PROLOGUE. I
1« La salutation. I, 1-2.
Elle reflète le caractère de simplicité et de familiarité qui est propre à notre épître. Comp. eous ce rapport I et II Thess. i, 1-2.
Chaf. I. — 1. L'auteur et les destinataires de la lettre. — Paulus et Timotheus. Sur Timothée, dont le nom est également associé à cclni de Paul en tête de plusieurs autres épîtres (II Cor., Col., Philem., I et II Thess.), voyez l'Introd. à I Tim. Il était très connu des chrétiens de Philippes (cf. Act. XVI, 1, 3, 10 et ss.), et son maître, qu'il avait rejoint à Rome, se proposait de l'envoyer prochainement auprès d'eux (cf. Il , 19 - 23 ) ; il était donc naturel que l'apôtre le leur présentât dès le début de sa lettre, et les saluât de sa part. — Servi (SoOÀoi, esclaves) Jesu... Paul aimait à porter ce titre ; mais il ne l'emploie dans ses formules de salutation qu'ici, Rom. et Tit. — Omvibun savctift... Comme en tête des autres épîtres panliniennes, excepté Gai., I et II Thess., Hebr. et les épîtros individuelles. — In Christo Jesu. Ces mots dépendent de « sanctis » : ceux qui sont saints en vertu de leur union avec Jésus -Christ. — Philippis.
Sur cette ville, voyez l'Introd., p. 368. — Cum episcopis et diaconibus (ablatif formé de « diaco »). C'est le seul endroit où l'apôtre associe nommément les ministres sacrés à la salutation adressée par lui aux fidèles en général. Le premier titre désigne les prêtres - évêques ; le second, les diacres. Voyez Act. xi, 30; I Tira, in, 2 et les notes.
2. La salutation proprement dite : Gratia... et pax... Voyez Rom. i, 7 et le commentaire.
20 Paul rend grâces à Dieu au sujet des Philippicns. I, 3-8.
3-5. Sentiments de gratitude, de joie et de confiance. — Gratias ago... in omni... Comp. Rom. I, 8 et ss. ; Eph. i , 16 ; Col. i, 4; I Thess. 1,2, etc. — Deo meo. Le pronom a quelque chose de très Intime. Cf. Rom. i, 8; Philem. 4 , etc. — L'adverbe semper (vers. 4) est déterminé par les mots in cunctis oraHonibus... Toutes les fois que l'apôtre prie, il a un souvenir spécial pour les Philippiens. — Cum gaudio. La joie est une des notes dominantes de cette épître (comp. les vers. 18; ii, 2, 19, 28 ; m, 1 ; iv, 1, 4). Ici , elle a pour cause la sainte affection des chrétiens de Philippes pour l'apôtro, et davantage encore leurs excellentes dlspogitions morales. —
Phil. I, 5-8.
5. au sujet de la part que vous avez prise à l'évangile du Christ depuis le premier jour jusqu'à maintenant;
6. ayant la confiance que celui qui a commencé eu vous cette bonne œuvre la perfectionnera jusqu'au jour du Christ Jésus.
7. Et il est juste que j'aie ce sentiment de vous tous, parce que je vous ai dans mon cœur, vous qui, soit dans mes liens, soit dans la défense et l'affermissement de l'évangile, participez tous à ma joie.