Lex enim homines constituit sa
prochent de Dieu par la voie que nous a ouverte notre pontife. Comp. le vers. lO*"; x, 19, etc. — Semper vivens... C'est l'idée principale âe toiit ce passage. Comp. les vers. 15 et ss. — Ad interpellandum. l^e verbe èvTuy/âveiv, très rarement employé dans le Nouveau Testament, a d'abord la signification de rencontrer quelqu'un, puis celle de demander quelque chose à la personne rencontrée. — Pro nobis. Pour eux , d'après le grec; c.-à-d., pour ceux qui s'approchent de Dieu grâce au Christ.
26-28. Sainteté parfaite de notre grand prêtre. Ces lignes admirables sont le digne épilogue de tout ce qui concerne le sacerdoce de Jésus selon l'ordre de Melchisédech. — Talis. Expression emphatique: un prêtre éternel, jouissant d'un pouvoir absolu. Comp, les vers. 24 et 25. — D cehat. Sur cette locution délicate, voyez ii, 10 et le commentaire. Toute faible qu'est notre Intelligence, elle est cependant capable, en raison des lumières que lui communique la révélation , de comprendre la correspondance adéquate qui existe tntre les qualités de Jé-us comme prêtre, et nos besoins multiples. — Suit une belle description, qui nous montre notre pontife dans le ciel, avec toutes ses perfections. Les trois épithètes sanctus, innocens, impoUn- Uis, représentent le Christ-prêtre comme saint en lui-même (oatoç), comme dégagé de toute malice et de tout péché (axaxoç) et comme immaculé (a[J.''avTO?), malgré ses relations avec un monde coirorapu et corrupteur. — Segregatus... et... Ces doux traits exposent ce qui a suivi la mort de notre pontife. Durant toute sa vie mortelle, 11 avait été lntérieui*ement séparé des pécheurs par la sainteté de sa vie ; cette séparation a pris un caractère permanent dans le ciel, où il a été élevé le jour de son ascension (excelsior cselis...; cf. IV, 14, etc.). — Qui non habet... (vers. 27). Plus bas, au lieu de quemadmodum sacerdotes^, le grec dit : comme les pontifes. Ce n'est donc pas entre Jésus et tous les prêtres juifs, mais seulement entre lui et les grands prêtres, que la coniparaison est établie. D'autre part, nous verrons ci -dessous (cf. ix, 7 et 25) que le pontife d'Israël n'entrait qu'une seule fois par an dans 1p Saint des saints, afin d'y offrir des sacrifices pour lui-même et pour le peuple. Il suit de là que l'adverbe quoHdie ne se rapporte pas
aux grande prêtres i.-raclites, mais à rjeu\re du pontife de la nouvelle alliance. Cet e œuvre est quotidienne, perpétuelle. Si notre poi tife n'avait pas une sainteté parfaite, il devrait, pour accomplir dignement ses fonctions, se purifier
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Apprcts d'un sacnlic-. (.Peiuture d'un vase grec.)
chaque jour par des sacrifices expiatoires, comme le faisaient les grands prêtres juifs dans la drconstance mentionnée; mais cette humilianto nécessité n'exi.«te pas pour lui, — Prius pro suis... Comme il est dit Lev. xvi, 6 et s=. — Hoc... fecU. Ces mots ne retombent que sur Ij fait signalé en dernier lieu : deinde pro... populi.
— Semel : une fois pour toutes. Ce sacrifice unique a suffi, à cause de Fa valeur Infinie. Cf. IX, 12, 25-28; X, 10, En effet, il a consisté dans l'immolation de Jésus- Christ lui-même: seipsum offerendo. C'est la première fois que Jésus Cft ouvertement présenté dans les écrits du Nouveau Testament comme prêtre et victime tout ensemble. Sa mort sur la croix fut donc un acte sacerdotal et un vrai sacrifice.
— Lex enim... (vers. 28). Trait final, en ce qui concerne cette première pan le de la démonstration commencée iv, 14. Il résume tout ce qui a été dit ici même, à partir du vers. Il : Les prêtres juifs étaient faibles et imparfaits; le nôtre est tout saint et tout parfait. — Hominca contraste avec Filium : de .«impies mortels, le Fils de Dieu. — Infirmitatem : toutes sortes d'infirmité-i, au moral surtour. Cf. v, 15, etc. —
Hebr. VIII, 1-4.
cerdotes infirmitatera habentes ; sermo alitera jurisjurandi, qui post legem est, Filiiim in seteinum peifectiim.
prêcher des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment, qui est postérieure à la loi, institue le Fils, qui est parfait pour l'éternité.