‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 554 sur 873 · Considérez combien est grand cet · texte numérisé non relu

Considérez combien est grand cet

dès les temps les plus reculés, des traces d'un sacerdoce supérieur à celui de la théocratie mosaïque , et que ce sacerdoce trouva sa pleine réalisation en Jésus - Christ. Dans les vers. 1-25 il n'est pas question du pontificat, mais seulement du sacerdoce ; le nom de grand prêtre ne reparaîtra qu'au vers. 20.

Chap. VII. — 1-3. Ce que fut Melchisedech. L'apôtre est obligé d'entrer dans quelques détails à ce sujet, afin d'éclaircir l'expression « secundum ordinem Melchisedech ». Cf. vi, 20. Il mentionne d'abord, vers. 1-2», les faits historiques qui concernent cet éminent et mystérieux personnage. Voyez Gen. xiv, 18 - 20 et le commentaire. — Salem ne serait autre que Jérusalem , d'après la tradition juive et la plupart des interprètes chrétiens. — Le titre sacerdos Dei summi est emprunté à Gen. xiv, 18. Le Dieu très haut, c'est le Dieu suprême et absolu, le seul vrai Dieu. — Le trait régressa a caede... est raconté Gen. xiv, 1-17. Abraham, victorieux de quatre puissants rois de l'Orient, qui avaient envahi le sud de la Palestine, était alors « au sommet de la grandeur humaine ».

— Benedixit ei. Dans les termes qui nous ont été conservés Gen. xiv, 19 - 20». Cet acte était celui d'un supérieur à l'égard de son inférieur, et Abraham reconnut, en effet, la supériorité de Melchisedech par sa propre conduite : cui et décimas... (vers. 2). Voyez Gen. xiv, 20^ — Primum quidem. . . Après avoir rappelé ces détails historiques, l'apôtre décrit brièvement le caractère typique de son héros, à l'aide de divers traits empruntés au récit ou au silence des saints Livres relativement à Melchisedech.

— Rex justitiœ est la traduction littérale du nom hébreu Malki?édeq. C.-à-d. , roi juste. Voyez Josèphe, Bell, jud., vi, 10. — Salem. Le substantif hébreu salôm signifie : paix. Rex pacis : roi qui procure la paix, roi pacifique. Comme roi de justice et comme roi de paix,

Melchisedech est le type du Messie. Cf. I Par. xxn , 8 et ss. ; Ps. lxxi , 3 et 7 ; Jer. xxiii , 6 et xxxiii, 15-16 ; Dan. ix, 24; Mich. v, 5; Mal. IV, 2, etc. Dans l'antiquité, et tout particulièrement chez les Juifs, les noms avaient une importance considérable ; il n'est donc pas surprenant que notre auteur en tire parti dans l'intérêt de sa thèse. — Il trouve aussi d'autres circonstances figuratives dans le silence même de la Genèse par rapport à la naissance et à la mort de Melchisedech : sine pâtre , sine... (verset 3). Fait remarquable dans l'Ancien Testament, où les généalogies jouent un si grand rôle : la Genèse est tout à fait muette en ce qui concerne l'origine du roi de Salem, et elle ne le rattache à aucune lignée d'ancêtres. Elle l'introduit brusquement, comme s'il n'avait ni père, ni mère, ni généalogie (les mots àTrârcop, àjjLY)Tcop sont très classiques en ce sens). — Neque initium..., neque... Allusion à son apparition subite sur la scène historique, et à sa disparition non moins subite. — Tous ces détails, qui ne sont qu'imparfaitement vrais pour Melchisedech , le sont parfaitement pour le Fils de Dieu, dont il est pour cela même le type ; assiinilatv^ Filio. . . En effet , le Messie a une origine toute divine; il n'a eu par là même ni commencement ni fin. — Sacerdos... Simple prêtre (lepeuç) et seulement in perpetuum (eIç to 6iY]vexéç), tandis que Jésus-Christ est « pontifex in aeternum ». Cf. vi, 20, etc. — Manet. Melchisedech est censé demeurer prêtre à tout jamais, puisque les saints Livres ne mentionnent pas sa mort, et qu'il a été seul de sa catégorie.

4-10. Melchisedech et le sacerdoce lévltique. L'apôtre établit cette comparaison afin de mieux montrer, d'une part, ce que c'est que d'être prêtre à la manière de Melchisedech, et, de l'autre, la supériorité de ce sacerdoce sur celui de Lévi. — Intuemini... quantus... Le ver». 4

Hebr. VII, 5-9.

homme, auquel le patriarche Abraham donna la dîme des plus riches dépouilles.

5. Ceux des fils de Lévi qui reçoivent le sacerdoce, ont, d'après la loi, l'ordre de lever la dîme sur le peuple, c'est-àdire sur leurs frères, quoique ceux-ci soient sortis aussi des reins d'Abraham.

6. Mais celui dont la génération n'est point comptée parmi eux a levé la dîme sur Abraham, et a béni celui qui avait les promesses.

7. Or, c'est sans contredit l'inférieur qui est béni par le supérieur.

8. Et ici, ce sont des hommes mortels qui reçoivent la dîme; mais là, c'est quelqu'un dont il est attesté qu'il est vivant.

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