‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 287 sur 938 · celui qui tient la charrue, qui est · texte numérisé non relu

celui qui tient la charrue, qui est

D'après le grec, au contraire : Et échauffe (rendstrèsvive) la lamentation. — Secundum mei-ttum... (vers. 18). Grec : selon Ba dignité. — Uno die, vel duolrus. Plus haut, xxn, 13, l'auteur recommandait un deuil de sept jours, parce qu'il 8'aglssait alors de très proches parents et de coutumes antiques auxquelles on ne pouvait guère se soustr.iire; ici le sujet traité est plus général et concerne toutes les catégories de défunts. — A trialitia enim... (vers. 19). Kaisons de ne pas pleurer trop longtemps et trop amèrement les morts, c.-à-d. fâcheux effets d'une tristesse prolongée : elle peut amener la mort, et elle brise les forces (cooperil...). — Flectit eermcem. Trait pittoresque : elle fait i)encher la tête. — In abductione... ( vers. 20 ). Ces mots ont été Interprétés de bien des manières, et ils forment encore aujourd'hui un petit problème exégétique. Suivant les uns : SI l'on demeure dans l'isolement à la suite d'une perte cruelle, la tristesse n'en est que plus Incurable. Selon d'autres : Dans l'épreuve ( eTrayoYVi), la tristesse demeure. C'est là le sens le plus vraisemblable. Suivant la- leçon du grec ordinaire : Après que le cadavre a été emporté, la tristesse disparaît aussi. Réflexion qui paraît étrange. — Mêmes difficultés d'interprétation à propos ue l'hémistiche suivant : et aubstantla inopis... Le latin semble signifier que les aliments du pauvre sont ce que les fait l'état de son cœur : dans la joie, 11 les trouve à son gré; dans la tristesse, 11 s'en plaint. On Ut dans le grec : Et la vie du pauvre est contre son cœur; ou, d'après une antre leçon : est la malédiction de son coeur. — Ne deUeris... (vers. 21). Déduction de ce qui pré-

cède : écarter du soi la tristesse, puisqu'elle est une chose si mauvaise. — Moyen de la repousser dans le cas spécial qui est ici traité : mémento novissimorum ; la nécessité Inéluctable de la mort pour tous les hommes, — Neque... conversio (vers. 22). On ne revient pas du tombeau; les larmes n'allègent pas cette loi terrible. — ilemor esto... (vers. 23). Le mort est mis en scène d'une manière dramatique, et 11 est censé adresser ce grave langage à ceux qui se désolent sur lui. Preuve très forte en faveur du dogme de l'Immortalité de l'âme. — Mihi heri,.,. tibi hodif. Donc, songe avant tout à te préparer. Saisissante leçon. — In requie mortvi... (vers. 24). Lorsque le défunt a été déposé dans le tombeau, cesser de s'affliger à l'excès. — Consolare illum... Plutôt, d'après le grec : Sois consolé à son sujet, parce que son souffle l'a quitté. C.-à-d. qu'il est entré dans une vie meilleure.

670 La sagesse est plus estimable que tous les arts et toutes les industries. XXXVIII, 25.XXXIX. 15.

25-34. L'étude de la sagesse demande trop de calme pour que les artisans ordinaires puissent s'y IhTer. — SaplenHa... Introduction (vers. 25). Scriba a Ici le sens spécial de lettré. — In tem pore vacuitatis. Très élégamment dans le grec : èv £-jxaip(a (x-/o).T];, au temps opportun da loisir. — Qui minoratur actu : l'homme dégagé des occupations extérieures qui troublent l'esprit. Les rabbins ont des sentences semblables : Diminue tes occupations, et applique -toi à 1» loi , etc. — Qua sapientia... Versets 26 et ss. : exemples à l'appui de ce principe. L'auteur décrit en termes dramatiques la vie de plusieurs

EccM. XXXVIII, 27-34.

fier de l'aiguillon, qui stimule let^ bœufs, et partage coiistaniment leurs travaux, et qui ne s'eutrelient que des petits des taureaux?

27. Il applique son cœur à retourner les sillons, et ses veilles à engraisser des vaches.

28. Il en est de même du charpentier et de l'architecte, qui passe à son travail la nuit comme le jour ; de celui qui grave les cachets ciselés, et qui s'applique à diversitier ses dessins ; il met son cœur à reproduire la peinture, et il achève son ouvrage dans les veilles.

29. Tel aussi le forgeron assis près de l'enclume, et considérant le fer qu'il met en œuvre ; la vapeur du feu lui dessèche les chairs, et il résiste à l'ardeur de la fournaise.

30. Le bruit du marteau frappe sans cesse son oreille, et son œil contemple le modèle de l'objet qu'il prépare.

31. Il met son cœur à achever sou ouvrage, il l'embellit dans ses veilles et le rend parfait.

32. Tel aussi le potier assis à son travail, et tournant la roue avec ses pieds ; il est dans un souci continuel pour ce qu'il fait, et tout son ouvrage est compté.

33. De son bras il façonne l'argile, et il en rend la masse flexible avec ses pieds.

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