‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 84 sur 938 · Ils voyaient apparaître une lueur · texte numérisé non relu

Ils voyaient apparaître une lueur

3° Troisième contraste : les Égyptiens plongés dans d'affreuses ténèbres tandis que les Hébreux Jouissent d'une spiendide lumière. XVII, 1 — XVIII, 4.

Chap. XVII. — 1. Transition et introduction.

— Magna... judicia tiia : les jugements terribles du Seigneur contre ses ennemis. Cf. Ps. cxvni, 75.

— Inenarrabilia : SycS'.TjyTjTOi, diflaciles à interpréter ; tant les pensées de Dieu sont profondes. Cf. Ps. xci, 6; Rom. xi, 33. — Propter hoc... erraverunt : n'ayant pas su ni voulu comprendre les mystères de la conduite divine. Par indisciplinatm animie 11 faut entendre les Égyptiens rebelles à Jéhovah.

2-6. Les horribles ténèbres de la neuvième plaie d'Egypte. Comme plus haut (xvi, 16 et ss.), l'auteur du livre de la Sagesse complète de la manière la plus précieuse le récit de Moïse. Cf. Ex. X, 21-23. — Iniqui : avo|Aot, des hommes œ sans loi », qui agissaient ouvertement contre la volonté de Dieu. — Dominari. Le mot grec -/.axa- 8uva(7T£yeiv marque une oppression brutale. — Vinculis tenebrarum. Métaphore expressive. Ceux qui avaient imposé de lourdes chaînes à la nation sainte furent enchaînés eux-mêmes d'une façon beaucoup plus terrible par les épaisses ténèbres. — Lonaae noctis. La neuvième plaie

dura trois Jours entiers, pendant lesquels les Égyptiens n'osèrent pas quitter leurs maisons (iiiclvM...). — Fugitivi... providenlise. C.-à-d. délaissés en quelque sorte par l'aimable providence de Dieu, et livrés au contraire à toute sa colère. — Jacuerunt. Trait vraiment tragique , qui dénote une frayeur incontrôlable. — Dum... se latere (vers. 3). L'obscurité, dont les Égyptiens avaient abusé pour le crime ( cf. xiv. 23 ). leur servit de juste châtiment. — Tenebivso oblivionis... Voile hideux, analogue à celui de la mort, et qui les séparait du reste des hommes. — Cum admiralùme. . . perturbati. Le grec dit plus clairement : troublés par des spectres. Cf. vers. 4f>. — Neque... spelunca (vers. 4). D'après la Vulgate , les grottes naturelles , ou même les tombeaux creusés dans le roc, où les Égyptiens auraient cherché un refuge. Mieux, suivant le grec {[i.'jy 60, les appartements les plus intimes de chaque maison. — Sonitus : des bruits { le grec emploie le pluriel) étranges, surnaturels, qui semblaient se précipiter d'en haut (descevdens) et qui glaçaient d'effroi toute l'Egypte. — Perturbabat. D'après le grec : retentissaient autour d'eux. — Personse tri.îtes... Apparitions démoniaques, suivant les uns; selon d'autres (notamment saint Bonaventure ) , vision* simplement

Sap. XVII, 7-12.

soudaine, pleine d'effroi, et épouvantés par ces fantômes qu'ils ne faisaient qu'entrevoir, ils croyaient ces apparitions encore plus terribles,

7. Le recours à l'art des magiciens ne fut qu'une dérision, et la sagesse dont ils faisaient gloire fut convaincue honteusement de fausseté.

8. Car ceux qui promettaient de bannir les craintes et les troubles de l'âme languissante languissaient eux-mêmes ridiculement, pleins d'épouvante.

9. Car alors même que rien de terrible ne les troublait, terrifiés par le passage des bêtes et par le sifflement des serpents, ils mouraient de peur, et ils.re-

. fusaient de voir l'air auquel on ne pouvait échapper en aucune manière.

10. Car, comme la méchanceté est timide, elle se condamne par son propre témoignage ; troublée par la conscience, elle s'attend toujours à de grands maux.

11. En effet, la crainte n'est autre chose que le trouble de l'âme qui se croit abandonnée de tout secours.

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