Non enim impossibilis erat omni
téraleraent dans le grec : Ils sentaient le Seigneur; c-à-d. qu'ils s'écriaient, avec leurs magiciens : Le doigt de Dieu est là. Cf. Ex. vin, 19. Les mots admirantes in finem... sont omis par le texte primitif. — In expositione (au lieu de prava, le grec a 7ra).at, autrefois) projectuin... : Moïse, exposé après sa nals^nce sur les eaux du Nil. Cf. Ex. II, 3 et 88. — Derisei-utit. Les Égyptiens se moquèrent de lui et des menaces qu'il proférait contre eux au nom du Seigneur. Cf. Ex. VII, 23; X, 11-12; Hebr. xi, •U-25. — In finem... mirati. Au moment de la dixième plaie, l'Exode dit en propres termes (xi, 3) que « Moïse luimême était très considéré dans le pays d'Egypte aux yeux des serviteurs du pharaon et aux yeux du peuple ». — Non slmiliter (Justis représente les Hébreux). L'écrivain sacré revient, pour conclure ce contraste, sur le fait spécial qui lyl avait servi de base (sitientes; comp. les vers. 6 et ss.) , et que les idées l'ius générales des vers. 10-15 avaient un peu fait perdre de vue.
16-17. Les Égyptiens punis à cause de leur Idolâtrie. — Cogitationibus... Dans le grec : les raisonnements insensés... par lesquels étant égarés (errantes)... Cf. Rom. i, 21. — Colebant... serpentes : EpTtîxà, dans le sens large ; tout ce qui rampe ou paraît ramper (les lézards, les crocodiles, les insectes). Au lieu de mutos, le grec dit aXoya, sans raison, — Bestias. Le grec emploie l'expression poéthiue xvwSaXa , qui représente toute sorte d'animaux nuisibles. Le culte des Égyptiens, d'abord assez relevé, ne tarda pas à dégénérer en un grossier fétichisme. « Tout était Dieu, excepté Dieu lui-même. » Comp. l'AVas arcUéol., pi. ex, flg. 10; pi. cxi, flg. 5, 11; pi. cxil, flg. 11, 18, et l'Atl. cThist. nat., pi. LXii, fig. 2, etc. — Immisistl illis... Encore la loi du talion dans le ch.àtiment. Des animaux de toute espèce turent, en effet, lancés contre les Égyptiens pour les tourmenter : des grenouilles, des mouches et des moustiques, des poux, des sauterelles, eto. Au vers. 17 (per quw peccat quis...), l'écrivain sacré met en un relief énergique cette loi morale si Importante , sur laquello II revlendr»
encore plus loin (cf. xn, 23; xvi, 1; xvii, 3: xviii, 6). Le Nouveau Testament la signale également (Matth. XXVI, 62; Gai. vi, 7; Jac il, 13;,
La déesse Touéris, à tête de crocodile. ( D'après une statuette de brome du musée de Boul»,(i.Ji
Apec. XVI, 5-6, etc.), et les auteurs i>rofanes l'admettaient aussi comme un principe.
18-23. De quelle manière plus terrible encore Dieu aurait pu se venger d'eux. — Non... iwtpos-
Sap. XI. 19 25.
potene manus tua , qnœ créa vit orbem terranun ex materia invisa, immittere illis luultitudiuem ursorum, aut audaces leones,
19. aut novi generis ira plenas ignotas bestias, aut vaporem igtiiura spiraiites, aut furni odorem proferentes, aut horrendas ab oculis sciutillas emittentes;
20. quarura non solum laesura poterat illos exterminare, sed et aspectus per timorera occidere.
21. Sed et sine his uno spiritu poterant occidi, persecntionera passi ab ipsis factis suis, et dispersi per spiritum virtutis tuae; sed omnia in mensura, et numéro, et pondère disposuisti.
22. Multura enim valere, tibi soli supererat semper; et virtuti brachii tui qui s resistet?
23. Quoniam tanquam momentum staterai, sic est ante te orbis teiTarum, et tanquara gutta roris aatelucani quae descendit in teiTara.
24. Sed misereris omnium, quia omnia potes; et di-ssiraulas peccata hominum, propter pœnitentiam.
25. Diligis enim orania quse sunt, et nihil odisti eorum quts fecisti; nec enim odiens aliquid conslituisti, aut fecisti.
j main toute -puissante, qui a créé l'univers d'une matière informe, d'envoyer contre eux une multitude d'ours, ou de» lions féroces,
19. ou des bêtes d'une espèce nouvelle et inconnue, pleines de fureur, respirant une vapeur de feu, ou répandant une fumée infecte, ou lançant par leurs yeux d'horribles étincelles,
20. capables non seulement de les exterminer par leur morsure, mais de les faire mourir de frayeur par leur seul aspect.
21. Et même sans cela ils pouvaient ■périr d'un seul souffle, poursuivis par leurs propres crimes et renversés par le souffle de votre puissance ; mais vous avez réglé toutes choses avec mesure, et avec nombre, et avec poids.
22. Car la souveraine puissance est à vous seul, et vous demeure toujours ; et qui pourra résister à la force de votre bras?
23. Car le monde est devant vous comme le grain qui fait incliner la balance, et comme la goutte de rosée qui tombe sur la terre avant l'aurore.
24. Mais vous avez pitié de tous, parce que vous pouvez tout; et vous dissimulez les péchés des hommes , pour qu'ils fassent pénitence.
25. Vous aimez tout ce qui est, et vous ne haïssez rien de tout ce que vous avez fait ; car, si vous l'aviez haï, vous ne l'auriez point établi ni créé.
sibilis... Dans le grec : o-JX r,7iop£i, n'était pas eniliarrassée. BeUe litote. — Crenvit... ex materia invisa. C.-à-d. du néant. D'après le grec: d'une matière Informe. Cela revient au même , car le texte primitif fait allusion à la masse Informe (Gen. I, 2) créée tout d'abord dans le sens strict, et qui servit ensuite de base pour la formation des divers êtres. — Immitiere ilUs... Détails tragiques (vers. 18''-21) sur la manière terrible dont Dieu aurait pu châtier les Égyptiens. — Novi generis...: des animaux plus cruels que les lions, les ours, etc., et créés tout expiés. — Sed et sine his... (vers. 21). Autres moyens de vengeance plus prompts et plus directs. — PoKsi ah Ipuis /actis. Dans le grec : poursuivis par la jvstice. Trait dramatique. Cf. Nura. xxvni, 4; I Tira. V, 24. — Sed omnia in mennura... Lorsque les moyens ordinaires suffisent pour l'exécution de ses dessoins, Dieu, dans sa parfaite sagesse, préfère hMbituellenient ne pas toucher à l'ordre accoutumé du monde — ilnltum enim valere,.. Les vers. ■22-23 Insi-tent sur cette pensée très délicate. Dieu avait toujours le temfis de recourir an.\ procédés extraordinaires, si sa |ustlce l'uvalt requis. L'adjectif goH est une addition de U Vul-
gate. — Mortv.ntum staterse : un poids très minime, mais suffisant pour faire pencher le plateau d'une balance. Admirable comparaison. Cf. Is. XL, 15; II Mach. VIII, 18. — GuVa roris antelucani. Rien de plus fragile, car les premiers rayons du soleL. levant la feront évaporer. Cf. Os. VI, 4; XIII, 3.
24-27. Miséricorde de Dieu dans le châtiment des Egyptiens. Passage admirable aussi ; 11 n'est pas moins profond que gracieux. — Misereris... quia omnia... La tonte-puissance infinie du Seigneuret l'extrême Impuissance de l'homme, autret motifs de la pitié divine. Cf. xn, 16, 18. Comparez ces paroles liturgiques : « Deus qui omnipotentiani tu.im.- parcendo manifestas. » — Dissimulas : 7:apopâv, faire semblant de ne pas voir. — Propter pœnitentiam : pour laisser aux pécheurs le temps de faire pénitence. Cf. Act. XVII, 30; Rom. ii,4,etc. — Diligis enim...('reri.25). Dieu ressent pour ses œuvres l'amour qu'éprouve natui-ellement tout artiste. — Quomodo... permanere ( vers. 26 ). i L'amour est la loi de la provldenne de Dieu non moins que de sa puissance créatrice. » — Qiiod a te vocatum : l'appel k. l'existence. Cf. Rom. v, 17, — Farcis. , . guo-
Bap. XI, 26 - Xn, 4.
26. Comment une chose pourrait- elle i^bsister, si vous ne le vouliez pas? ou comment ce que vous n'auriez pas appelé à la vie serait -il conservé?
27. Mais vous pardonnez à tous parce que tout est à vous, Seigneur, qui aime2 les âmes.
26. Quomodo avitem posset aliquid permanere, nisi tu voluisses? aiit quod a te vocatum non esset conservaretur?
27. Parcis autem omnibus, quoniam tua sunt. Domine, qui amas animas.