‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 640 sur 938 · Vae mihi super coutritione mea · texte numérisé non relu

Vae mihi super coutritione mea

pelle poétiquement la voix du Seigneur; cf. Ps. xxviii, 3-9, etc. — Stultus /actus. . . (vers. 14-151. Conclusion toute naturelle de ce qui vient d'être dit soit des idoles, soit de Jéhovah. Comp. le vers. 8. i^e langage est très énergique.— Non

Z» Des conquérants venus du nord maltraiteront la nation théocracique, infidèle à son Dieu. X, 17-25.

17-22. L'invasion et le ravage. La description de la folie des idolâtres (vers. 1-16) n'a été qu'une

Prisonnière rte fmerre, dr.nt pTusfenrs portent de petits psaupts (Bns-reliet ««""yrlen.)

est...8imilis .. (vers. 16). Autre antithèse frappante entre les Idoles et le vrai Dieu , qui a daigné se faire la glorieuse part des Juifs (pars Jacob} et qui se les est réservOs eux-mêmes comme son héritage. Au lieu do virga hereditatis, il faudrait : la tribu, c.-à-d. le peuple de son liérltage • 1. P«. Lxxni, 2; Is. lxiii, 17).

« Idée subsidiaire i>; le prophète revient maintenant à son terrible refmiu. — Con/usionem tuam. Dans l'hébreu : ton paquet ; quelques objets de première nécessité, réunis en toute hâte au moment du départ pour l'exil. On voit souvent sur les monuments assyriens les captifs munis de ces paquets (Atlas archéol., pi. i flg. »;

Jer. X, 20-25.

pessima ptaga mea. Ego autem dixi :

Plane haic infiirnitas mea est, et portabo illaru.

20. Taberriaculum meum vastatum est, omnes funiculi mei dirupti sunt; filii mei exierunt a me, et non subsistunt. Non est qui extendat ultra tentorium meum , et erigat pelles meas.

21. Quia stulte egerunt pastores, et Dominum non quœsieinint; propterea non intellexerunt, et omnis grex eorum dispersus est.

22. Vox auditionis ecce venit, et commotio magna de terra aquilonis, ut ponat civitates Juda solitudinem , et habitaculura draconura.

i3. Scio, Domine, quia non est hominif> via ejus, nec viri est ut ambulet, et dirfgat gressus suos.

24. Corripe me, Domine, verumtamen in judicio, et non in furore tuo, ne forte ad nihilum redigas me.

25. Effunde indiguationem tuam supe.' gentes quse non cognoverunt te, et Buper provincias quse nomen tuum non invocaverunt, quia comederunt Jacob, et devoravcrunt eum, et consumpserant illum, et decus ejus dissipaverunt.

ruine et de ma plaie maligne. Mais j'ai dit : C'est de moi que vient mon malheur, et je le supporterai.

20. Ma tente a été détruite, tous mes cordages ont été rompus; mes enfants sont sortis de mon enceinte, et ne sont plus. Il n'y a plus personne pour dresser ma tente, ni pour relever mes pavillons.

21. Car les pasteurs ont agi d'une manière insensée, et ils n'ont pas cherché le Seigneur; c'est pourquoi ils ont été sans intelligence, et tout leur troupeau a été dispersé.

22. Voici qu'une rumeur se fait entendre, et un grand tumulte qui vient de la terre de l'aquilon, pour réduire les villes de Juda en un désert et en un repaire de dragons.

23. Seigneur, je sais que la voie de l'homme n'est pas en son pouvoir, et que l'homme ne peut point marcher et diriger ses pas par lui-même.

24. Châtiez-moi, Seigneur, mais avec justice, et non dans votre fureur, de peur que vous ne me réduisiez au néant.

25. Répandez votre indignation sur les nations qui ne vous connaissent pas, et sur les provinces qui n'ont point invoqué votre nom, car elles ont dévoré Jacob, elles l'ont consumé entièrement, et ont détruit toute sa gloire.

pi. Lxxvin, flg. 7 ; \i\. xc, fig. 6). — Quse habi- Uis... Hébr. : toi qui es assise dans le siège, c.-à-d. qui es une ville cernée et assiégée. — Projleiam... in hne vice (vera 18). « Cette fois, » par opposition aux Invasions précédentes, qui n'avalent été que transitoires et avaient laissé le royaume debout. — Ita ut inveniantur : afin qu'on les atteigne et qu'on les fasse prisonniers. L'hébreu emploie l'actif, et ne termine pas la phrase : Afin qu'Us trouvent (le malheur, ajoute le Targum ). La Vulgntc fournit un sens excellent. — Vae mihi... Lamentation pathétique de Jérusalem après sa ruine (vers. 19-22). Elle s'excite dès le début k supporter patiemment ses maux : portabo. . . — Tabemaculum... Tableau détaUlé des ravages opérés par les Cbaldéens. — Funiculi : les cordes qui servent à fixer la couverture de la tente. Cf. Is. liv , 2 , etc. ; l'Atlas arehéol., pi. xi, flg. 1-4, 6, 8. — Quia 8tuUe.^ (vers. 21). La cause de tous ces malheurs. Poslores : les chefs civils de l'État Juif (cf. ii, 8; III, 15, etc.). — Non intellexerunt, Hébr.: ils n'ont pas prospéré. — Vox avxlitionla. . . ( vers. 22 ). Hébraïsme qui signifie : Une voix se fait entendre. Cette voix s'écrie : Ecce venit 1 L'ennemi approche et envahira bientôt le territoire de Juda, renversant tout sur son pa-ssage ( commotio magna). Sur l'expression de terra aqviUmit, voyez i, 14,

et la note. — Habltoculum draconum. Hébr. : un repaire de chacals. Cf. ix, 11.

23-25. Humble confession de Jérusalem, qui Implore la miséricorde divine. — Scio, Domine. Elle est censée adresser cette prière au Seigneur lorsqu'elle apprend que les Chaldéens s'avancent contre elle. — Non est... via.„ Chaque homme dépend absolument de Dieu pour la direction Bolt générale, soit particulière, des événements de sa vie. Vérité qui s'applique non seulement aux hommes ordinaires (howinis; hébr., 'ârfdwi), mais aussi aux riches et aux puissants (vlri; hébr., 'iS). Cf. Prov. xvr, 9. — La locution diriçat greseus marque la réussite, le succès. — Corripe me... (vers. 24). La cité coupable accepte le châtiment qu'elle a la conscience d'avoir si bien mérité ; elle se contente de demander à Dieu qu'il lui soit infligé in judicio, c.-à-d. avec mesure (« ad normam veri et Justl »), et non in Jurore; car la divine colère, si elle ne se contenait pas, briserait et anéantirait tout. Cf. Ps. vi, 2, et la note; xlvi, 28, etc. — Effuvde indignationem (vers. 25). Coiup. le Ps. Lxxvni, 6-7, où la même pensée est exprimée presque dans les mêmes termes. Jérusalem suggère délicatement an Seigneur l'idée de substituer les païens à Juda, s'il faut que sa colère éclate. Geux-IA ne l'ont- 11s pas beaucoup plus gravement offensé (nowien

Jer. XI. 1-7.

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