‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 295 sur 873 · car celui qui a agi efficacement · texte numérisé non relu

car celui qui a agi efficacement

marque une servitude très dure. — Les mots QMam... in Christo d*" signent l'auteur de la liberté chrétienne. — Quibus... (vers. 5). L'apôtre se hâte d'ajouter qu'il a maintenu avec vigueur les droits de la vérité : neque ad horam (c.-à-d., pas mê r.e pendant une courte durée; cf. II Cor. VII, 8 ; I Thess. ii, 17 ; Philem. 15) cessimus.

— Oq a beaucoup discuté dans l'antiquité au sujet des mots ol; oùSé (« quibus neque »), qui manquaient dans quelques manuscrits. Leur authenticité n'est aujourd'hui l'objet d'aucun doute.

— Subjectione. Avec l'article dans le grec : iri ÛTCOTayr], par cette soumission spéciale que réclamaient les faux frères. — Paul indique l'intérêt capital qu'il travaillait à défendre par sa vive résistance aux meneurs judaïsants : ut... permaneat (Siauetvrj, afin que demeure constamment malgi'é tous les obstacles)... Il nomme veritas evangelii (comp. le vers. 14«) la vraie doctrine évangélique, et tout particulièrement, dans la circonstance présente, le principe de la liberté chrétienne en ce qui concernait la loi mosaïque.

— Apud vos. C.-à-d., chez tous les chrétiens issus du paganisme, au nombre desquels étaient les Galates.

6-10. Les négociations de Paul avec les autres apôtres à Jérusalem et leur résultat favorable.

— Ab iis autem... La phrase qui commence en cet endroit n'est pas achevée. L'ayant interrompue pour y insérer la parenthèse « quales aliquando... », l'écrivain sacré l'a reprise d'une manière irrégulière par les mots « mihi enlra... ». Les exemples de ces constructions brisées sont fréquents dans les écrits pauliniens. — Qui videbantur... Le grec a de nouveau l'expression o\ Soxoùvteç (voyez les notes du vers 2*'); mais 11 ajoute ici stvat xt, esse aliquid. — Quales aliquando... La Vulgate a traduit l'adverbe tioté comme s'il se rapportait à la vie antérieure des apôtres, et cette interprétation nous semble être la meilleure. Peu importait, en réalité, qu'ils eussent eu des relations personnelles avec Jésus- Christ (moins bien, selon quelques auteurs :

qu'ils eussent été pécheurs, Ignorants, avant leur vocation ) ; la mission de Paul était divine comme la leur. Ceux qui traduisent Tioxé par « alors » pensents que ce trait fait allusion à l'épo )ue du concile. Le sens serait donc : Peu importe la considération dont ils jouissaient aux yeux de mes adversaires lorsque je me mis en rapport avec eux. — Nihil mea... A la lettre dans le grec : Cela ne faic aucune différence pour moi. En effet, cette circonstance secondaire, quelle qu'en fût d'ailleurs la nature, était sans aucune importance pour la question à traiter. — Paul justifie son appréciation par la formule tout hébraïque Deus personam... non... C.-à-d,, Dieu est entièrement impartial, et ne juge pas les hommes d'après leurs conditions extérieures, mais d'après leur mérite réel. Cf. Rom. ii, 11 et le commentaire. — Mihi... nihil covtulerunt (Trpoaave- OevTO , « adjecerunt »). Les autres apôtres n'apportèrent aucune modification à l'enseignement de Pai\l; bien plus, ils acceptèrent sa mission, ses principes et sa ligne de conduite, comme il va l'exposer plus amplement, d'une façon positive : Sed e contra. . . ( vers. 7 et ss.). — Cum vidissent... : par le compte rendu très détaillé que leur fit saint Paul. Cf. Act. xv, 12. — Qvod creditum... mihi... En principe, chaque apôtre avait reçu sa mission et ses pouvoirs pour prêcher dans le monde entier; mais, en fait, l'exercice de cette mission avait été délimité plus ou moins par des indications providentielles. C'est ainsi que Paul était devenu par excellence l'apôtre des (rentils (cf. Act. ix, 15, etc.), bien qu'il évangélisât aussi les Juifs, et que Pierre, le chef de l'Église, qui avait le premier contribué à la conversion des païens (cf. Act. x) , était particulièrement l'apôtre des Juifs. — Les mots abstraits prxputii et circumcisionis sont employés avec la signification du concret (cf. Rom, II, 26; m, 30) : les incirconcis et les clnoncis. — La parenthèse qui enim... (vers. 8) développe et confirme la pensée exprimée au vers. 7. — C'est de Dieu le Père qu'il est dit operatus est

Gal. II, 9-11.

dans Pierre pour le rendre apôtre des circoncis, a aussi agi efficacement en moi pour me rendre apôtre des gentils),

9. et Jacques, Céphas et Jean, qui paraissaient être les colonnes de V Église, ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, nous donnèrent la main, à moi et à Barnabe, en signe d'union , afin que nous allassions , nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

10. Seulement nous devions nous souvenir des pauvres ; ce qu'aussi j'ai eu grand soin de faire.

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