‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 520 sur 873 · c'est de préférence au nom de la · texte numérisé non relu

c'est de préférence au nom de la

fond du cœur que l'apôtre, dès ses premiers mots, rend hommage aux grandes qualités de Phllémon. » — Gratias ago... Il y a de nouveau une coïncidence frappante entre ce passage et Eph. I, 15-16; Phil. i, 3-4; Col. i, 3-4. Ce fait est tout naturel , puisque les quatre épltres sont à peu près contemporaines. — Deo meo. Expression chère à saint Paul. Cf. Rom. i , 8 ; I Cor. I, 4; Phil. I, 3, etc. — Memoriam tui... Selon la très juste remarque de saint Jérôme, à partir d'ici jusqu'au vers. 24, Paul n'adresse la parole qu'à Philémon : Appia et Archippus disparaissent ; il n'y a plus qu'un cœur-à-cœur intime de deux anciens amis. — Audiens... (vers. 5). Motif de la pieuse action de grâces de l'apôtre : tous les chrétiens qui venaient de Colosses ou des environs vantaient la charité généreuse et la foi toujours active de Philémon. — Quam habes in... et in... Il y a ici ce que les anciens littérateurs nommaient un croisement. Paul a voulu dire, comme il le fait en réalité Col. i, 4 : La foi que tu as en Notre -Seigneur Jésus- Christ, et ta charité envers tous les saints. Il a interverti l'ordre de son petit développement, afin de compléter d'abord ce qui regardait la foi, mentionnée en dernier lieu. — Au lieu de in Domino..., il faudrait, d'après le grec : « in Dominum Jesum » ; la foi dont Jésus est le terme (iipôç). — In (eiç)... sanctos. C.-à-d., envers les chrétiens. — Ut... (vers. 6). L'apôtre Indique ce qu'il demandait à Dieu lorsqu'il priait pour Philémon. Par les mots communicatio fidei tuae, il désigne les libéralités, les aumônes, que la foi suggérait à son saint ami. Sur ce sens du substantif xoivwv t'a, voyez Rom. XV, 26 ; II Cor. vin, 4 et ix, 13 ; Ilebr. xiir, 16, etc. — Evidens. Dans le grec : èvepyyjç, énergique , efficace. — In agnitione. . . operis. . . Le grec dit seulement : dans la connaissance de tout bien. Ces mots expliquent le résultat que Paul désirait voir effectué par les saintes aumônes de Philémon : ceux qui en étaient les témoins ou l'objet obtiendraient une connais-

sance'plus parfaite (£7rcyva>(rtç) de la puissance de l'évangile et des grands biens que nous possédons grâce à Jésus -Christ. — In vobis. En nous , d'après la meilleure leçon du grec. — In Christo : eïç Xpiaxov à l'accusatif ; par rapport au Christ, qui doit être, en effet, le but de toutes les bonnes œuvres des fidèles. — Gaudium enim... (vers. 7). Épanchant son âme dans celle de Philémon, Paul lui dit la joie personnelle qu'il a ressentie de sa conduite si charitable. — Quia viscera. . . Ce terme expressif revient jusqu'à trois fois dans l'épître (voyez les vers. 12 et 20). Les anciens regardaient les entrailles comme le siège de l'émotion, de l'affection. — Les mots per te, frater, renvoyés à la fin de la phrase, sont d'un bel effet.

2° Le corps de l'épitre. Vers. 8-21.

Après ces préliminaires, Paul croit le moment venu d'exposer sa requête ; il la présente en des termes très simples, et en même temps très capables de gagner Philémon à sa cause.

8-16. Exposé des faits. Trois pensées sont tour à tour développées : l'apôtre se place luimême, avec l'esclave coupable, sous les yeux de Philémon, vers. 8-12; il décrit un projet qu'il avait forméau sujet d'Onésime , inaiB auquel il a renoncé, vers. 13-14; il marque l'intention que la Providence avait eue peut-être, en permettant la fuite de l'esclave, vers. 15-16. — Propter quod : à cause de toutes les preuves que Philémon avait données de sa foi et de sa charité. — Multam fiduciam (uapp-^aïav, la liberté de tout dire) habens... En tant qu'apôtre, Paul aurait eu le droit de donner à son ami des ordres formels sur le point en question. — La 'formule in Christo Jesu dépend du verbe imperandi, qu'elle qualifie ; commander « dans la sphère du Christ », c.-à-d., en tant que son envoyé et son ministre. — Quod ad rem... ; t6 àvrixov, ce qui convient. Ce mot n'est employé que dans les épîtres composées durant le premier emprisonnement de saint Paul à Rome. Cf. Eph. v, 4 et Col. III, 18. -— Propter caritatem (ver*

Philem. 10-14.

charité qne je t'adresse une prière, tel que je suis, liioi, Paul, vieillard, et de plus maintenant prisonnier de Jésus- Christ.

10. Je te p«'ie pour mon fils, que j'ai engendré dans les chaînes, pour Onésirae,

11. qui t'a été autrefois inutile, mais qui maintenant est utile et à moi, et à toi,

12. et que je te renvoie. Accueille -le comme mon propre cœur,

13. Je voulais le retenir auprès de moi, pour qu'il me servît à ta place dans les chaînes que je porte pour l'évangile ;

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