‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 229 sur 873 · Mais nous avons ce trésor dans des · texte numérisé non relu

Mais nous avons ce trésor dans des

des hommages. Comp. les formules semblables employées par Jésus - Christ ou par saint Paul : le prince de ce monde (Joan. xii, 31 et xiv, 30); le prince de la puissance de l'air, l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion (Eph. Il, 2), le prince de ce monde de ténèbres (Eph. VI, 12), etc. Plusieurs Pères n'ont pas cru pouvoir admettre cette interprétation, craignant de favoriser les Manichéens et certains gnostlques, qui distinguaient le Dieu bon et le Dieu mauvais. Pour s'y soustraire, ils rattachaient, par une inversion grammaticale, les mots « hujus saeculi » à « Infidelium » (Dieu a aveuglé les esprits des incrédules de ce siècle). Mais il n'y a pas doute que tel est le vrai sens, et des docteurs anciens et nombreux l'ont adopté sans hésiter, comme le font la plupart des exégètes modernes. — TJt non fulgkat... C'est l'intention que le démon se proposait en aveuglant les âmes. — niuminatio (cptrixicrt;.©;) : la splendeur de l'évangile, ses rayons llluminateurs. — Le trait glorise ChrisH représente le thème général de la prédication chrétienne; elle révèle la gloire du Christ et sa nature divine. Cette gloire ne consiste pas pour lui, comme pour Moïse, en un éclat d'emprunt, en un reflet de la splendeur divine; c'est une gloire incréée, personnelle, étemelle, puisque le Sauveur est l'image substantielle du Père : qui est... Cf. Col. i, 15; Hebr. i, 3, etc.

5-6. Paul et d'autres missionnaires travaillent de tout leur pouvoir à répandre au loin cette lumière, que Dieu a fait briller à leurs yeux. — Non enim... Le vers. 5 est parallèle au vers. 2. L'apôtre y plaide encore indirectement pour lui-même et contre ses adversaires. — Non... nosmetipsos... Pas la moindre trace d'égoïsme dans sa prédication, qui concernait toujours le Christ et rien que le Christ. Il ne songeait qu'à s'effacer, pour le faire mieux paraître. — Jesum... Bominum... Le nom complet du divin Rédempteur est cité d'une manière solennelle. Le pronom nostrum manque dans le grec. — Nos... servos... C.-à-d., nous nous présentons comme les serviteurs de tous. — Fer Jesum. Plutôt : à cause de .Jésus. C'était pour lui que les apôtres 66 faisaient si humbles et se mettaient aux

pieds de tons les chrétiens. — Quoniam Deus... (vers. 6). S'ils prêchaient ainsi Jésus-Christ sans jamais se lasser, c'était pour mieux réaliser le plan de Dieu, qui ne leur avait communiqué sa lumière qu'alîn qu'ils la fissent briller partout à leur tour. — Dixit de tenehris... Allusion à l'histoire de la création, Gen. i, 3. En même temps, beau rapprochement « entre cette Illumination du monde primitif par la lumière nouvellement créée » et l'illumination spirituelle des ouviiers évangéliques à l'époqne de la création du monde messianique. — Toutefois , ce n'était pas seulement pour eux qu'ils avaient reçu la lumière, mais pour tous les hommes : ad illuminationem... — Les mots in facie Christi... se rattachent étroitement à claritatis Dei. La gloire de Dieu se manifeste sur le visage du Christ, qui G«t, d'après le vers. 4*', l'image vivante de son Père. Cf. Joan. I, 14.

§ III — Les souffrances d'un apôtre. IV, 7-V, 10.

Ici, saint Paul « passe au revers de son tableau. Après avoir exalté la dignité du ministère évangélique, il en retrace aussi les difiBcultés et les peines ; il le fait cependant de manière à insister sur les considérations et les expériences qui le mettent au-dessus des faiblesses humaines ».

1° Contraste entre la haute dignité des apôtres et leur vie abjecte, humiliée. IV, 7-12.

C'est vraisemblablement encore dans un but apologétique que saint Paul trace cette touchante description, qui rappelle I Cor. iv, 8-13. Ses adversaires prétendaient que ses humiliations et ses souffrances étaient indignes d'un vrai ministre du Chri^t; 11 décrit les admirables compensations que Dieu lui ménageait.

7-12. Faibles par eux-mêmes, les apôtres reçoivent d'en haut une vigueur surnaturelle indomptable. — Thesaurum istum. C.-à-d., le ministère apostolique. — In vasis flr.tililnis. Par conséquent , dans des vases très fragiles. L'opposition ne pouvait pas être plus frappante ; du cô(é de Dieu, la lumière, la grâce, et surtout la vocation d'apôtre; du côté de l'homme, la faiblesse et même l'impuissance. — Le Seigneur a voulu qu'il en fût ainsi pour que le

vases de terre, afin que la grandeur ap- • particnne à la puissance de Dieu, et nuu pas ù. nous.

8. En toutes choses nous soulîrons la tribulation, mais nous ne sommes pas accablés; nous sommes en perplexité, mais non désespérés ;

9. nous sommes persécutés, mais non pas abandonnés ; nous sommes abattus, mais non perdus ;

10. portant toujours dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps.

11. Car, nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort pour Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle.

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