, qui encourageaient volontiers leurs talents. — DlsciiAlna (grec : la science)... exaltahit eaput. C.-à-d. le conduira aux plus hautes dignités. — Altiasimua creavit... (vers. 4). Avoir confiance en lui, car les remèdes qu'il prescrit viennent de Dieu luimême. — Nonne a ligno... ( vers. 5 ). Preuve de l'assertion qui précède, empruntée à l'histoire sainte. Cf. Ex. xv, 25. A Mara, Moïse Jeta dans les eaux saumâtres uu bols mystérl -ux qui les rendit douces et ootables. — Virtus illorum.

D'après la Vulgate, la vertu des médicaments. Dans le grec, ce premier membre du vers. 6 est rattaché au vers. 5 : L'eau n'a -t- elle pas été adoucie par le bois pour que sa vertu (du bols) fût -connue? D'où 11 suit que le bols en question posséilalt, au moins Jusqu'à un certain degré, la force d'assainir les eaux. Le miracle de Mara subsiste quand même, puisqu'il fallut une Indication spéciale du Seigneur pour connaître cette substance merveilleuse. — Honorari in mirabilibus. C.-à-d., selon l'opinion la plus probable : afin que les médecins soient honorés par l'heureuse application des remèdes. — In his curans... ( vers. 7 ). Détails pittoresques , pour décrire -le* résultats que produit un bon médecin. — Pax enim Dei... (vers. 8). Un dernier mot, afin de relever l'œuvre de Dieu en toutes ces choses. D'après le grec : C'est.une paix sur la face de la terre.

9-16. Conduite à tenir dans les maladies. — Ne despicias. Le grec n'a pas les mots te ipsum, Le sens est donc : Quand tu es malade, ne méprise pas le médecin et les remèdes. — Ora Dominum. Ajouter les moyens surnaturels è ceux de la nature. — Averte a deUcto : car sonvent la maladie est un châtiment direct du péché. Cf. Matth. ix, 2; Joan. v, 14, etc. — Dirige manus. Métaphore significative : rendre droites, c.-à-d. pures et parfaites, ces mains que l'iniquité avait en quelque soite recourbées. — Da suavitatem (vers. 1 1). Apaiser Dieu par la suave odeur (t'j(s>Zi'x/) des sacrifices. — Memoriam. Autre expression figurée pour désigner les offrandes liturgiques, qui rappelaient à Dieu I; sauvenlr du donateur. Cf. Lev. ii. 2, 9, 16;

EccLi. XXXVllI, 13-17.

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