‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 161 sur 873 · Quid ergo? dico quod idolis immo · texte numérisé non relu

Quid ergo? dico quod idolis immo

quelques indications très pratiques, x, 23-xi, 1. ]4-22a. Il n'est pas permis à des chrétiens de participer aux repas célébrés par les paiVns dans leurs édifices t^acrés. — Le vers. 14 sert de transition. Propter quod : parce que ce serait s'exposer à tous les châtiments infligés aux anciens Hébreux. — Ut prudentibus.,. (vers. 15) Cet appel à leur sagesse ne pouvait qu'lmpres sionner favorablement les Corinthiens et con qiiéiir leur obéissance sur un point délicat difficile pour plusieurs d'entre eux. — Vos.. judicate. L'apôtre va leur dire très simp'ement bix pensée au sujet des viandes offertes aux idoles; ils jugeront par eux-mêmes et comprendront. — Quod dico. Ce qu'il va dire, c'est que les repas en question constituaient un péril très réel d'idolâtrie, attendu que ceux qui y prenaient part étaient mis en communication avec les démons. Ce dernier point est démontré par deux analogies, tirées, la première, de la cène eucharistique, vîrs. 16-17, la seconde, des sacrifices lévitiques, vers. 18; la conclusion vient ensuite, vers. 19-22». — La formule calix benedictionis oui... contient une allusion mani-

Calices chrétiens du vi» siècle.

feste aux rites de la pâque juive. La première coupe qui circulait parmi les convives était d'abord bénie par le père de famille, et on la nommait pour ce motif f( coupe de bénédiction ». Jésus -Christ s'étant conformé à cet usage pendant la dernière cène (cf. Matth. xxvi, 27, etc.), et les apôtres ayant ensuite Imité leur Djaître, *Jo liiêrùe nom servit à désigner, dans la primi-

tive Eglise, la sainte Eucharistie sous les espèces du vin. Comp. xi, 25. — Communicatio sanguinis... Ces mots renferment la preuve irrécusable que les premiers chrétiens admettaient, comme l'a toujours fait l'Église catholique, la doctrine de la transsubstantiation, puisqtie, d'après ce texte, la sainte communion nous fait vraiment participer au corps et au sang de Notre -Seigneur Jésus- Christ. C'est ici le troisième argument scripturaire en faveur de la présence réelle. Le premier est tiré des paroles de la promesse, comme s'expriment les théologiens (cf. Joan. V., 46 et ss.); le second, des paroles de l'institution (cf. xr, 23 et ss.). — Et panis... Raisonnement tout semblable au sujet du pain consaci-é. Sur le trait quem frangimus, voyez Matth. xxvi, 26 et les notes. — Quoniam unus... (vers. 17). Non seulement la participation à la divine Eucharistie produit une union très étroite entre le Christ et les chrétiens, elle crée aussi entre les fldèles eux-mêmes des liens extraordinaires d'unité. — Videte (^lt-Ktxe, considérez). En passant à la seconde analogie, Paul fait un nouvel appel à l'attention de ses lecteurs.— Par l'expression Israël secundum carnem, il oppose l'ancien Israël, qui se rattachait à Abraham pjir la descendance charnelle, à l'Israël mystique, au peuple chrétien (cf. Rom. ii, 24-25; Gai. iv, 29 et vi, 16, etc.). — Qui edunt... Môme raisonnement qu'à propos de la nianducation du corps de Notre- Seigneur. L'Israélite qui consommait une partie des victimes sacrées était mis en communion intime avec l'autel , c.-à-d., avec le culte de Jéhovah , dont l'autel des holocaustes était le centre. Remarquez que l'apôtre dit ici : participes sunt altaris, et non : « participes... Dei ». C'est que l'union établie entre le Seigneur et les Juifs par les sacrifices lévitiques n'avait rien de comparable avec celle que la sainte communion opère entre Jésus-Christ et les fldèles. — Quid ergo? Saint Paul ne tire pas lui-même la conclusion qui découlait des exemples allégué.?. Elle était tout évidente : ceux qui prennent part aux

I Cor. X, 20-24.

latum sit aliquid, aut quod idolura sit aliquid?

20. Sed qiias immolant gentes, daemoniis immolant, et non Deo. Nolo autem vos socios fieri dsemoniorum. Non potestis calicem J)omini bibere, et calicem dsemoniorum.

21. Non potestis mensse Domini participes esse, et mensae dsemoniorum.

22. An asmulamur Dominiim? Numquid fortiores illo sumus ? Omnia mihi licent , sed non omnia expediunt.

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