CHAPITRE VI
1. Et vidi quod aperuisset Agnus unum de septem sigillis ; et audivi unum de
1. Et je vis que l'Agneau avait ouvert un des sept sceaux ; et j'entendis l'un
la meilleure leçon du grec : des myriades de myriades, et des millions déraillions. C.-à-d. un nombre incalculable. La myriade équivaut à 10000. — Dicentium (vers. 12). Les anges ont aussi leur beau cantique, qui ressemble à celui qui a été adressé à Dieu par les vieillards. Cf. iv, 11.
— Qui occisus... C'est de nouveau le principal motif de la louange. Comp. le vers. 9. — Virtutem. Dans le grec, ce mot est précédé d'un article, qui se rapporte également aux six autres substantifs. — Divinitatem. Plutôt : la richesse (ttXoOtov) ; c.-à-d., l'ensemble de tous les biens.
— Sapientiam, et..., et... Tous ces attributs sout divins. Cf. I Par. xxix, 11 et ss. — Benedictionem. Cette fois, il y a e-JX&Yiav dans le grec. Voyez IV, 9 et les notes.
13 14. Les félicitations de toutes les autres créatures. — Omnem creaturam... Rien de plus juste que cet éloge universel adressé à l'Agneau,
Guerrier combattant à cheval. ( Monnaie grecque.)
pui-que la rédemption opérée par lui concerne en quelque manière toute la nature. Cf. Rom. VIII, 19 et B3. — In cselo..., et super..., et sub... Co.ume au vers. 3. Au lieu de in, mari, le grec
dit : sur la mer. — Quœ in. eo. Plutôt : « in eis »; les êtres qui sont dans les légions diverses qui viennent d'être énumérées. — Sedenti..., et Agno. Ici, les hommages sont adressés simultanément à Dieu et à l'Agneau. — Benedictio (cOXoyia), et..., et... L'éloge est quadruple cett? fois ; il était septuple au vers. 12, Chacun des substantifs est précédé de l'article dans le grec. — Et quatuor.. ,et viginti... (vers li). Ceux qui avaient ouvert ce concert de louanges (comp. les vers. 8 et 9) l'achèvent aussi, d'un côté par un Amen solennel, de l'autre par une adoration silencieuse (ceciderunt..., et...}.
§ III. — Ouverture des six premiers sceaux. VI, 1-17,
Elle nous fait assister au début des grandes calamités qui annonceront la fin des temps,
1° Les quatre premiers sceaux. VI, 1-8. Ils constituent un groupe à pnrt, comnae le montrent certaines formules identiques du récit, le rôle spécial que les i^cox jouent dans ce passage, et diverses personnifications que nous ne retrouverons pas à l'occasion desi trois derniers sceaux.
Chap. VI. — 1-2. Le premier sceau, — .
Vidi quod... Plus exactement, d'après la
meilleure leçon du grec : Et je vis, lorsque
l'Agneau ouvrit,,. — Unum de quatuor...
Le lion sans doute, puisque les autres sont
déterminés par leur numéro d'ordre. Comp.
les vers. 3, 5, 7 et iv, 7. — Tanquam...
tonitrui. La voix des trois suivants ne fut
probablement pas moins éclatante, bien qu'on
ne répète pas ce détail à leur sujet. — Vcni et
vide. D'api es la leçon la plus accréditée : Viens I
Les deux autres mots paraissent être apocryphe».
Apoc. VI, 2-6.
des quatre animaux qui disait comme d'une voix de tonnerre : Viens et vois.
2. Et je regardai, et voici que imrut un clieval blanc, «t celui qui le montait avait un arc, et on lui donna une couronne ; et il partit en vainqueur, pour vaincre.
3. Et lorsqu'il eut ouvert le second sceau, j'entendis le second animal qui disait : Viens, et vois,
4. Et il sortit un autre cheval, qui était roux ; et à celui qui le montait le pouvoir fut donné d'enlever la paix de dessus la terre, afin que les hommes s'entre - tuassent ; et une grande épée lui fut donnée.
6. Et lorsqu'il eut ouvert le troisième sceau, j'entendis le troisième animal qui disait : Viens , et vois. Et voici que parut un cheval noir ; et celui qui le montait avait une balance dans sa main.