‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 538 sur 873 · Vivus est enim sermo Dei, et effi · texte numérisé non relu

Vivus est enim sermo Dei, et effi

de son repos ; maig c'est surtout en vue de l'homme qu'il l'a béni comme jour consacré au repos. L'homme aussi devait jouir d'un repos perpétuel ; toutefois , après qu'il eut péché , il fut au contraire condamné à un rude labeur. Cependant, le Chi'ist a enlevé la malédiction divine, et le repos sera rendu un jour aux hommes, quoique en d'autres conditions, car les promesses du Seigneur ne sont jamais frustrées de leur effet. — Quoniarn ergo... Preuve que nous pourrons profiter, nous aussi, du divin repos (vers. 6-10). — Superest introire... Cela résulte du vers. 4. — Quosdam est un ebphémisme, comme ci-dessus, in, 16. — Et ii quibus... Dans le grec : Ceux qui avaient autrefois reçu la bonne nouvelle (la promesse qu'ils se reposeraient dans le pays de Chanaan). Il s'agit des Hébreux de Moïse. Cf. m, 8-11. — Iterum terminât (vers. 7), Dieu a déterminé par l'intermédiaire du poète sacré diem quemdam, c.-à-d., la période désignée dans le psaume ( in David ) par l'adverbe « Hodie ». — Tantum temporis: tout le temps qui s'est écoulé entre Moïse et David (plus de quatre cents ans). — Sicut supra... : Hodie si... Voyez m, 7-8, 15. En faisant dire aux Israélites par David : Aujourd'hui ne fermez pas vos oreilles à ma voix. Dieu affirmait implicitement que sa promesse de repos subsistait encore. — Nam si eis... (vers. 8). L'auteur démontre qu'il en est réellement ainsi.

— Jésus est la forme grecque donnée par les Septante au nom hébreu de Josué (Y'hôsaa').

— Requiem praestitisset. Josué avait inti'oduit finalement dans le lieu du repos ceux des Hébreux sur lesquels n'était pas tombé le divin anathème ; mais le sens de l'ancienne promesse n'avait point été épuisé par là même, puisque,

plusieurs siècles après la conquête de la Palestine, David avait engagé son peuple, au nom du Seigneur, à ne pas se laisser priver, par sa propre faute, du repos qui continuait de lui être offert. — De alia... posthac... C.-à-d., d'un autre jour, qui devait arriver plus tard. — Itaque relinquitur... (vers. 9). Conclusion de la petite argumentation qui précède. Le substantif sabbatismus est caïqué sur le grec aaSêa- Tia[j.oç, lequel dérive lui-même du mot aaêêaxi^eiv , inventé par les LXX pour traduire le verbe hébreu sâbat (célébrer le jour du sabbat). Il signifie donc : jouissance du repos, célébration du repos. — Populo Dei. Non plus aux Juifs, mais au véritable Israël, aux chrétiens. Cf. Gai. VI, 16, etc. — Qui enim... (vers. 10). L'apôtre justifie sa dernière assertion. Au vrai peuple de Dieu est réservé le repos final, à l'exemple de ce qui s'est passé pour Dieu luimême.

11-13. Grande responsabilité de ceux qui ont reçu cette promesse de repos. — Festinemus... L'exhortation reparaît, très pressante. Comp. le vers. 1; m, 1, 12-14. Le verbe suppose des efforts et de l'empressement. — Ergo : puisque ce saint et bienheureux repos est encore accessible. — Ut ne in idipsum... Ceux qui ne se hâteraient pas courraient le risque d'être privés du divin repos, comme le furent les Hébreux dans le désert. Cf. ni, 18-19. — Vivris... enim... (vers. 12). L'exhortation qui précède est motivée par la nature même de la révélation divine, qui exige l'activité, le zèle. — Sermo Dei (o Xdyo; xoO ôeoO). Non pas le Verbe personnel de Dieu, quoique plusieurs Pères et divers commentateurs aient adopté cette Interprétation (saint Athanase, saint Isidore,Théophylacte,etc.),

Hebr. IV, 13-14.

cax, et penetrabilior omni gladio ancipiti, et pertingens usque ad divisionem auimae ac spirituB, compagum qiioque ac medullarum, et discietor cogitationuni et intentionum cordis.

13. Et non est ulla creatura invisibilis in conspectu ejus ; omnia autem nuda et aperta sunt oculis ejus, ad. quem nobis sermo.

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