‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 832 sur 938 · Il est bon à l'homme de porter le joug dès sa jeunesse · texte numérisé non relu

Il est bon à l'homme de porter le joug dès sa jeunesse

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28. Il s'asseyera solitaire, et il se taira, parce que Dieu a mis ce joug sur lui.

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29. Il mettra sa bouche dans la poussière, pour voir s'il y a quelque espérance.

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30. Il tendra la joue à celui qui le frappera, il se rassasiera d'opprobres.

comme dit l'hébreu,— Haec recolens... (vers. 21). De ses réflexions profondes sur ses maoz et leurs causes, la lumière jaflUt peu à peu dans son esprit, et l'espérance renaît en lui (ideo sperabo); 11 sent, en effet, que la calamité doit avoir atteint sa limite la plus extrême, et que le soulagement viendra. — Misericordiae Domini... (vers. 22). Voici qu'il se met à motiver et à exciter doucement cette espérance. Il reconnaît, au nom do tous ses concitoyens ( non sumus. .. ; le pluriel remplace tout à coup le singulier), que Dieu était en droit de punir avec une sévérité plus grande encore. — Novi diluculo (vers. 23). Chaque matin, les bontés du Seigneur à son égard se renouvellent, comme le jour lui-même, s'échappant d'une source Inépuisable. Au lieu de novi, U faudrait i novne s au féminin, puisque cet adjectif se rapporte à « miserationes » (vers. 22). — itiUta... fldes tua. S'adressant directement & Dieu, celui qui décrit si bien l'état de son âme reconnaît que, malgré tout, Jéhovah a été admirablement fidèle à ses promesses. — Pars mea Dominus (vers. 24). Pensée semblable à celle du Ps. XV, 6 ; elle est tout à fait réconfortante dans l'adversité: propltrta aepectabo... Le Dieu qui

est mon partage ne saurait m'abandonner. — Bonus Dominus... (vers. 26). Avantage de la confiance en lui; puis (vers. 26) conséquence pratique à tirer de la divine bonté : si le Seigneur est bon, U convient que l'homme se résigne sans murmurer ( eum silentio ) à tout ce qu'envole sa main paternelle. — Bonum est viro^. (vers. 87). La pensée fait un pas en avant, et Jérémle affirme formellement qu'il est vraiment utile de souffrir (jugum est un symbole du malheur). — Ah adolescentia... Ce n'est pas sans raison que le poète fait une mention spéciale de cet âge critique, où les passions prennent aisément le dessus, si la souffrance ne vient pas les dompter. — Sedebit solitarijis... (vers. 28). Beau portrait de la résignation humble et patiente. — Quia levavit.,. C'est Dieu lui-même qui Impose l'épreuve ( Il faudrait « super eum » au lien de super se); on doit donc l'accepter en silence, bien plus, avec une entière résignation, prosterné Jusqu'à terre et adorant ses desseins mystérieux (ponet in pulvere..., vers. 29). — Dabit percutienti... (vers. 30). C'est ici la perfection dan» la soumission : tendre la Joue à Dieu lorsqu'il veut frapper. Comp. le passage analogue, Matth.

Thren. ITT, 31-40.

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