‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 31 sur 873 · Heureux l'homme à qui Dieu n'a point imputé de péché · texte numérisé non relu

Heureux l'homme à qui Dieu n'a point imputé de péché

9. Or ce bonheur est -il seulement pour les circoncis, ou est -il aussi pour les incirconcis? Car nous disons que la foi d'Abraham lui fut imputée à justice.

10. Comment donc lui a- 1- elle été imputée? Est-ce après sa circoncision, ou lorsqu'il était incirconcis ? Ce n'est pas après la circoncision, mais lorsqu'il était incirconcis.

11. Et il reçut le signe de la circoncision comme sceau de la justice qu'il

bablement une glose qui a pénétré dans le texte ; elle rend d'ailleurs la pensée plus claire. 6-8. Le sens qui vient d'être attribué au texte de la Genèse est confirmé par une parole de David : Sicut et... Plus haut, m, 21, saint Paul a dit que sa théorie de la justification avait reçu le témoignage de la loi et des prophètes ; après avoir emprunté une citation au Pentateuque, il en prend une dans le psautier. Cf. Ps. XXXI, 1-2. Ce poème sacré est attribué à David par le titre qui le précède dans le texte hébreu et dans les LXX. Il fut probablement composé après que le prophète Nathan eut rappelé au roi ses grands péchés, dont 11 doraanda aus^itôt à Dieu un humble pardon. Cf. Il Reg. xir, 1 et ss. — La locution dicit beatitudinem signifie : (David) proclame bienheureux. — Cui... accepto. Ce participe manque dans le grec, où nous lisons : La béatitude de l'homme à qui Dieu Impute la justice sans les œuvres. — Beati quoi-um... (vers. 7 et 8). La citation est faite exactement d'après les Septante. — Remissx sunt : sans efforts personnels, sans rien qui mérite à proprement parler le divin pardon. Il faut aussi sous -entendre cette pensée dans les deux propositions suivantes. — Cui non imputavit (vers. 8). Le texte de la Genèse relevait le côté positif de la justification ; celui de David en fait ressortir le côté négatif, la non -imputation des péchés. Il est vrai que le roi -prophète ne mentionne pas explicitement la foi; mais il ne signale aucune condition mise au pardon divin, et de là résulte l'entière gratuité de celui-ci.

2° Abraham n'a pas été Justifié par la circoncision. IV, 9-12.

Les versets qui précèdent ont démontré qu'Abraham a été justifié par sa foi; ceux-ci et les suivants ajoutent qu'il l'a été par sa foi seule.

9-10. Le fait historique, simplement affirmé. — Beatitudo... hœc. Comme au vers. 6 : cette proclamation du bonheur ( faite par David ). —

In circumcisione... aut in... A la lettre dans le grec : Cette béatitude fut -elle sur la circoncision, ou aussi sur l'incirconcision? C.-à-d. : les paroles de David s'appliquent -elles seulement aux Juifs, ou concernent -elles également les païens? Les mots tantum manet ont été insérés par la Vulgate. — Dicimus enim... Répétition emphatique du texte de la Genèse. Cf. vers. 3^ — Quomodo ergo... (vers. 10). La répon^^e à cette question était facile d'après l'histoire , car

Le sacrifice d'Abral am.

(D'après un fond de verre.)

Abraham n'avait pas encore été circoncis lorsqu'il accomplit l'acte de foi qui lui mérita d'être Justifié. Cf. Gen. XVII, 10 et ss. Ce n'est donc pas la circoncision qui lui valut cette grâce.

11-12. But de la circoncision d'Abraham. — Signum (ar,fxeîov). Dans la Genèse, xvii, 11, nous trouvons cette même expression à propos de la circoncision. — Signaculum ( (Tcpp^^Y'^i'') ' le sceau de l'alliance conclue entie Dieu et

Rom. IV, 12-16.

avait obtenue par la foi, lorsqu'il était encore incirconcis ; afin d'être le père de tous ceux qui croient n'étant pas circoncis, pour que leur foi leur soit aussi imputée à justice;

12. et d'être le père des circoncis, qui non seulement ont reçu la circoncision , mais encore qui suivent les traces de la foi que notre père Abraham eut lorsqu'il était encore incirconcis.

13. En effet, ce n'est point par la loi qu'a été faite à Abraham, ou à sa postérité, la promesse d'avoir le monde pour héritage; mais c'est par la justice de la foi.

14. Car si les héritiers le sont par la loi, la foi est rendue vaine, la promesse est abolie.

15. En effet, la loi produit la colère, puisque, li\ où il n'y a pas de loi, il n'y a pas de transgression.

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