‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 588 sur 873 · Expectabat enim fundamenta hLi · texte numérisé non relu

Expectabat enim fundamenta hLi

ments faiurs, et par conséquent invisibles (Geii. VI, 12-21). — Metuens. Le grec euXaor,- 6si<: marque une crainte pleine de respect. — AptaiM. La foi de Noé consista pré isément dans cette prompte et religieuse obéissance. — Per quam (« flJera ») damnavit... En effet, tous les contemporains de Noé étant demeurés incrédules, la foi du saint patriarclie était leur condamnation, car elle affirmait d'avance la réalité du châtiment qui devait bientôt les

0ii:^

Noé dans Tarche. (.reiniure des Catacoiubea.)

atteindre. — Sa récompense fat très gr.mde : jW'titiœ... hères... Allusion probable à ce fait, que Noé est le premier homme auquel la Bible attribue explicitement le nom de Juste. Cf. Gen. VI, 9. L'expression « il fut institué héritier de la justice » est remarquable : la justification vient de Dieu ; personne ne saurait l'obtenir par ses propres mérites. — Les mots justiUœ, quee per Jtdem ( -/.atà Tïtoriv, selon la foi ; la justice qui est produite par la foi) )ésumentles magnifiques théories que saint Paul développe dans les épîtres aux Romains et aux Galates.

3« Les ancêtres proprement dits du peuple de Dieu, envisagés comme héros de la foi. XI, 8-12.

8-12. La foi d'Abraham, en tant qu'elle produisit en lui une obéissance patiente. A trois reprises (comp. les vers. S, 9 et 11), l'auteur en signale les degrés spéciaux , qu'il introduit par son

éloquente formule fide. La foi d'Abraham n'est pas moins appréciée des Juifs que des chrétiens : les anciens rabbins disent que, par elle, il a conquis le monde présent et le monde à venir. — Obedivit... Premier degré, vers. 8 : la foi qui produit l'obéissance aveugle. — Qui vocattir... La Vulgate a adopté la variante ô xaXo'j;j.svoc, qui fait allu«ion au changement de nom du patriarche (Gen. xvii, 1 et ss.). « Qui vocatur nanc Abraham , tune vocabatur Abram » (Primasius; de même Théodoret, etc.). Mais la leçon xaXoûfxsvoç, sans article, paraît être mieux garantie. Elle donne cet autre sens : Par la foi, étant appelé (ayant reçu le divin appel), Abraham... — Sans doute, Abraham reçut, au moment même de cet appel, de magnifiques promesses (Gen. xii, 2-3); puis, peu après (Gen. xii, 7), il sut que le pays de Chanaan appartiendrait un jour à ses descendants (in locum... quem accepfiirus...) ; mais ces promesses mêmes demandaient un acte de foi.

Le trait exiit nesciens... met en relief le caractère héroïque de l'obéissance du père des croyants. Cf. Gen. XII, Ib. Fide... (vers. 9-10). Second degré : la foi patiente, qui attend en paix la lente î'éalisation des promesses divines. — Demoratus est. D'après le grec : il habita comme étranger. — L'expression terra repromissionis n'est employée qu'en ce seul endroit de la Bible ; maisi la pensée qui lui a donné naissance remplit le Pentateuque. — Tanquam in aliéna. Et pourtant Dieu avait promis à Abraham que ce pays serait à lui. — In casuUs. Plutôt : dans des tentes. A la façon des nomades, qui n'ont pas d'habitation fixe. Cf. Gen. xii, 8; xiii, 3 ; xviii, 1 et ss. ~- Cnm Isaac et Jacob. Le fils, et le petit -fils d'Abraham, héritiers comme lui de la divine promesse (coheredibus...), partagèrent sa foi et sa patience. Ils s-ont nommés ici avec lui, ^arce qu'ils eurent tous les trois une existence analogue sous le rapport de la foi qui attend. Ils séjournèrent l'an après l'autre comme des étrangers dans le pays de Chanaan, n'y possédant à peu près rien. — Motif de leur attente pleine de patience : expectabat enim... (vers. 10). P,irole profonde : les espérances d'Abrahamallaient bien au delà

Hebr. XI, 11-16.

bentem civitatem, cujus artifex et conditor Deus.

11. Fide et ipsa Sara sterilis virtntem in conceptioiiem seminis accepit, etiam prœter tempus setatis, quoniam fidelem credidit esse eum qui repromiserat.

12. Propter quocl et ab uno orti sunt (et hoc emortuo) tanquam sidéra cseli in multitudinem, et sicut arena, quse est ad oram maris, innumerabilis.

13. Jiixta fidem defuncti sunt oranes isti, non aceeptis repromissionibus, sed a longe eas aspicientes et salutantes, et confitentes quia peregrini et hospites sunt super terram.

Page 1