‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 563 sur 873 · Si donc il était sur la terre, il ne · texte numérisé non relu

Si donc il était sur la terre, il ne

Sermo... jv.risjurandi. C.-à-d., le serment dont parle le Ps. cix. Voyez le vers. 21. — Qui post legem... En effet, la loi est de beaucoup antérieure à la révélation de ce serment divin , qui n'a été faite qu'à David et par David. — Filium in mternum. . . La perfection de notre pontife est donc idéalement parfaite, puisque c'est celle du Fils de Dieu.

§ II. — Le Christ l'emporte sur les prêtres de l'Ancien Testament par l'exercice même de son sacerdoce. VIII, 1-X, 18.

Le paragraphe qui précède a manifesté l'excellence de notre pontife dans sa personne même, comparée à celle des prêtres juifs. L'auteur envis;)ge maintenant son ministère sacerdotal proprement dit. Le parallèle porte sur detix points principaux : le local où s'exerce ce ministère, puis le sacrifice offert par Jeaua-Chrint.

1° Vue d'ensemble sur le local et les conditions de l'œuvre sacerdotale de Jésus. VIII, 1-13.

Deux pensées sont développées successivement: le nouveau sanctuaire, vers. 1-6, et la nouvelle alliance, vers. 7-13. La seconde est donnée comme con-équence de la première.

Chap. VIII. — 1-6. Le vrai tabernacle. L'auteur fait ce raisonnement : Jésus-Christ accomplit ses fonctions de grand prêtre dans le ciel ; or, c'est là un sanctuaire bieu supérieur au tabernacle mo-iaïque, qui était tout terrestre et seulement une copie très imparfaite du tabernacle du ciel. — Les mots Capitulum... super... sont une formule d'introduction. Le substantif xecpocAatov signifie tantôt «sommaire», tantôt « point principal ». Cette dernière interprétation

convient mieux ici, car ce que nous allons lire « est moins un sommaire de l'enseignement de l'apôtre, qu'une indication de la pensée principale qui l'inspirait ». — Super ea gwa?... C.-à-d., touchaîit le sujet actuellement traité (le pontificat de Jésus ). — Ce point principal , le voici : Talem... qui consedit... Le grand prêtre des chrétiens a dans le ciel même sa résidence et son sanctuaire. Cf. i , 3 , 13 ; x, 12 ; xii, 2. — Sedis ( mieux : du ti'ône) magnitudinis. Expression très solennelle. Voyez i, 3 et le commentaire. — Sanctorum minister. C- à • d., le ministre sacré (XsiToupyoç) du sanctuaire (tcôv àyifov est au neutre et désigne le Saint, le sanctuaire, à la manière juive). Cf. Ex. xxxix, 1, etc. Voyez aussi ix, 3, 8, 12. — Tabernaculi veri. Comp. ix, 11, où cette locution est expliquée. L'allusion est facile à saisir. A l'origine, le local du culte mosaïque était une simple tente, un tabernacle, comme ntms disons d'après le mot latin ; mais ce n'était là qu'une figure du tabernacle réel et idéal (àXr|Otvf|Ç), le ciel, où notre pontife exerce ses fonctions. Cf. IX, 24. — Quod fixit iÏTzri^zv, le terme classique pour exprimer la notion de dresser une teute). .. Ce trait insiste sur le caractère supérieur et surnaturel du lieu où s'accomplit le nouveau culte. — Omnis enim... Les ver?. 3-4 démontrent que Jésus, en sa qualité do grand prêtre, est le ministre du sanctuaire céleste, idéal. La pensée est d'abord toute générale : Un pontife n'est pas institué sans raison et sans but, mais pour offrir à Dieu des sacrifices (cf. V, 1) ; d'où 11 résulte qu'il doit avoir, d'un côté, quelque chose à offrir, et de l'autre , un local où il remplira ses fonctions de sacrificateur. — M hune ( pronom accentué ) : ce pontife égale»

Hebr. VIII, 5-6.

serait pas même prêtre, puisqu'il s'y trouve déjà ceux qui offrent des oblations selon ]a lo\,

5. lesquels exercent un culte qui n'est qu'une tigiire et une ombre des choses du ciel, iiinsi qu'il fut répondu à Moïse, lorsqu'il allait construire le tabernacle : Vois, dit Dieu, fais toutes choses selon le modèle qui t'a été montré sur la montagne.

6. Mais notre pontife B> reçu un ministère d'autant plus excellent, qu'il est le

esset sacerdos, cum essent qui offerrent secundum legem munera,

5. qui exemplari et umbrœ deserviuiit cœlestium, sicut responsum est Moysi , cum consumraaret tabernaculum : Vide, inquit, omnia facito secundum exemplar quod tibi ostensum est in monte.

6. Nunc autera melius sortitus est miiiisterium, quanto et melioris testa-

ment; c.-à-d. le nôtre, Jésus - Christ. Comp. le vers. 1. — Si ergo... (vers. 4). Dès lors que Jésus - Christ devait exercer le rôle de grand prêtre, c'est au ciel, et non sur la terre, qu'il lui fallait remplir son ministère. — Esset super... Si Jésus était resté ici-bas au lieu de remonter au ciel , il ue pourrait pas môme être prêtre ( nec. . . sacerdos ; , ni à plus forte raison grand prêtre. Le motif en est très simple : c'est qu'il existait déjà sur la terre des prêtres divinement institués, et que leur sacerdoce e.«t iiicom-

la copie d'un archétype tout céleste , comme II va être ajouté ; l'ombre d'une réalité future. — Deserviunt. D'après le grec : ils rendent un culte (XaTpeuouaiv). — Cselestium. Au pluriel neutre : les choses supra - célestes ( ainsi dit le grec). Cette locution abstraite désigne l'archétype et la réalité en question. — Sicut responsum... Plutôt, d'après le grec : Ainsi que Moïse fut averti par un oracle. — Cum com^ummaret. . . Circonstance spéciale dans laquelle Moïse reçut cette révélation. Il était sur le point de

Vue iicispccave du tabeiiiuule et de son enceime.

patlble avec celui du Christ (cf. vu, 14). Le grec ne dit pas ciivi essent..., mais « cura sint », au présent ; d'où l'on conclut à bon droit que le culte juif subsistait encore lor-^que la lettre fut composée : elle parut par conséquent avant la ruine de Jérusalem. — Le trait secundum legem est important. On offrait ici-bas h Dieu les sacrifices exigés par lui ; il fallait donc que le nouveau pontife offrît le sien dans le ciel. — Qui (o'.Tiv^ç, lesquels prêtres juifs).,. Autre belle pensée , vers. 5 - 6 : ces prêtres et le tabernacle étaient le type du sacerdoce tout céleste de Jésus- Christ. — Exemplari et umhrse Deux expressions significatives. Le sacerdoce lévitique n'était qu'une copie i'jTzoleiyiJ.ciii) et qu'une ombre :

construire ([xéXlhtv èuiteXeiv) le tabernacle. — Vide, inqnit (scil. « Deus »). ;. Cette parole est extraite de l'Exode, xxv, 40, et citée librement d'après les LXX (notre auteur insère le mot Tcâvxa, amnia). — Secundum exemplar (tov fjTtov) : selon le type, le modèle. — Nunc au^em... (vers. 6). Antithèse avec les vers. 4-6: maintenant , d'après l'état réel des choses. — Le mot mittisieriMm (Xettoupyt'oç) nous ramène au divin XstTOupYdç du vers. 1. C'est lui qui a reçu un ministère plus distingué (ôiaçoptotépor, melius) que celui des prêtres de l'ancienne loi ; par conséquent, un ministère nouveau, qui fait cesser la leur. — Quanto et melioris... Excellente mesure dont on peut se aer»

Hebr. VIII, 7-13.

menti mediator est, quod in melioribus reproraissionibus sancitum est.

7. Nam si illud prius culpa vacàsset, non utique secundi locus inquireretur.

8. Vituperans enim eos dicit : Ecce dies venient, dicit Dominus, et consumraabo super dominn Israël, et super doinum Juda testaraentum novum ;

9. non secundum testamentum quod feci patribus eorum, in die qua apprehendi manum eorum, ut educerem illos de terra ^Egypti ; quoniam ipsi non permanserunt in testamento meo, et ego neglexi eos, dicit Dominus.

10. Quia hoc est testamentum quod disponara domui Israël post dies illos, dicit Dominus : dando leges meas in mentera eorum, et in corde eorum superscribam eas ; et ero eis in Deum, et ipsi ernnt mihi in populum ;

11. et non docebit unusquisque proximum suum, et unusquisque fratrem suum, dicens : Cognosce Dominum; quoniam omnes scient me, a minore usque ad majorem eorum ;

12. quia propitius ero iniquitatibus eorum, et peccatorum eorum jam non memorabor.

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