Non angustiamini in nobis, angu
IV, 2), In virilité... : avec l'assistance de cette force divine, qui éclatait dans les miracles et les actes de courage des apôti'es. — Per arma... Ici la formule se modifie légèrement : la préposition « per » (ôiâ) prend la place de « in » (èv). Pour cette raison , plusieurs commentateurs rattachent ce détail aux suivants (comp. le vers. 8) et non aux précédents ; mais nous préférons la connexion indiquée plus haut. L'expression arma justitise a dextris et... ne désigne pas des actes de vertu pratiqués en tout temps, et pour ainsi dire dans toutes les directions ; par conséquent, toutes sortes de bonnes œuvres. Elle ne figure pas non plus la prospérité et l'adversité, en tant que les apôtres se seraient servis de ces situations diverses comme d'instruments (« arma») pour acquérir la sainteté et la manifester. Il est mieux de prendre le mot armes dans le sens strict, et de voir dans cette formule la désignation de «toutes les vertus et toutes les qualités que Dieu accorde à ses ministres... pour les mettre à même de remplir leur mission ». Elles sont nommées ici armes de justice, parce qu'elles sont fournies par la justice, c.-à-d. la sainteté, ou parce qu'elles servent à la défendre. Cf. Rom. vi, 13; Eph. vi, 15. Les anciens portaient dans la main droite les armes ofifensives (le glaive, la lance, etc.), et dans la main gauche les armes défensives (le bouclier, etc.). C'est à cette coutume que font allusion les mots a dextris et a... — Per gloriam et... « Dernière série de traits caractéristiques (vers. 8-10), dans laquelle il y a cela de particulier que ces traits sont énoncés par des antithèses. » Au vers. 7^, la préposition 8iâ, « per », signifiait : au moyen de. Dans celui-ci elle a un sens local, et marque un était à travers lequel on passe. Saint Paul veut dire : Que Je sois honoré ou méprisé, qu'on parle mal de moi ou qu'on en dise du bien (per infamiam 3t...), Je demeure fidèle à mon devoir malgré la variété des situations. — Ut..., et... La construction change de nouveau, quoique les dernières lignes de l'énurhération soient toujours nn développement des mots : Nons nous manifestons en tout comme les ministres de Dieu
(comp. le vers. 4"). Dans sept membres de phrase qui commencent tous par la particule w; (Vulg. : ut, sicut, quasi, tanquam), Paul répond, au moyen de vigoureuses attestations en sens contraire, à sept accusati<ms outrageantes, que ses ennemis portaient contre lui et ses auxiliaires. Chaque fois, la conjonction et signifie : Et pourtant. Traités de séducteurs comme leur Maître, les apôtres étaient les médiateurs de la vérité ( veraces ; comp. le vers. 7 ). On les regardait comme des Inconnus et des hommes sans valeur (ignoti), bien que leur renommée glorieuse eût retenti au loin (cogidti). On les traira'.t comme s'ils avaient été sur le point de mourir s(ms le coup des châtiments divins (morientes, castigati), eux qui étaient pleins de vigueur et de vie, grâce à la protection du ciel (ecce vivimus, non mortiflcati). On les voyait toujours plongés dans les tristesses qui découragent (tristes), tandis qu'ils surabondaient constamment de joie, malgré leurs tribulations (semper... i,audentes) ; dénués de tout (egentes, nihil...), alors qu'ils étaient riches eux-mêmes sous le rapport spirituel et qu'ils enrichissaient les autres ( multos autem..., omnia...).
3« Saint Paul désire vivement que les Chrétiens de Corinthe, pour mieux pratiquer la sainteté, évitent les relations trop intimes avec les païens. VI, 11 -VII, 1.
11-13. Dans une apostrophe pleine de tendresse, il les conjure de répondre pleinement à son affection. — Os... patet...; cor... dilatatum... Ces locutions figurées marquent, d'une part, la familiarité et l'abandon, qui font que l'on s'ext>rinie librement ; de l'autre, l'amour qui dilate le cœur. En les employant, l'apôtre fait allusion à la description tout intime qu'il vient de faire de sa conduite; c'était, en effet, une véritable effusion du cœur, qui témoignait de la chaleur et de la sincérité de ses sentiments. — O Corintîiii. Il ne lui arrive que deux fois dans ses épîtres, ici et Phil. iv, 15, d'interpeller ainsi par leur nom ses lecteurs. C'est un signe partie culler d'affection. — Non angustiamini... Con-
Il Cor. VI, 13-16.
stiamini autem in visceribus vestris.
13. Eamdem autem habentes rémunérai ionem, tanquara filiis dico, dilatamini et vos.
14. Nolite jugura ducere cum infidelibus; quae enim particip itio justiti;e cum iniquitate? aut quje societas luci ad tenebras?
15. quae autem conventio Christi ad Belial ? aut quae pars fideli cum infideli?