‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 163 sur 873 · Tout m'est permis, mais tout n'édifie pas · texte numérisé non relu

Tout m'est permis, mais tout n'édifie pas

24. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui des autres.

repas célébrés dans les temples païens, et y mangent des viandes immolées aux Idoles, sont mis en communication avec les faux dieux : communication qu'on ne saurait tolérer dans un chrétien. L'apôtre préfère répondre à une objection qu'on pouvait lui faire, au sujet de ce qu'il a dit plus haut (cf. viii, 4) sur le néant des idoles. Si celles-ci ne sont rien par elles-mêmes, les sacrifices qui leur sont offerts n'ont aucune valeur intrinsèque ; un morceau de chair placé sur leur autel n'est qu'une viande ordinaire. — Dico quod...? C.-à-d. : Est-ce que Je me rétracterais, pour attribuer quelque réalité aux faux dieux, et une Influence particulière aux victimes qui leur ont été immolées? — Sed quse... (vers. 20). Réponse à l'objection. Les faux dieux ne sont rien; mais derrière eux se cachent les démons, et c'est à ces esprits mauvais que s'adresse en fin de compte le culte idolâtrique {dsemoniis immolant...). Théorie aussi exacte que profonde , qui est déjà présentée en plusieurs endroits de l'Ancien Testament. Cf. Deut. xxxii, 17; Ps. xcv, .5 et cv, 37; Bar. iv, 7, etc. Or, les chrétiens ne sauraient entrer en communication directe avec les démons; ce qu'ils feraient, s'ils s'associaient aux repas qui suivaient les sacrifices : Nolo... vos... socios... L'interdiction prend ici « une forme autoritaire , motivée par la sollicitude » pastorale de saint Paul. — Non potestis... Deux assertions énergiques (vers. 20*» et 21 ) font ressortir l'inconvenance sacrilège qu'il y aurait pour un chrétien à prendre part, même indirectement, au culte des idoles. Cf. II Cor. VI, 15. — Calicem Domini,... dsemoniorum. L'antithèse est saisissante, et relève le caractère odieux des pratiques idolâtriques. — Mensœ. Ce mot est aussi employé dans l'Ancien Testament pour représenter soit l'autel du vrai Dieu (Ez. XLvi, 16; Mal. i, 7), soit ceux des faux dieux (cf. Is. lxv, 1). Ce rapprochement établi, entre les sacrifices juifs et les sacri-

fices païens d'une part, et la sainte Eucharistie d'autre part, démontre que cette dernière n'est pas moins un sacrifice qu'un sacrement. — An...f rmmquid... (vers. 22»)? Deux questions menaçantes, qui insinuent aux Corinthiens qu'un terrible châtiment Leur serait réservé, s'ils outrageaient ainsi Notre - Seigneur. — JEmulamiir est une expression imagée : provoquer la colère de quelqu'un, en excitant sa jalousie. Une fols que l'indignation du Seigneur ai;ra été déchaînée, qui sera capable de la maîtriser?

22*>-33. Quelques règles pratiques sur l'usage des viandes offertes aux idoles. Après avoir résolu d'une manière négative la question relative à ces viandes, lorsqu'il s'agissait de repas célébrés dans les temples, saint Paul revient à celle de leur usage privé, déjà traitée en partie au chap. viii, et il trace aux Corinthiens quelques règles très précises. — Les vers. 22''-23 sont une introduction. Sur la maxime Omnia mihi... sed non..., voyez vi, 12 et le commentaire. A tout instant, plusieurs des chrétiens de Corinthe l'avalent à la bouche, pour revendiquer la liberté chrétienne; mais l'emploi qu'ils en faisaient était loin d'être toujours conforme soit à la prudence, soit h la charité. De Ih les deux restrictions que l'apôtre y met de nouveau coup sur coup : Non omnia expédiant,... œdiflcint. Tout acte n'est pas avantageux pour sou auteur, tout acte n'édifie pas le prochain. Les versets qui suivent développent ces deux pensées, la seconde surtout. — iV^emo quod suum... (vers. 24). Le chrétien ne doit pas agir par égoï^me; 11 faut aussi qu'il tienne compte des intérêts de ses frères. — Après ce principe général, vient l'application détaillée. Deux hypothèses sont faites successivement. La première , vers. 25-26, concerne le cas où les viandes offertes aux idoles étaient consommées dans îa maison d'un chrétien : Omne quod... Paul suppose un fidè'e à la couscience droite et éclairée sur le point

I Cor. X, 25-30.

25. Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par scrupule de conscience.

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