‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 456 sur 873 · Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite · texte numérisé non relu

Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite

14. Et Adam n'a pas été séduit; mais la femme , ayant été séduite , est tombée dans la transgression.

15. Cependant elle sera sauvée par la maternité, si elle persévère dans la foi, et la charité, et la sainteté, unies à la réserve.

2« Il est Interdit aux femmes de prendre la parole dans les assemblées religieuses. II, 11 - 16.

11-15. Qu'elles cherchent à s'instruire ellesmêmes, sans vouloir enseigner les autres. Comp. I Cor. xiv, 34-35, où l'apôtre a tracé la même règle pour les femmes de Corinthe. — In silentio. D'après le grec : en tranquillité (de même au vers. 2 ). C'est le même sens : sans mot dire. — Discat. Qu'elle apprenne, qu'elle augmente le plus qu'elle pourra son instruction religieuse. Cela , in omni subjectione : dans un esprit de parfaite subordination, comme il convient à son rôle secondaire. — Docere autem... (vers. 12). Contraste. La règle est tracée brièvement, rigoureusement ; on sent que l'apôtre n'admet pas la discussion sur ce point. Il a en vue l'enseignement public, donné dans les assemblées religieuses. — Neque dominari... Le substantif virum est collectif en cet endroit et représente « totum genus virorum ». — Sed esse in... Se tenir bien calme dans les assemblées, écoutant avec respect et docilité. Le silence est pour ainsi dire attribué à la femme comme une sphère dans laquelle elle doit vivre habituellement. — Adam enim... (vers. 13). Selon sa coutume dans les cas pratiques de ce genre (.cf. I Cor. XI, 1 et ss., etc.), Paul appuie ses instructions et ses injonctions sur des principes d'ordre supérieur. Ici, il fait d'abord appel à l'ordre de choses établi primitivement par Dieu au sujet du rôle social de la femme : elle n'a été créée qu'en second lieu, comme l'auxiliaire de l'homme, et non comme son guide. Cf. Gren. II, 7, 18-23. — Et Adam non... (vers. 14). Le trait qui précède a montré que la femme ne doit pas vouloir commander ; celui-ci prouve qu'elle n'est pas capable d'enseigner. Son infériorité d'origine s'est encore accrue par sa conduite au moment de la tentation. En fait, c'est par elle que le péché a pénétre dans le monde. Cf. Gen. m, 1 et ss.; Eccli. XXV, 33. — Seductus, seducta. Il y a dans le grec , du moins d'après la leçon la plus

accréditée, un changement remarquable d'expressions. Pour Adam , l'auteur emploie le verbe simple : oùx riTcaxiqÔY]. Il ne fut pas séduit d'une manière proprement dite ; il désobéit simplement. Pour Eve, Paul a recours au verbe composé ( È^aTraTY^Ôeicra), la séduction ayant été réelle et complète. L'histoire prouve, en particulier celle des hérésies, avec que^e facilité la femme se laisse impressionner, entraîner par l'erreur et les fausses doctrines. — Salvabitur autem. . . (vers. 15 ). L'apôtre ne veut pourtant pas trop humilier la femme chrétienne , ni la décourager ; il la relève, en lui signalant un noble but qu'elle peut atteindre, et grâce auquel elle obtiendra le salut apporté par le Christ. — Per... generationem: ôià ty^ç TExvoyoviaç, avec l'article qui souligne la pensée; par l'enfantement douloureux qui faisait partie de la sentence d'Eve (Gen. m, 16). Saint Paul attache une grande importance à l'accomplissement des devoirs d'état, des obligations ordinaires de la vie, qui sont, en effet, un des meilleurs moyens de sanctification pour les individus ; c'est pour cela qu'il rappelle aux mères de famille qu'elles feront sûrement leur salut en remplissant avec fidélité leurs devoirs maternels. D'ailleurs, il ne faut évidemment pas trop presser l'expression, qui, outre l'enfantement, renferme aussi l'éducation des enfants , souvent si pénible , etc. Voyez V, 14. Théophylacte cite une ancienne et fort belle explication, d'après laquelle ces mots signifieraient : par l'incarnation du Christ, promise au moment même de la sentence. Cf. Gen. III, 15. Mais elle n'est point appropriée au contexte. — Si permanserit. Ce verbe est au pluriel dans le grec : Si elles demeurent. D'Eve , l'apôtre passe maintenant à toutes ses filles, — In fide et diUctione. Deux vertus absolument essentielles. Cf. i, 14. — Cum sobrietate (<70)cppo(TÛvr); , comme au vers. 9): avec la modestie et la pureté de vie qui conviennent si bien à une chrétienne.

I TiM. ITI, 1-4.

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