‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 638 sur 938 · Cest Dieu qui a créé la terre par · texte numérisé non relu

Cest Dieu qui a créé la terre par

à leurs flancs, avec leurs jarobes et leurs pieds Blmplement ébauchés. » Voyez VAtl. arch., pi. lui , fig. 4; pi. xc, flg. 8; pi. cxi, fig. 4, etc.Quelqucs commentateurs traduisent ainsi l'hébreu : Ils sont comme des piliers dans un champ de concombres. Ce serait une allusion Ironique aux épouvanta ils dont on se sert pour chasser les oiseaux des Jardins (et. Bar. vi, 70) ; mais ce sen- . tlment est peu garanti.

6-16. Comparaison entre le vrai Dieu et les idoles, pour mieux démontrer encore l'Inanité de ces dernières. — Non est simlHs... Brusque et émouvante apostrophe (vers. 6-7;. — Rex gentium. Les autres dieux ne sont que des divinités nationales, circonscrites à telle ou telle localité; Jéhovah domine sur l'univers entier. — Tuum... decus. La phrase n'e^t pas achevée dans l'hébreu : Cest à toi qu'appartient... « Le royaume, » ajoute le Targum. — Doetnva vanitatia... (vers. 8^). Hébraïsme qui revient à dire que tout ce qu'on raconte des idoles est pure vanité et frivolité, puisqu'après tout elles ne sont elles-mêmes qu'un morceau de bols mort. — Argentum involutuin (vers. 9). Hébr . de l'argent en lames. L'écrivain sacré revient sur la fabrication des Idoles, pour Compléter co qu'il a dé)f> dit de leur néant. -- ZJe Thtmtie. Uébr. : furiii; Tarlessus, eo Us-

pagne , vers l'embouchure du Guadalquivlr ( A II,

géogr., pi. i). — De Ophaz (hùhr., 'Ufâz). Cette contrée n'est mentionnée qu'ici et Dan. x, 5. D'après de nombreux critiques, elle ne différerait pas de celle d'Oiihlr; d'autres la regrardent comme une région distincte, qu'ils placent près du fleuve Hyphasis, dans l'Inde. — HyacintJnis et purpura. Deux sortes de pourpre : la violette et la rouge. — Opus artlficum... hmc Le prophète insiste avec dédain sur ce détail significatif. — Dominus autem. . . ( vers. 10 ). Le contraste est présenté et développé d'une manière saisissante. — Sic ergo dicetis... (vers. 11). Langage que les Israélites devront tenir aux païens (eis) parmi lesquels ils seront prochainement exilés. Dans la Bible hébiaïque, ce verset e.-^t écrit en chaldéen, Jérémie ayant voulu dicter d'avance à ses compatriotes les termes mêmes de la réponse qu'ils auraient à faire à leurs vainqueurs. Ce n'est nullement, comme on l'a parfols prétendu, une glose tardivement insérée dans le texte, quoique ce soit une sorte de parenthèse, après laquelle recommence la description de U toute - puissance du vrai Dieu (qui facit..., vers. 12). — Ad vocem suam (vers. IS) : le tonnerre, qui ébranle l'atmosidière et; am^nc la pluie, et. Job, xxxvii:, 35-26, eto. La Bible l'ap-

Jkr. X, 13-19.

Fîi pnispance, qui a préparé le monde par sa sagesse, et qui a étendu les cieux par son intelligence.

13. A sa voix il met une masse d'eau dans le ciel, et il élève les nuées des extrémités de la terre ; il fait fondre en pluie les éclairs, et il fait sortir les vents de ses trésors.

14. Tout homme devient insensé par sa science, tout artiste est couvert de honte par sa statue ; car ce qu'il a fondu est une fausseté et un corps sans âme.

16. Ce sont des choses vaines et une œuvre dont on doit rire; elles périront lorsque viendra leur châtiment.

16. Celui qui est la part de Jacob ne leur ressemble pas, car c'est lui qui a tout créé, et Israël est le sceptre de son héritage; son nom est le Dieu des armées.

17. Ramasse à terre ton ignominie ; toi qui habites en plein siège ;

18. car ainsi paile le Seigneur : Voici que, cette fois, je jetterai au loin les habitants de ce pays, et je les affligerai de telle sorte que pas un ne m'échappera.

Page 1