‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 573 sur 873 · Et tandis que tout prêtre se tient · texte numérisé non relu

Et tandis que tout prêtre se tient

notre commentaire, t. IV, p. 122-123). Ce passage est certainement messianique. Il est cité d'après les LXX, avec quelques légères modifications. — Les mots hostiam et ohlationem représentent les sacrifices sanglants et non sanglants du culte juif (voyez v, l*» et les notes) ; les premiers sont désignés encore, au point de vue de leurs effets (l'adoration ou l'action de grâces, la propitiation ), par la formule holocautomaoa pro peccato ( vers, 6 ; lisez , d'après le grec : « holocautomata et pro... »). — Corpus... aptasti... D'après le texte hébreu du psaume : Tu m'as percé Its oieilles; c,-à-d. : Tu m'as donné le sens de l'ouïe. Plus clairement : Tu m'as montré qu'avant toutes choses je dois t'obéir. Les Septante ont généralisé la pensée : Dieu a donné un corps à son Christ, pour qu'il l'iitilisât de toutes manières à son service. — Ecce venio (vei*s. 7). Dans le grec : Voici, je suis venu. A peine l'ordre divin eut -il retenti, que le Christ accourut pour l'accomplir. — In capite libri. Le grec porte : èv xecpaXtSi êtêXiou ; expression qui désigne probablement le montant de bois autour duquel on enroulait les manuscrits de parchemin (Atl. arch., pi. lxx, fig. 4). Suivant l'hébreu : Dans le rouleau du livre ; c.-à d,, dans le livre en forme de rouleau (Atl. arch., pi. Lxvin, fig. 1, 2, 4). — Ut faciam... Ces mots correspondent à « corpus... aptasti... », et indiquent le motif pour lequel Dieu a donné un corps au Messie. — Superius (Zicens... Dans les vers. 8 et 9, l'apôtre argumente sur l'oracle qu'il vient de citer, et 11 prouve que le Christ, par sa généreuse oblation, a remplacé à jamais les victimes légales. «. Superius » : dans la première partie de la citation. — Au lieu de holocautomata pro...y il faudrait encore : les holocaustes

et (les sacrifices) pour le péché. Voyez les notes du vers. 6. — Tune dixi (vers. 9). Dans le grec : Alors il a dit. Petite formule par laquelle l'auteur introduit la seconde partie de l'oracle, de même qu'il avait introduit la première par les mots a Superius dicens ». — Avfert (scil. : « Christus »). .. Il abroge, il annule les sacrifices légaux, représentés par l'adjectif primum, et il leur substitue l'accomplissement idéal de la volonté divine, par son propre sacrifice. Au lieu de sequens, le grec dit : xb ÔP.urepov, la seconde chose ( spécifiée dans l'oracle ). — In qua voluntate (vers. 10). C.-à-d. : dans la volonté de Dieu, exécutée par Jésus -Christ de la manière la plus intégrale. Ce verset signale l'heureux résultat de l'obéissance de Notre - Seigneur, en ce qui nous concerne : elle a produit notre sanctification parfaite ( sar/ctifîcati sumus), tandis que les milliers de victimes immolées pour Israël n'avaient pas réussi à le purifier réellement. — Per oMatiovem corporis... Ce corps sacré avait été précisément donné à Jésus pour qu'il l'offrît sur l'autel de la croix. Voyez le vers. 5^. — L'adverbe semel (ècpàiraO est renvoyé à la fin de la phrase, pour accentuer la pensée.

11 - 14. L'état de gloire et de puissance dans 1 lequel se trouve actuellement notre pontife atteste aussi l'efficacité de son sacrifice. Le contraste continue entre Jésus - Christ et les prêtres de l'Ancien Testament ; l'apôtre reprend la pensée du vers. 1, pour la développer davantage. — Sacerdos donne la meilleure leçon du grec (lepeûç, et non àp^iepeû;, grand prêtre). — Prsesto est : ï<7Ty]v.ev , est debout. C'était l'attitude des ministres du culte chez les Juifs. Cf. Deut. X, 8 ; xviii, 7, etc. — Quae nunquam

Hebr. X, 12-17.

debout chaque jour, faisant le service et offrant plusieurs fois les mêmes victimes, qui ne peuvent jamais enlever les péchés ;

12. celui-ci, après avoir offert une seule victime pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu,

13. attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.

14. Car, par une seule oblation, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

15. C'est ce que l'Esprit- Saint nous atteste lui - même ; car, après avoir dit :

16. Voici l'alliance que je ferai avec eux après ces jours-là, dit le Seigneur; je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit ;

17. il ajoute : Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités.

est quotidie ministrans, et easdem ssepe offerens hostias, quœ nuuquam possunt auferre peccata ;

12. hic autem unam pro peccalis offerens hostiam, in sempiternum sedet in dextera Dei,

13. de cetero expectans donec ponantur iniraici ejus scabellum pedum ejus.

14. Una enim oblatione, consummavit in sempiternum sanctificatos.

15. Contestatur autem nos et Spiritus sanctus. Postquam enim dixit :

16. Hoc autem testamentum quod testabor ad illos post dies illos, dicit Dominus ; dando leges meas in cordibus eorum, et in mentibus eorum superscribam eas;

17. et peccatorum et iniquitatum eorum jam non recordabor amplius.

possunt... Comme plus haut, vers. 1^. Jamais, eussent -ils été offerts pendant plusieui's autres milliers d'années, les sacrifices lévitiques n'auraient pu réussir à effacer les péchés. — Eic auttm. .. (vers. 12). L'autre partie de l'antithèse : le nouveau pontife, opposé aux prêtres anciens. — L'adjectif una7n est mis en avant avec beaucoup d'emphase. — Oferens. Le grec emploie le temps passé : Ayant offert une seule victime. C'est un fait accompli une fois pour toutes. — Le trait scdet (âxâOtffsv, 11 s'est assiïs ) contraste fortement avec les mots

TPrêtres païens immolant un taïucaa. (Bas -relief romain.)

« praesto est quotidie ministrans » du vers. 11. Après avoir offert son unique sacrifice, le pontife dn Nnnvia^ Testament se tient à jamais aselB sur eon trône royal du ciel, à la droite

de Dieu. Cf. i, 3'>, etc. — De cetero expectans... (vers. 13). Ce qu'il attend avec une majestueuse patience et une absolue cetticude, c'est son triomphe final sur tous ses ennemis : donec ponantur... Allusion au Ps. cix, 1, qui a été appliqué à Jésus-Christ dès le début de l'épître (cf. I, 13). — Una enim... (vers. 14). L'auteur explique pourquoi le Christ, après avoir oïîert un seul sacrifice, a pu aller ainsi se reposer dans le ciel : par cette oblation unique, il a rendu parfaits (TET£).ita)X£v, consummavit) ceux pour qui il s'était immolé, c.-à-d. les chrétiens, nommés sanctifiés C sanctificatos) comme au vers. 10. Par contraste, voyez vu, 19.

15-18. Par son sacrifice, Jésus-Christ a complètement l'éalisé l'oracle de Jérémie i-elatif à l'institution de la nouvelle alliance. D'après cet oracle, déjà cité plus haut (cf. vni, 8 et ss.), un des caractères principaux du Nouveau Testament devait être la facilité avec laquelle on obtiendrait alors la rémission des pérbés ; or, l'auteur vient précisément de montrer que l'oblation du Christ a obtenu ce résultat : il suit de là que les sacrifices antiques sont inutiles. — Contestatur. . . nos. . . C.-à-d. : l' Esprit- Saint nous atteste; à savoir, dans la prophétie de Jéréaiie. Sur cette formule d'introduction, voyez II Petr. i, 21, etc. — Postquam... dixit. La phrase qui s'ouvre ici n'a pas été achevée. Pour la compléter, il suffit d'insérer au commencement du vers. 17 les mots (( t-tatira subintulit » : Après avoir dit : Voici l'alliance..., il ajoute aussitôt : Et je ne me souviendrai plus... — Et peccatorum... (vers. 17). L'auteur abrège la citation. Comp. viii, 12. — UM autem... (vers. 18). Conséquence manifeste de la rémission des péchés opérée avec tant de facilité sous la nouvelle alliance. L'apôtre l'indique brièvement, avec l'accent du triomphe : Jam

Hebr. X, 18-21.

18. Ubi autem horum remissio, jam non est oblatio pro peccato.

19. Habentes itaque, fratres, fiduciam in introitu sanctorum in sanguine Christi,

20. quam initiavit nobis viam novam et viventem per velamen, id est, carnem suam ,

Page 1