Et ci vit; s non eget sole, neque
qui suit, vers. IQ^-SO. Cotup. Tob. xiit, 21-22; Is. uv, 1-12, et Ez. XXVIII, 16, au sujet des pierres précieuses. Celles - ci étaient à peu près les mêmes que celles qui ornaient le pectoral du grand prêtre juif. Cf. Ex. xxviii, 17-20. — Jaspis. Il est mentionné pour la troisième fois dans ce passage. Comp. les vers. U et 18». — Sapphirus. Peut-être n'était-ce pas notre saphir actuel, aux tons bleu clair, mais le lapis-lazull, opaque et foncé. — Chalcedonius. Ce diamant nest pas signalé ailleurs dans la Bible. Les uns eu font une sorte d'émeraude ; d'autres, une
Améthyste.
espèce d'agate bleue ; d'autres le confondent avec le « carbunculus » , semblable à un charbon ardent. — Smaragdus. L'émeraude proprement dite. Cf. IV, S*". Il n'y a guère, dans la présente liste, que cette pierre, la topaze, la sardoine et le béryl, qui correspondent d'une manière certaine aux diamants qui portent aujourd'hui les mêmes noms. — Sardonyx.
(vers. 20 : pas ailleurs dans la Bible). Peut-êfre une espèce de calcédoine ; ou bien , une variété du béryl , ou encore , une sorte d'onyx , pierre ainsi nommée parce qu'elle avait la couleur de l'ongle humain. — Sardius : la sardoine. Voyez rv, 3 et le commentaire. — Chrysolithns (pas ailleurs dans la Bible). Ce mot signifie : pierre •d'or ; c.-à-d., diamant de couleur jaune d'or. Aujourd'hui la chrysolithe est d'un vert pis-
tache. — Beryllus. Pierre précieuse très admirée des anciens ; sa couleur était le plus souvent vert de mer, parfois bleuâtre ou jaunâtre. — Topazius. Beau diamant transparent, d'un jaune doré, parfois verdâtre. — Chrysoprasus. Une variété du béryl, ou une espèce de calcédoine couleur vert de pomme. — Hyacinthus (pas ailleurs). L'hyacinthe actuelle est une pierre un peu trouble, habituellement rouge ou brune. — Amethystus. Riche diamant, de couleur bleue ou violette. On a quelquefois essayé, mais en pure perte, de donner une signification symbolique à chacune de ces pierres, et aussi de déterminer les apôtres auxquels elles correspondent. Comme le dit spirituellement l'hymne de saint Hildebert,
Qiiis chalcedon, quis liyacinthus, Norunt illi qui suât intus.
— Portse... margaritae... (vers. 21). Des perles énormes, comme il n'y en a point au monde. Le narrateur Insiste sur ce détail : et singulse...
— Il conclut par un mot relatif aux rues de la ville : pJatea... Le substantif TcXaTEia semble désigner une grande place située au milieu de la cité ; selon d'autres , l'ensemble des rues. — Aurum... tanquam... Comme au vers. 18, avec cette différence qu'ici le verre était ôtauyT^ç, perlucidum, et pas seulement « mundum ».
22 - 27. Divers autres détails concernant la Jérusalem nouvelle. Ils se rapportent à son sanctuaire, à son éclairage, à ses richesses et à ses habitants. — Templum mm vidi... Fait qui paraît d'abord surprenant ; mais le voyant en donne une explication très profonde : Dominus enim... et Agnus. Les sanctuaires terrestres ont leur raison d'être, puisqu'ils symbolisent la présence divine; au ciel, où Dieu se manifeste perfiétuellement, un temple serait tout à fait inutile. Remarquez de nouveau la manière dont le nom de l'Agneau est associé à celui de Dieu. Cf. XX, 6 ; XXIX, 3, etc. — (ivitas non eget..^ C vers. 22 ). Cela aussi va tout à fait de soi :
Apoc. XXI, 24 — XXII, 2.
luna, ut liiceant in ea : ram claritas Dei illuminavit eam, et lucerna ejus est Agnus.
24. Et ambulabunt gentes in lumine ejus, et reges terrae afférent gloriam suam et honorera in illam.
25. Et portas ejus non claudentur per diem, nox enira non erit illic.