Numquid fœderabitur ferrum fcrro ab aquilone, et aes
13. Divitias tuas et thesauros tuos in direptionem dabo gratis, in omnibus peccatis tuis, et in omnibus terminis tuis.
14. Etadducam inimicostuos de terra quam nescis, quia ignis succensus est in furore meo, super vos ardebit.
15. Tu scis. Domine, recordare mei, et visita me, et tuere me ab his qui persequuntur me; noli in patientia tua suscipeie me ; scito quoniam sustinui propter te opprobrium.
16. Inventi sunt sermones tui, et comedi eos; et factum est mihi verbum tuum in gaudium et in Isetitiam cordis mei, quoniam invocatum eat nomen tuum super me, Domine, Deus exercituum.
17. Non sedi in concilio ludentiuni, et gloriatus sum a facie manus tuse ; soins sedebam, quoniam comminatione replesti me.
Si non... Vrai seipment, sons une forme abrégée. Dieu promet solennellement à Jérémle la victoire finale sur ses adversaires. — 8i non occurri... inimicum. Hébr. : Certainement je forcerai l'ennemi de te supplier au temps du malheur et de l'angoisse. Â plusieurs reprises, les ennemis de Jérémie furent contraints d'implorer son secours ; cf. XXI, 1-2; XXX vu, 3; xlh, 2. — Numquid fœderabitur... ses (vers. 12). Passage obscur, qui a été diversement Interprété, a Le fer d'aquilon peut signifier les Cbaldéens, et l'airain, les Juifs. n n'y aura Jamais de paix et d'union véritable entre ces deux peuples. Nabuchodonosor est un ennemi irréconciliable, qui ne cessera point de vous faire la guerre, qu'il ne vous ait exterminés. i> (Calmet, h. I.) Mais le savant commentatour lorrain ajoute à bon droit qu' « on ne voit pas bien quelle liaison a ( cette interprétation ) avec ce qui précède et avec ce qui suit ». La vraie traduction de l'hébreu est celle-ci : Le fer brisera - 1 - 11 le fer du septentrion et l'airain ? « Le fer » nous paraît représenter la prière que Jérémie adressait h Dieu en faveur de ses concitoyens; « le fer du septentrion et l'airain, » c'est le décret inébranlable par lequel Jéhovah lancera les Cbaldéens contre les Juifs pour les punir. Cf. VI, 1; xni, 20. Voyez d'autres explioatioDS dans Knabenbauer, h. l. — IHvitiaa... grati» (vers. 13) : pour rien, comme un vil objet dont on se défait sans exiger quoi que ce soit pn échantfe. — Adducam inlmlcoi... (vers. 14).
Petite variante dans l'hébreu : Je te ferai passer dans un pays que tu ne connais pas. Cf. xiv, 18. D'après les LXX, le chaldéen et le syriaque : Je te ferai servir... — Quia ignis... Écho de Deut. xxxii, 22.
2» Nouvelle plainte et nouvelle consolation. XV, 15-21.
16-18. Jérémie se plaint encore familièrement à Dieu du rôle pénible qu'il lui a confié. — Tu sois. Appel pathétique il la science Infinie de Jéhovah. Le Seigneur connaissait toutes les difficultés et tous les soucis de son envoyé. — Visita me: en manifestant sa puissance et sa bonté. — Noli in patientia... Dieu s'était montré étonnamment patient envers les Juifs Impies qui menaçaient la vie du prophète, et celui-ci le conjure de ne pas le laisser « enlever », comme s'exprime l'hébreu ( Vulg. : suseipere ), c- à - d. mettre à mort, par ses ennemis. — Saiio quoniam... Par ces mots, Jérémie rappelle humblement tout ce qu'il a fait et souffert pour Dieu. — Inventi... sermones... (vers. 16). Le prophète ne s'est point ingéré de lui-même dans ses délicates et périlleuses fonctions ; 11 a « trouvé » les oracles sans les chercher, car ils se sont Imposés i lui. — Oomtdi eos. Bien qu'il prévît qu'ils mettraient le trouble dans sa vie, 11 les a reçus avec joie, comme l'Indique cette figure expressive. Cf. Bz. Il, 8; m, 1-3. — Invocatum... nomen tuum... : par la consécration prophétique de Jérémie. — Non sedi... (wrs. 17). Gravité av^
Jer. XV, 18 — XVI, 3.
18. Quare factue est dolor meus perpetuus, et plaga mea desperabilis renuit curari? Factaest mihi quasi mendacium aquarum intidelium.