Aussi quelles actions de grâces pou
dans sa brièveté. Elle n'écait pas nouvelle pour les Thessalonlciens, qui la connaissaient par les aver tis-einents réitérés de saint Paul {iiam. . pnedicebamus...), lesquels s'étaient pleinement réalisés (sicut et factum..,). — Propterea... von sastinens ( vers. 5 ). C'est» le même sentiment qu'au vers. 1 ; mais, cette fois, l'auteur ajoute un nouveau motif de la mishion confiée à Timothée : misi ad cognoscendam..., ne forte... Plus haut, Paul avait parlé de sou affection paternelle ; il mentionne maintenant sa sollicitude. Connaître la foi des Thessalonlciens, c'était savoir s'ils étaient demeurés fidèles à Jésus -Christ et à l'évangile, malgré la persécution qui sévissait contre eux. — Is qui tentât (ô mipâ^Mv) : le tentateur par excellence, ce même Satan qui avait empêché l'apôtre de rentrer à Thetsalonique. Cf. n, 18"; Matth. iv, 3, etc. — Et inanis... Conséquence possible des efforts du démon tentateur.
30 Les bonnes nouvelles rapportées par Timothée avaient été pour saint Paul le sujet d'une grande consolation. III, 6-13.
6-10. Joie très vive au milieu de l'épreuve. Ici encore, nous trouvons des épanchements Intimes, à la fois simples et éloqients, qui peignent au vif le cœur aimant de Paul. — Nunc autetti. Contraste saisissant. Le retour de Timothée, impatiemment attendu, fut un vrai rayon de soleM parmi les ténèbres morales de l'apôtre. — Ad nos a vobis. Le second pronom est très accentué : c'est parce qu'il revenait de Thessalonique, avec des nouvelles excellentes de la chrétienté, que le disciple rendit son maître si heureux. — Annuntiante. Dans le grec : e-jaYY£Xi<rajxévou, ayant apporté de bonnes nouvelles. Ce mot a donc ici une force toute spéciale. — Fidem, et caritatera... Deux expressions qui résument la
vie chrétienne tout entière. La fol des Thessalonlciens était intacte (comp. le vers. 5»); leur amour pour Jésus- Christ brûlait ardemment toujours. Cf. II ThetiS. i, 3 ; I Joan. i, 23, etc. — Et quia memoriam... Détail secondaire pour l'apôtre, évidemment, mais qui contribua à augmenter sa joie. Ses chers néophytes avaient pimr lui des sentiments semblables à ceux qu'il ressentait pour eux. Comme lui, ils trouvaient la séparation pénible : deaiderantes (èuiuoÔoOvT'ç marque un désir intense )... sicut et nos. — Consolati sumus (vers. 7) est employé dans le son-; passif (7iap£xÀr|9/]!J.£v). — In vobis. Plutôt: à votre sujet (îcp' tj^aiv). Ces mots sont d'ailleurs expliqués par le trait qui suit : per fidem vestram. C'était là le point capital , celui précisément en vue duquel Timothée avait été délégué par l'apôtre. Cf. 11, 5. — La formule in omni necessitate et tribulatione... comprend toutes les angoisses et souffrances extérieures de saint Paul dans les cii'constani es présentes : ses inqulétU'ies par rapport aux Thessaloniclens en formaient une partie considérable. — Quoniam... vivimvs, si... (vers. 8). Sentiment admirable, tout apostolique. Comme il le dit I Cor. xv, 31 , Paul se sentait mourir à tout instant, lor.-qu'il envi^-ageait les épreuves si rudes de son ministère; mais, quand il considérait le but et le résultat de ses souffrances, c.-à-d., la sanctification des âmes, alors il se sentait revivre. Sa vie était donc identifiée avec celle des Églises fondées par lui. — Si vos (pronom très emphatique) slatis in...: si vous demeurez fermes dans votre union à Jésus-Chiiwt, si vous ne vous laissez pas séparer de lui. Cf. Phil. iv, 1 , etc. — Quam etiim... (vers. 9). L'apôtre donne la preuve de la déclaration énergique qu'il vient de faire : la joie qu'il a ressentie en appreuant la fidélité des
I Tiirs--. ni, 10-13.
vons-nous rendre à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous ressentous à cause de vous devant notre Dieu?
10. Nuit et jour nous prions très instanimeiit, afin de vous revoir en personne, et de compléter ce qui manque encore à votre foi.
11. Que Dieu lui-même, notre Père, et Notre -Seigneur Jésus-Christ dirigent notre chemin vers vous!
12. Et vous-mêmes , puisse le Seigneur vous faii'e croître et abonder dans la charité les uns envers les autres et envers tous, comme nous en sommes nousmêmes remplis pour vous,
13. afin que vos cœurs soient affermis et rendus irréprochables dans la sainteté devant Dieu et notre Père, lors de l'avènement de Notre- Seigneur Jésus- Christ avec tons les Sriiiils. Aineii.
possnmus Deo retribuere pro vobis, in omni gaudio quo gaudemus propter vos aute Dcum nostrum,
10. liocte ac die abundantius crantes, ut videamus faciem vestram , et compleamus ea quse desunt fidei vestrse ?
11. Ipse autem Deus et Pater noster, et Dominus noster Jésus Christus, dirigat viam nostram ad vos.
12. Vos autem Dominus multiplicet, et abundare faciat caritatem vestram in invicera et in omnes, quemadmodum et nos in vobis ;
13. ad confirmanda corda vestra sine querela in sanctitate, ante Deum et Patrem nostrum, in adventu Domini nostri Jesu Christi cum omnibus sanctis ejus. Amen
Thessaloniciens l'a fait vraiment revivre; elle est telle, qu'il ne trouve pas d'expressions assez fortes pour marquer à Dieu sa gratitude. — Pro vobis : Trepi ui;.à)v, à votre sujet. Le pronom « vous » est répété sans cesse dans tout ce beau passage. — Ante Deum... Comp. le vers. 13 et i, 3. L'apôtre mêlait le souvenir de Dieu h tous les événements de sa vie. — Nocte ac die... ( vers. 10 ). Cf. i, 2. L'équivalent grec de abundantias est Û7i£p£-/.u£pia(7o0, outre mesure. On le retrouve plus bas, v, 13 et Eph. m, 20. — Ut videamus faciem... Voyez ii, 17 et les notes. — Et compleamus... C'était la raison principale pour laquelle saint Paul desirait tant revoir les Thest-aloniciens. Quoique leur foi fût demeurée très ferme (comp. le vers. 6» ; i , 3, 8 ; II, 13, etc.), elle était encore Incomplète dans son objet, leur instruction religieuse ayant été si rapide. Comp. iv, 12 -v, 14, et II Thess. ii, 1 et s-., où Paul la complète sur des points importants.
11-13. Fervente prière, destinée à obtenir soit son propre retour à Thessalonique, soit des grâces abondantes pour les chrétiens qu'il y avait laissés en de si bonnes dispositions. — Ipse... Deus... et Dominus ( Christus a été vraisemblablement ajouté par les copistes). Dieu et son Fils , Notre- Seigneur Jésus-Christ, sont de nouveau associés très étroitement. Cf. i, l^ 9-10, etc. Ils possèdent une seule et même nature divine, une seule et même volonté, une seule et même puissance; aussi exaucent-ils de concert les prières que leur adressent les chrétiens. Cf. Matth. xxviii, 18; Joan. v, 17, 19; xiv, 13-14, etc. C'est pour cela que le verbe dirigat est au singulier, bien qu'il dépende de ces deux sujets. Le but pour lequel Paul demande à Dieu et au Christ d'aplanir sa route Jusqu'à Thessalonique a été indiqué au vers. 10»; comp. le vers. 13*. — Vos autem... (vers. 12). De la personne même de l'apôtre, la prière passe aux destinataires de l'épître. Elle s'adresse spécialement à Jésus -Christ i Dominus). — Multi-
plicet, et abundare... Dans le grec, les deux verbes expressifs uXeovaaai et TreptCTO-eûcrai sont inséparablement unis, et Ils gouvernent ensemble soit le pronom û(ji,5cc,, « vos », placé en tête de la phrase, soit le substantif xyj àyaTir), « caritate ». Il faut donc traduire : Que le Seigneur vous fasse croître et abonder en charité les uns à l'égard des autres. Déjà les Thessaloniciens possédaient cet amour fraternel (cf. i, 3 ; IV, 9-10); mais c'est une vertu dans laquelle on doit grandir toujours. — In omnes. Envers tous les hommes; même envers les persécuteurs. — Quemadmodum et nos... Paul mentionne encore une fois sa géuéreuse affection pour ses lecteurs. Il leur avait montré de quelle manière ils devaient s'entr'aimer en Jésus-Christ. Cf. n, 7-12, 19-20, — Ad confirmanda... (vers. 13). La charité mutuelle, qui est le signe distinctif des vrais disciples du Sauveur ( cf. Joan. xiii , 34 et XV, 12, 17), l'accomplissement de toute la loi ( Rom. xiii, 10) et un lien de perfection (Col. m, 14), produit comme résultat flnal l'affermissement des chrétiens dans la sainteté, et les prépare ainsi à paraître sans peur et sans reproche devant le juçe suprême, à la fin des temps. — Les mots sive querela sont placés par anticipation avant le trait m sanctitate, lia, construction régulière serait : Pour affermir vos cœurs dans la sainteté, de sorte qu'ils soient irréprochables devant Dieu..., lors de l'avènement de Noire- Seigneur Jéjius... Sur cet avènement, voyez ii, 19, et surtout iv, 12 et ss. — Cum... sanctis ejus. Divers commentateurs pensent que l'apôtre a tn vue ici les anges, qui, d'après Matth. xxv, 31 , etc, doivent former la cour du Christ, lorsqu'il viendra juger les vivants et les morts. Cf. II Thess. I, 7. Cette interprétation est d'autant plus acceptable, que les anges reçoivent plusieurs fois le nom de saints dans l'Ancien Tet<lament (cf. Dan. iv, 10; Zach. xiv, 5, etc.). Néanmoins, comme saint Paul se sert très souvent de ce titre pour désigner les chrétiens, il yaut
I TuEss. IV. 1-3.