Et non solum hœc , sed et alius
grec : des prodiges admirables. — Tanquam. . . «gwt. . . ( vers. 9 ). Comparaison poétique , pour exprimer la joie des Hébreux au moment de cette merveilleuse délivrance : ils étaient comme des coursiers ou des agneaux qui « bondissent » (8ieffy.cpTYi<Tav, au lien de exultaverunt) parmi de gras pâturages. Cf. Ps. cxiir, seconde partie, 6 ; Mal. IV, 2. — Magnificantes te : par de glorieux cantiques. Cf. Ex. xv, 1 et ss. — Memores enim, . (vers. 10). Le souvenir des récentes plaies d'Egypte rendait leur gratitude plus vive et plus parfaite. — Muscas: la quatrième plaie (Ex. vin, 20-32). — Multitudinem ranarum : la seconde plaie (Ex. vin, 1-15). — Novissim^ autem... (vers. 11). L'un des grands miracles du désert, qui a été également signalé plus haut. Cf. XVI, 2; Ex. XVI, 13; Num. xi, 31. — In allocutione... desiderii (vers. 12). Dans le grec : pour leur consolation. — Ascendit... de mari. Non pas du sein même de la mer, mais du côté de la mer, de la direction du sud.
2» Comment la nature servit à punir les Égyp- Uens. XIX, 12»>-20.
12*>-16. Parallèle entre le» Égyptiens et les
habitants de Sodome. — Vexationes : des vengeances, d'après le grec. — Illis quas ante fada...: les signes avant-coureurs par lesquels les Égyptiens avaient été prévenus de la catastrophe finale qui les attendait dans les eaux de la mer Rouge. Le récit de l'Exode, xrv, 24, les suppose d'une manière générale; le Ps. lxxvi, 18-19, les cite en propres termes. Ils consistèrent surtout en un orage épouvantable. — Detestabiliorem... Une hospitalité pire encore que celle des Sodomites, comme le montre le parallèle qui commence en cet endroit. Cf. Gen. xix, 1 et ss. — Alii... ignotos... Les habitants de Sodome ignoraient que les étrangers descendus chez eux étaient des anges rev/^ius de la forme humaine. — Alii... bonos hospUes. Dans le grec : des bienfaiteurs étrangers. Les Égyptiens savaient que les Hébreux étalent les descendants de Jacob et de Joseph, qui leur avaient rendu de si éml. nents sei-vices. — Et non solum hsee... (vers. 14). Autre compte à demander aux Égyptiens relativement aux Hébreux, et autre motif de châtiment (respectu^; dans le grec, imaY.OTZY\). — Invlti : d'une manière odieuse, dit plus foit&-
Sap. XIX. 15-20.
quidam respectus illorum erat, quomam inviti recipiebant extraueos ;
15. qui autem cum Isetitia receperunt hosqui eisdem usi erant justitiis , saeviseimis afflixerunt doloribus.
16. Percussi sunt autem caecitate, sicut illi in foribus justi , cum Bubitaneis cooperti essent tenebris, unuequisque transitum ostii quœrebat.
17. In se enim elementa dum convertuntur, sicut in organo qualitatis sonus immutatur, et omnia suum sonum custodiunt ; unde sestimari ex ipso visu certo potest.
18. Agrestia enim in aquatica convertebantur ; et qujecumque erant natantia in terra transibant.
19. Ignis in aqua valebat supra suam virtutem , et aqua extinguentis naturse obliviscebatur.
20. Flammae e contrario comiptibilium animalium non vexaverunt carnes coambulantium, nec dissolvebant illam, quse facile dissolvebatur sicut glacies, bonam escam. In omnibus enim magnificasti
punis pour avoir reçu a contre -cœur des étrangers ;
15. mais ceux - ci , après avoir recueilli avec joie des hommes qui jouissaient des mêmes droits qu'eux, les tourmentaient très cruellement.
16. Aussi furent -ils frappés d'aveuglement, comme les premiers l'avaient été à la porte du juste, lorsque, couverts de ténèbres soudaines , ils cherchaient chacun la porte de leur maison.
17. Lorsque les éléments changent d'ordre entre eux, il arrive comme dans un instrument de musique où la qualité des sons est transformée, sans que rien perde l'harmonie qui lui est propre ; c'est ce qu'on peut voir clairement par ce qui arriva alors.
18. Car les animaux terrestres devenaient aquatiques, et tous ceux qui nagent passaient sur la terre.
19. Le feu surpassait dans l'eau sa propre puissance, et l'eau oubliait sa vertu d'éteindre.
20. D'un autre côté , les flammes épargnaient la chair fragile des animaux répandus en tous lieux, et elles ne faisaient pas fondre ce mets délicieux, qui néanmoins fondait aussi aisément que la
luent le grec. Tel fut l'accueil fait aux anges par les Sodomites. — QuA autem cum Isetilia. Les Égyptiens, au contraire, avaient reçu Jacob et 668 âls avec une allégresse réelle (cf. 6en. xi.v, 17 et ss. ; xlvii, 1-12), et leur avaient accordé tous les droits des autres citoyens (etidem. «gt... jttsftttis) ; mais Ils les avaient ensuite cruellement persécutés. — Aussi, même cliâtiment pour eux que pour les habitants de Sodome : percusai sunt ( vers. 16 ). — Ceeeitate : par la plaie des ténèbres. Cf. xvii, 1 et ss. — In fortbTis justi. A la porte de Lot. Cf. Gen. xix, 11. 17-20. La nature modifia ses lois pour mieux châtier les Égyptiens si coupables. — In se... elementa... convertunlur : ils se transformèrent l'un en l'autre, échangeant leurs phénomènes et leurs opérations. — Sicut in organo... D'après le grec : dans un psaltérion ; sorte de petite harpe. Voyez VAtl. archéol., pi. lxii, flg. 7; pi. lxiii, fig. 7, 8, 9. Fort I>el1e comparaison. Dans un Instrument de musique, les notes demeurent les tnemes, qu'elles soient faibles ou fortes ; 11 en est 4lnsl des éléments, qui « peuvent bien paraître ctianger leur action normale, mais qui ne modiflent jamais leur nature essentielle i>. Par exemple, l'eau ne cessait pas d'être de l'eau, alors même qu'elle n'éteignait pas le feu, etc. — Unde eestimari. Le grec est plus clair : Cest ce que l'on peut exactement comprendre' par la vue de ce qui se passa, c.-à-d. par l'étude des faits racontés daoR l'Kxode. Aux vers. 18-30, le nar-
rateur entreprend lui-même brièvement cet ex«men. — Agrestia in aquatica. « Moïse ne fait pas mention d'animaux terrestres devenus aquatiques ; l'auteur présente donc Ici, sous une forme qui accentue les antithèses, un des faits merveilleux qui ont accompagné la délivrance des Hébreux. Les animaux terrestres ont paru aquatiques, soit pendant la grande plaie et le violent orage de la septième plaie, soTt... quand la cavalerie égyptienne fut submergée dans, la mer Rouge, soit, comme on l'admet plus communément, quand les Israélites passèrent eux-mêmes avec leurs bestiaux à la place qu'occupaient ordinairement les flots. » (Lesêtre, '*. l.). — Na^ tantia in terra... : les grenouilles, qui abandonnaient le Nil et ses canaux pour envahir tout le pays. — Ignis in aqua... (vers. 19). Voyez plus haut, XVI, 17-25. — Flammw... non vexaverunt.^ Cf. XVI, 18, et le commentaire. — Animalium... œambulantizim : les sauterelles, les grenouilles, les différentes sortes de mouches, etc. — Née dissolvebant... Ce fait aussi a été déjà signalé antérieurement (xvi, 22 et 27). — Bonam escam Dans le grec : yisot; aLiepocriac -rpoçriç, une espèce de nourriture divine. — In omnibus... magnlficasti (vers. 20''). « L'écrivain a mainteijant développé d'une manière complète les leçons qu'il désirait plus spécialement mettre en relief : l'amour de Dieu pour son peuple, le châtiment des méchants, la ctilpabilité et la folle de l'Idolâtrie, l'analjgij qui «date entre le ptebâ et la
Sap. XIX, 20.
i::lace. Car en toutes choses vous avez glorifié votre peuple, Seigneur; vous l'avez honoré et vous ne l'avez pas méprisé, l'assistant en tout temps et en tout lieu.
populum tnum, Domine, et honorasti, et non despexisti, in omni tempore et in omni loco assistens eis.
rétribution, la nature de la sagesse, les récompsnees et les bénédictions de ceux qui suivent la sagesse et la ruine de ceux qui la rejettent. » Jl.acbàve donc son beau livre en adressant au
Dlev d'Israël une délicate action de grâces, qui résume parfaitement la conduite de Jéhovah envers son peuple durant tout le cours de l'histoire.