‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 608 sur 873 · Offrons donc par lui sans cesse à · texte numérisé non relu

Offrons donc par lui sans cesse à

tins, etc., U s'agit de la croix, sur laqueUe Jésus- Christ a accompli son sacrifice (comp. le vers. 12). Suivant un certain nombre d'autres interprètes (Cornélius a Lr\p., Calmet, etc.), il serait question de l'autel eucharistique; d'où il suivrait que l'auteur parle du sacriflce de la croix et de la sainte communion dans ce verset. Le premier sentiment nous paraît plus probable, d'après le contexte. La mention de l'Eucharistie conviendrait cependant fort bien ici et « ne sftrait pas sans vérité », comme l'admet un savant exégète protestant, h cause de l'allusion à la manducatlon de la chair des victimes par les prôtres juifs. Cf. I Cor. x, 18. — De quo edere. Ce verbe doit être pris dans un sens métaphorique, si, comme nous le pensons, l'autel dont parle l'apôtre est simplement la croix. Les chrétiens participent aux fruits du sacrifice de Jésus-Christ; les Juifs incréiiulcs n'y ont aucune part. — Qui... dcserviunt ( ot laTpsùovreç). C.-à-d., les prêtres juifs, qui remplissaient les fonctions du culte dans l'ancien tabernacle israélite Ils avaient seuls le privilège ordinaire (le manger les viandes consacrées (cf. Lev. vi, 26; VII, G. etc.). Et pourtant, ils étnient exclus l'e la participation au sacrifice du Sauveur; à ]>lus forte raison la masse du peuple. Les chiéticns, au contraire, jouissent tous de ce droit précionx. — Quorum enim... (vers. 11). La réalité de cette prérogative est démontrée par les prescriptions liturgiques relatives aux sacrifices du grand Jour de l'Expiation. Cf. Lev. xvi , 27. Ce jour-là, le sang des victimes, au lieu d'ôire ré- |) indu auprès de l'autel (cf. Ex. xxix, 12, etc.), oiîiit porté par le grand prôtre dans le Faint ilv,s saints (in sancta. per...). C'c*t précisément la mention du grandi prôtre qui montre aue i'auteur a directement en vue ici les sacrifices (lu jour de l'Expiation. — Les corps des victimes immolées ce jour-là étaient brû es hors du camp; ,'incune partie de leurs chairs n'était mangée : horum corpora... Dans le fait que les prêtres juifs eux-mêmes n'avaient pas le droit de participer à certains sacrifices, l'apôtre voit une preuve qu'ils ne pouvaient pas non plus avoir part à l'unique sacrifice de la nouvelle alliance; <^e môme le peuple dont ils étaient les repré-

sentants. ^ Propter quod (vers. 12) : parce que les corps des victimes en question éttiient biûlés en dehors du camp hébreu. — Et Jésus. Jésus lui-môme, en tant qu'il s'est offert eu sacrifice pour le salut des hommes (ut sanclificaret...; populum, Tov Xadv, le nouveau peuple ihéocratique, l'Israël chrétien). — Extra portam... En effet, Jésus -Christ a subi la mort sur le Golgotha, qui était alors en dehors das murs de Jérusalem. Cf. Matth. xxvii, 32; Joan. xix, 17 et 20 (Ath gêogr., pi. xiv et xv). D'après l'applic.ition mystique que notre auteur a voulu faire fie ce détail, Jésus est mort en dehors de l'ancien système théocratlque, comme dit fort bien Théo toret. — Exeamus igitur... (vers. 13). Pour participer aux fruits de la passion du Christ, il faut abandonner entièrement le juda'ïsrae, fii^uré par le camp des Hébreux dans le désert. Il est nécessaire en outre de passer par des humiliations et des souffrances semblables aux S'ennes : improperium ejus... (sur cette expression, voyez XI, 26). Allusion aux peines que les chrétiens de Jérusalem enduraient de la part de leurs anciens coreligionnaires. Cf. x, 32-34; XII, 11, etc. — Non enim... (vers. 14). Tarole d'encouragement, destinée à rendre plus facile la séparation totale d'avec le judaïsme, que JésuB exigeait de ses adhérents. L'opprobre ne durera que peu de temps, le bonheur d'avoir suivi le Christ durera toujours. — Hic : ici -bas, et en particulier dans la Jérusalem terrestre. — Ma» nentem civitatem. C.-à-d. : une cité, une patrie, dans laquelle on puisse espérer qu'on demeurera Fans fin. — Sed futuram... : à savoir, la Jérusalem céleste, où nous attend notr^ pontife. Cf. XI, 10, 16 et XII, 2. — Per ipsmn ergo... (vers. 16). Après qu'Us se fieront entièrement fé)>arés du judaïsme, les lecteurs devront n'offrir des louanges à Dieu que par l'intermédiaire de Jésus -Christ. Le pronom « Ipsum » est très accentué : par lui, et seulement par lui. — Hostiam tandis. Cf. Lev. vu, 12; Ps. cvi, 22 et cxv, 17, etc. L'auteur indique, par une belle expression qu'il emprunte à Oàée, xiv, 3 (id est, fructum...), ce qu'il entend par cette victime mystique. « Le fruit des lèvres », ce sont le» louanges que notre bouche laisse abondammenfe

Hebr. XTII, 16-20.

Dieu un sacrifice de louange, c'est-àdire, le fruit de lèvres qui confessent son 140m.

16. N'oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ; car c'est par de tels sacrifices que l'on se rend Dieu favorable,

17. Obéissez h vos guides et soyezleur soumis; car ils veillent, comme devant rendre compte pour vos âmes; et il faut qu'ils le fassent avec joie, et non en gémissant ; ce qui ne vous serait pas avantageux.

18. Priez pour nous ; car nous sommes certains d'avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.

11). Et je vous conjure avec une nouvelle instance de le faire, afin que je vous sois plus tôt rendu.

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