‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 17 sur 873 · Car Dieu ne fait point acception de personnes · texte numérisé non relu

Car Dieu ne fait point acception de personnes

12. Et ainsi tous ceux qui auront péché sans avoir la loi, périront sans la loi ; et tous ceux qui auront péché, ayant la loi, seront jugés par la loi.

13. Car ce ne sont pas ceux qui entendent la loi qui sont justes devant Dieu; mais ce sont ceux qui accomplissent la loi qui seront justifiés.

14. Lors donc que les païens, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, tout en n'ayant point la loi, ils se tiennent à eux-mêmes lieu de loi ;

15. ils montrent que l'œuvre de la loi est écrite dans leur cœur, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pen-

que ci-dessus, i, 16. Lorsqu'ils péchaient, les Juifs étaient plus coupables que les païens, parce qu'ils avaient reçu de Dieu des lumières et des grâces plus abondantes ; ils méritaient donc un châtiment plus sévère. — Gloria autem... (vers. 10). Comme au vers. 7, avec cette différence que la paix est nommée à la place de l'incorruptibilité. — Judseo primum : à cause des promesses spéciales qu'avait reçues la nation théocratique. — Non enim... acceptio... Comp. Act. X, 34, où nous avons déjà trouvé cette parole sur les lèvres de saint Pierre. Elle signifie que « le Juge suprême n'a pas deux poids et deux mesures pour les différentes races de la famille humaine ».

12-24. Les avantages que les Juifs prétendent avoir sur les païens ne leur donnent pas le droit d'échapper à la colère divine. Dans le présent alinéa, cette vérité est démontrée relativement à la possession de la loi mosaïque; plus loin, vers. 25-29, l'apôtre pi'ouvera que la circoncision ne suffit pas non plus pour opérer la rédemption.— Quicumque enim... L'impartialité de Dieu apparaît aussi en ce qu'il juge les hommes suivant les moyens qu'ils auront eus à leur disposition pour accomplir leurs devoirs, et notamment suivant leur connaissance de la loi morale. — Sine lege (àvdfxwç). C.-à-d., en l'absence d'un* loi positive , et , d'après le contexte, de la loi mosaïque. Quoique les païens n'aient reçu aucune loi de ce genre, ils seront punis quand même, s'ils se livrent au péché, car ils ont la loi naturelle gravée au fond de leur cœur. Voyez les vers. 14-15. — Quicumque injege... C.-à-d., étant en possession d'une loi positive. Tel était le cas des Juifs; c'est donc d'après la loi mosaïque qu'ils seront jugés. — Non enim... (vers. 13). Principe important :

pour être sauvé, il ne suffit pas d'avoir une loi venue du ciel et qu'on entend lire dans les assemblées religieuses (auditores legis); il faut l'observer fidèlement (sed factures...). Cf. Lev. xviTi, 5; Gai. m, 12. Non que l'obéissance à la loi justifie par elle-même (comp. m, 20, où saint Paul dit formellement le contraire); mais l'accomplissement de la volonté de Dieu est une condition absolue de la justification. — Cum (oxav, dans le cas où; c'est une hypothèse que fait l'apôtre). Ce verset 14 et le suivant nous ramènent au 12«, dont lis expliquent la première partie, et spécialement les mots « sine lege peribunt ». — Naturaliter ( cpûcrei ) : par suite d'une impulsion naturelle, qui ne provient pas d'une loi révélée. — Ea quse legis sunt (tol toO v6[jlou) : ce que la loi prescrit ou ce qu'elle interdit. — Ipsi sibi... lex. Dans le cas supposé, la conscience de chacun lui sert de loi. — Qui... (vers. 15). Développement du vers. 14. — Ostendunt. Cette manifestation a lieu par les faits. — Opus legis. Probablement : ce que la loi opère dans les âmes, la distinction du bien et du mal. — Scriptum in cordibus. Métaphore qui a été vraisemblablement suggérée par le souvenir des tables de pierre sur lesquelles avait été gravé le Décalogue. — Testimonium reddente. Le pronom illis manque dans le grec. Le verbe auv[JLapTUp6u(Ty]ç signifie : rendant témoignage avec. C.-à-d. : avec l'acte lui-même, que la conscience approuve ; ou mieux encore : avec la personne à laquelle la conscience appartient , et dont elle est censéo être séparée moralement, comme formant un être à part. C'est ainsi qu'Origène, dans son commentaire sur ce passage, compare la conscience à un pédagogue associé à l'âme, et la guidant, l'avertissant, la louant ou la blâmant. — Jnter ce invicerfi' C'est

Rom. Il, 16-19.

sées les accusant, ou même les défendant tom' à tour :

16. on le veii-a au jour où, selon mon évangile. Dieu jugera par Jésus -Christ les actions secrètes des hommes.

17. Mais toi, qui portes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies en Dieu,

18. qui connais sa volonté, et qui, instruit par la loi, sais discerner ce qui est plus utile,

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