‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 597 sur 938 · Purifie ton cœur du mal, Jérusa · texte numérisé non relu

Purifie ton cœur du mal, Jérusa

est le repaire habituel des lions. — Se levavit. A la lettre dans l'hébreu : Il a levé le camp. Selon sa coutume, Jérémie abandonne sa métaphore pour passer brusquement à une autre figure. Celle-ci est empruntée au langage militaire, et se rapproche davantage de la réalité des faits : elle nous montre des guerriers qui se mettent en marche pour envahir le pays ennemi (.terrain tuam, la contrée de Juda). — Accingite vos... (vers. 8). Signe de deuil et de désolation. Cf. Is. XV, 3 ; Joël, i, 13 ; Jon. m, 5-6, etc. — Quia non... aversa. .. Si la colère du Seigneur, excitée par les crimes du peuple, était tout à fait apaisée, on pourrait espérer que le fléau serait seulement transitoire ; mais le repentir n'a pas été sérieux, et le châtiment ira jusqu'au bout — Peribit cor... Les personnes ou les classes dirigeantes seront frappées d'hébétement, et deviendront incapables (le sauver le royaume. Le cœur est mis Ici pour l'intelligence et la volonté réunies, conformément à la psychologie des Hébreux. — Prophétie : les faux prophètes , évidemment. — Et dixi... (vers. 10). Jérémie se plaint à Dieu, avec une sainte liberté, de la rigueur de cette sentence, qui semblait contredire les promesses de salut contenues dans les oracles antérieurs ipaac erit..., et ecce... Au lieu du triplé heul de laVulgate, l'hébreu a un unique 'Ahâh, comme plus haut (i, 6). — Oladius usque ad anlmain. Blessure nécessairement mortelle.

11-13. Second symbole : le vent brûlant. — In tcmpore illo : à l'époque où le lion sortira de •son repaire pour s'élancer sur Juda (vers. 7 et 9). — TAcetur... Ce sont les fuyards accourus du noi-J

du royaume qui apporteront la nouvelle de l'invasion étrangère. — Ventits urens. A la lettre dans l'hébren : un ient clair, c. -à-d. un vent qui balaye les nuages du ciel. Le simoun, qui vient du désert arabique, et qui dessèche tout de son souffle brûlant. — In viis... vise... Hébr.: (venant) des hauteurs du désert sur le chemin de la fille de mon peuple. — Non ad ventilandum... Les Orientanx ont de tout temps utilisé la brise pour vanner leur blé ; mais le simoun n'est bon que pour détruire , et ne peut rendre aucun service. — Spirltiisp!enusexhis...(.yers. 12). Ces mots sont diversement interprétés : Cest un vent violent qui vient de là (de ces hauteurs) jusqu'à mol; ou bien : C'est un vent plus impétueux que ceux-là, c.-à-d., que les brises qui favorisent l'opération du vannage. — Veniet mihi. C'est Dieu qui parle : ce vent terrible soufflera pour lui, pour exécuter ses desseins de vengeance.

— Nunc (adverbe très accentué)... loquar. Après avoir si longtemps supporté avec patience lea crimes de Juda, le Seigneur va enfin se manifester comme un juge impitoyable. — Ecce... ascendet (vers. 13). Le sujet n'est pas mentionné ; mais on devine aisément qu'il s'agit des exécuteurs des jugements de Dieu. « Ses troupes se meuvent en larges niasses, comme des nuages sombres et menaçants. » — Qiiasi t' mpestan : se précipitant avec une extrême rapidité. — Velociores aquilis. L'agilité avec laquelle l'aigle fond sur sa proie est proverbiale. Cf. Deut. xxvin, 49.

— Vae nobis... Cris d'angoisse du prophète, on du peuple, an moment du désastre.

Page 1