‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 388 sur 938 · Migravit Medemena; habitatores Gabim, confortamiui · texte numérisé non relu

Migravit Medemena; habitatores Gabim, confortamiui

32. Adhuc dies est ut in Nobe stetur ; agitabit maniira suam super montera filise Sion, collera Jérusalem.

33. Ecce Dominator, Dominus exercituum, confi'ingct lagunculam in terrore ; et excelsi statura succideutur, et sublimes humiliabuntur.

34. Et subvertentur condensa saltus ferro, et Libanus cum excelsis cadet.

également situées à une petite distance de B6thel. — Machmas (hébr. : Mikmas) : aujourd'hui Mouknias, petit village qu'on rencontre encore plus an sud. Les Assyriens y laissent leurs bagages {cnmmendabit vasa..., hébraïsme), afin de pouvoir franchir plus facilement la vallée dont 11 va être fait mention. — Transierunt curaim (vers. 29). Hébr. : Ils passent le délilé. 11 s'agit certainement de l'ouadl es-Souéïnit, gorge profonde et abrupte, creusée entre les rocliers, au sud de Machinas, — Gaba sedes nostra. Ce sont les envahisseurs qui prononcent ces paroles. Hébr. ; Que Géha' soit notre quartier pour la miitl En traversant le pénible défilé, Us s'encouragent mutuellement par la perspective du repos qui les attend dans la belle et fertile Gréba, actuellement Djéba, au sud-ouest de Machinas — Obstupuit Rama. A la nouvelle de l'approche des Assyriens, toutes les localités situées sur leur passage sont saisies d'effroi ou prennent la fuite. Rama ne diffère pas d'er - Râm , pauvre haraeaii situé à environ trois kilomètres à l'ouest de Djéba. C'est là que S.imuel avait autrefois fixé sa résidence. Cf. I Reg. vn, 17. — Oabaaih Saulls. Hébr. : Gib'at Sâ'ûl. Bourgade ainsi nommée parce qu'elle était la patrie de Saill. Cf. I Reg. XV, 34. On ridentifle communément aux ruines de TcU-el-Fûl, sur la route de Jérusalem à Naplouse. à quatre liilomètres de Rama. — Hinni..., fllia Gallim (vers. 30). Apostrophe pathétique. L'emplacement de Gallim est Inconnu ; de même celui de Laisa ( hébr. : Laï^ah ). — Attende : c.-à-d. prends garde à toi, tâche de te sauver. — Paupercula Avathoth. C'est la patrie de •lurémie, aujourd'hui Anâta, légèrement à I e~i de Tell-el-Fùl, et à environ cinq kilomètres

au nord-est de Jérusalem. Isaïe, touché de compassion, pousse une exclamation douloureuse sur le sort qui attend ce village. — On ne connaîtni Medemena (vers. 31), ni Gabim. Ces localités devaient être encore plus rapprochées de Jérusalem. Au lieu de con/oiiamtni, l'hébreu dit : ( Les habitants de Gébim ) sont en fuite. — Adhuc dies... (vers. 32). llébr. : Encore un jour de halte à Nob. Là les Assyriens allaient faire leurs derniers préparatifs et prendre un peu de repos, avant de s'avancer directement sur Jérasalem. On a proposé d'identifier Nob aux ruines de El-Isaouîyeh, au nord -est et h environ cinquante-cinq minutes de Jérusalem. — Agitabit manum... Geste menaçant. 11 y a beaucoup d'emphase dans les mots super montem..., collem... Ils font pressentir que les Assyriens ne réussiront pas à s'emparer de la résidence de Jéhovah.

33-34. La ruine de l'armée envahissante. Dign3 conclusion de ce magnifique tableau. Le début, ecce Dominator, Dominus..., est vraiment majestueux. — Confringet lagunculam... : comme un flacon de verre qui se brise quand on le laisse tomber. L'hébreu emploie une autre image, qui est plus en rapport avec le contexte : Il brise les rameaux avec violence. L'armée assyrienne est de nouveau comparée (comp. les vers. 17-19) à une immense forêt, que le Seigneur détruit en quelques Instants. — Et excelsi..., et sublimes. Les arbres les plus forts n'échapperont pas plus que les autres. — Libanus cum. exceUis... Hébr.: Le Liban (o.-à-d., sa forêt de cèdres glgantesq'iee) tombe sous le Puissant (sous les coups du Dieu tout- puissant). Pour l'accomplissement, voyez

]s. XI, 14

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