‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 464 sur 873 · sanctificatur enim per verbum Dei et oraiionem · texte numérisé non relu

sanctificatur enim per verbum Dei et oraiionem

expressément, en propres termes; puis : clairement. — Dicit. En quel endroit? Il est vraisemblable que l'apôtre fait allusion à la prophétie de Jésus -Christ lui-même touchant la fin du monde. Cf. Matth. xxiv, 4. Peut-être a-t-11 aussi en vue, soit son enseignement personnel sur ce point (II Thess. ii, 3), enseignement qu'il tenait de r Esprit-Saint, soit les révélations reçues par les prophètes chrétiens dans les différentes Églises. En tout cas, ce n'est point de son propre fonds qu'il parle en ce moment ; il communique ù Timothée un oracle de l'Esprit -Saint. — In novissimis... La formule grecque èv ixsiiçoiç, xaipot; est plus vague que èv iay 6ix(x.ic, •r^\)Àpaie de II Tlm. m, 2 (cf. I Petr. i, 5. etc.). Elle signifie, par opposition au temps présent : à une époque postérieure, plus tard. D'après cette interprétation, qu'adoptent d'assez nombreux exégètes, la présente prédiction concerne simplement un avenir plus ou moins prochain, et non la fin du monde. — Discedent : à.Tzoax-qcrovTai , le verbe d'où dérive le mot apostasie. — Le pronom gî^icïa*n ne désigne pas les docteurs hérétiques, comme au chap. J , 3 et 19, mais les chrétiens séduits par eux. — Attendentes. Paul va Indiquer de quelle manière ils deviendront apostats. Il caractérise, ou plutôt stigmatise, par quelques détails vigoureux, l'enseignement des faux docteurs. — Spiritibus erroris. Dans le grec : à des esprits fallacieux. Contraste avec l'Esprit de vérité. Ces esprits séducteurs ne diffèrent pas des mauvais anges qui animaient et inspiraient les docteurs hérétiques ; d'où il suit que l'enseignement de ces derniers est justement appelé la doctrine des démons (et doctrinis. . .). Il devait donc y avoir, à l'époque indiquée par saint Paul , comme « le déchaînement d'un souffle diabolique ». — In hypocrisi loquentium... (vers. 2). Ces mots doivent ■ être rattachés à « attendentes » , et se traduire ainsi : par suite de l'hypocrisie d'hommes proférant le mensonge. Ces menteurs hypocrites ne sont autres que les faux docteurs. Ce n'est pas sans raison que l'apôtre signale leur hypocrisie, car ils prêchaient une vie mortifiée et se livraient à tous les excès. — Cauteriatam habentium... Locution très énergique, qui fait

allusion aux signes dont on marquait (d'ordiniire par le feu) les esclaves et les criminels. Les misérables que décrit l'apôtre portaient gravée sur leur conscience la marque de leur infamie. — Prohibcntinm... (vers. 3). Dans ces détails, on reconnaît les germes du gnosticlsme futur. Les hérétiques en question recommandaient un faux et dangereux ascétisme, condamnant, comme s'ils étaient absolument coupables, tous les plaisirs sensuels. Cf. Col. ii, 16; Clément d'Alex., Slrom., in, 6, 49. — La réflexion quos Deus creavit ad... et son développement dans les vers. 4 et 5, fout ressortir ce qu'il y avait de faux et de contradictoire dans l'injonction abstinere a cibis. Elle renversait l'ordre de choses établi par le Créateur lui-même. Celui-ci, en effet, a produit les divers êtres terrestres pour l'usuge des hommes (cf. Gen. i, 29), qui peuvent s'en servir librement, à condition qu'ils le fassent d'une manière conforme aux intentions divines, notamment avec piété et reconnaissance (ad percipiendum cum...). — Fidelibus, et iis qui... Ces deux expressions désignent les chrétiens, en tant qu'ils ont un droit tout spécial d'user des créatures, conformément au plan de Dieu, puisque ce sont eux qui réalisent le mieux le but du Créateur. — Veritatem. Comme plus haut, la vérité par excellence, l'évangile. — Omnis creatura... (vers. 4). C.-à-d., tout ce que Dieu a, créé. Sur le trait bona est, voyez Gen. i, 31. — Et nihil '•ejiciendum... Conclusion naturelle de Li proposition qui précède. — Elle est aussitôt motivée : Sanatiflcatur enim... (vers. 5). Eii fol , un aliment n'est ni pur ni impur sous le rapport moral ; mais la prière peut le sanctifier, l'élever à une sphère surnaturelle. — Per verbum... Selon quelques interprètes, ces mots se rapporteraient à la bénédiction prononcée par le Créateur dans les circonstances Indiquées Gen. I, 22 et 28. Il est plus probable qu'ils font allusion à ce fait, que les prières d'avant et d'après les repas étaient d'ordinaire empruntées à l'Ancien Testament. Ne peut-on pas, après ce beau développement de l'apôtre, regretter que ces prières soient tombées en désuétude pour beaucoup de chrétiens? — Dans les vers. 3*"- 5,

I TiM. IV, 6-12.

6. Hœc proponens fratiibiis, bonus eris rainister Christi Jesu, enutritus verbis fidei et bonse doctrinœ quam assecutus es.

7. Ineptas autem et aniles fabulas devita, exerce autem teipsum ad pietatem.

8. Nara corporalis exercitatio ad modicum utilis est ; pietas autem ad omnia utilis est, promissionem habens vitse quœ nunc est, et futurse.

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