Que personne ne mette donc sa gloire dans les hommes
22. Car tout est à vous; soit Paul, soit Apollo, soit Céphas, soit le monde.
érigé en l'honneur de Dieu. B'"en plus, d'après toute la force du mot vadç, c'était la partie la plus intime du tenple, le sanctuaire. — Le trait Spiritus... habitat... complète la pensée. — In vobis : parmi vous, au milieu de vous; non pas : au dedans de chacun de vous. Ici l'apôtre s'adresse à l'Église et non aux individus. — Si quis. . . violaverit. Plus fortement dans le grec : Si quelqu'un détruit... — Disperdet... Dieu le détruira lui-même « talione justissimo », comme on l'a dit à bon droit. — L'écrivain sacré justifie ce châtiment : Templum enim... Détruire un temple est un horrible sacrilège, qui crie vengeance vers le ciel. L'adjectif sanctum porte l'Idée principale. Notez l'emphase des mots quod estis vos.
40 Résumé de toute la discussion qui précède. III, 18-23.
Dans les vers. 18-20, saint Paul revient rapidement sur la cause principale de l'esprit de parti à Corinthe, déjà signalée au chap. i, et il condamne de nouveau la sagesse du monde. Il montre ensuite, vers. 21-23, qu'un chrétien ne doit pas se glorifier dans les hommes , mais ne se prévaloir que de Dieu et du Christ.
18-20. Contre la sagesse mondaine. — Nemo se seducat... Avertissement solennel, servant d'introduction : Que personne ne s'abuse, ne se fasse Illusion au sujet de mes paroles, qui sont aussi vraies qu'importantes. — Si quis videtur... Mieux, d'après le grec : SI quelqu'un pense être sage parmi vous , qu'il devienne In.sensé pour ce siècle, afin de devenir sage. Le paradoxe contenu dans CCS deux lignes tst facile à saisir d'après les chap. I et II. Il y a deux sagesses, la sagesse selon le monde et la sagesse selon Dieu. Il n'est pas possible de les posséder l'une et l'autre en môme temps, puisqu'elles sont contradictoires; mais, pour un chrétien, le choix ne saurait être douteux : qu'il soit donc sage selon Dieu, dtit-il passer pour un fou aux yeux du monde. — Sapientia enim... (vers. 19). Riison pour laquelle celui qui aspire à la sagesse chrétienne doit re-
noncer à la sagesse du siècle ; Dieu répudiant celle-ci comme Insensée, le vrai chrétien doit la traiter de même. Cf. i, 20. — Celte assertion est justifiée par deux témoignages de l'Ancien Testament. Le premier, Comprehendam... , est tiré du livre de Job , v, 13 , et cité d'après le texte hébreu. Il nous montre la sagesse divine en lutte contre l'habileté des hommes , dont elle déjoue les artifices pervers et qu'elle fait servir à ses propres fins. Le second, Dominus novit... (vers. 20), est emprunté au Ps. xciii, 11, d'après la traduction des LXX légèrement modifiée. Le trait le plus important de ce texte est vanœ sunt.
21-23. Le vrai titre de gloire des chrétiens. — Nemo itaque... Conclusion pratique, qui découle très naturellement de tout ce qui a été dit cidcs us contre l'esprit de faction. — Glorietur in ho minibus. Allusion aux paroles : J'appartiens à Paul, J'appartiens à Apollos, etc. Cf. i, 12. Ceux qui les proféraient se glorifiaient dans les hommes, tiraient sottement vanité de leurs relations personnelles avec eux. — Omnia enim... (ver^i. 22). Rien de plus inexact que ces formules par lesquelles les Corinthiens prétendaient appartenir à tel ou tel prédicateur, comme un serviteur appartient à son maître et un sujet à son prince, puisqu'un chrétien possède, de par Dieu, non seulement tous les prédicateurs, mais toutes choses. — Sive Paulus , sive... Après avoir mentionné les trois docteurs auxquels s'étaient rattachées trois des factions de Corinthe, Paul continue sa liste éloquente, qui développe l'adjectif « omnia » : sive..., sive. Le monde, c'est l'ensem'ole des êtres animés et inanimés; la vie et la mort marquant les deux phases consécutives de notre existence; les choses présentes et les choses futures désignent « toutes les périodes et les possibilités des temps ». — Après cette double énumération, la répétition de la phrase omnia... vestra... n'est que plus énergique. Tout a été mis par Dieu à la disposition des chrétiens, pour procurer leur salut. Convient -il, après cela, qu'ils se mettent sous la dépendance de tel
I Cor III, 23 - IV, 4.
soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses futures. Tout est à vous ;