mais vous l'ouvrirez au pauvre, et
8° L'année sabbatique. XV, 1-11.
Complément des ordonnances portées autrefois sur ce même sujet: Ex. XX m, 10-11; Lev. xxv, 2-7, etc.
Chap. XV. — 1-3. Privilège des débiteurs durant l'année sabbatique. — Fades remisslonem. Cette expression ( hëbr. : relâche) est ensuite expliquée: cui debetur... , repetere non poterit. Non que la dette fût alors complètement éteinte, comme l'ont pensé divers auteurs juifs ; elle n'était que suspendue pour un an , après quoi le créancier rentrait dans ses droits. Mesure très naturel1*;, puisqu'il n'y avait pas de récoltes pen-
dant l'année sabbatique. — A peregrino... ériges. Le privilège n'existait que pour les Israélites.
4-6. Si les Hébreux obéissent â la loi divine, il n'y aura pas de pauvres parmi eux, et pas de nécessité d'emprunter. — Et omnino indigens.„ Comme aux premiers jours de l'Église, Act. rv, 34.
— Fœnerabis... et ipse a mdlo... : indépendance précieuse , créant une grande force pour an peuple.
7-11. Néanmoins, dans le cas où quelques-uns de leurs frères seraient tombés dans la pauvreté, les Israélites doivent les soulager de leur mieux.
— Non contrahes manum..,, aperies • traits prfr-
Deut. XV, 9-16.
vous lui prêterez ce- dont vous venez qu'il aura besoin.
9. Prenez garde de ne pas vous laisser surprendre par cette pensée impie, et de ne pas dire dans votre cœur : La septième année, qui est l'année de la remise, est proche ; et de détourner ainsi vos yeux de votre frère qui est pauvre, sans vouloir lui prêter ce qu'il vous demande ; de peur qu'il ne crie contre vous au Seigneur, et que cela ne vous soit imputé à péché ;
10. mais vous lui donnerez ce qu'il désire, et vous n'userez d'aucune finesse lorsqu'il s'agit de le soulager dans sa nécessité, afin que le Seigneur votre Dieu vous bénisse en tout temps et dans toutes les choses que vous entreprendrez.
11. Il y aura toujours des pauvres dans le pays où vous habiterez. C'est pourquoi je vous ordonne d'ouvrir votre main aux besoins de votre frère qui est pauvre et sans secours, et qui demeure avec vous dans votre pays.
12. Lorsque votre frère ou votre sœur, Hébreux d'origine, vous ayant été vendus, vous auront servi six ans, vous les renverrez libres la septième année,
13. et vous ne laisserez pas aller les mains vides celui à qui vous donnerez la liberté ;
14. mais vous lui donnerez pour subsister en chemin quelque chose de vos troupeaux, de votre grange et de votre pressoir, comme des biens que vous avez reçus par la bénédiction du Seigneur votre Dieu.
15. Souvenez -vous que vous avez été esclave vous-même dans l'Egypte, et que le Seigneur votre Dieu vous a mis en liberté ; c'est pour cela que je vous donne maintenant cet ordre.
16. Mais si votre serviteur vous dit qu'il ne veut pas sortir, parce qu'il vous aime, vous et votre maison, et qu'il trouve son avantage à être avec vous,
bis mutuum, quo euui indigere perspexeris.
9. < lave ne forte subrepat tibi impia COgitatio, et dicas in corde tuo: Appropinquat septimus annus remissionis, et avertas oculos tuos a paupere fratre tuo, nolens ei quod postulat mutuum commodare, ne clamet contra te ad Dominum, et fiât tibi in peccatum.
10. Sed dabis ei, nec âges quippiam callide in ejus necessitatibus subie vandis, ut benedicat tibi Dominus Deus tuus in omni tempore, et in cunctis ad quse manum miseris.
11. Non deerunt pauperes in terra habitationis tuae; ideirco ego prsecipio tibi, ut aperias manum fratri tuo egeno et pauperi, qui tecum versatur in terra.
12. Cum tibi venditus fuerit frater tuus Hebrseus, aut Hebrasa, et sex annis servierit tibi, in septimo anno dimittes eum liberum,
13. et quem libertate donaveris, nequaquam vacuum abire patieris ;
14. sed dabis viaticum de gregibus, et de area, et torculari tuo, quibus Dominus Deus tuus benedixerit tibi.
15. Mémento quod et ipse servieris in terra vEgypti, et liberaverit te Dominus Deus tuus; et ideirco ego nunc proecipio tibi.
16. Sin autem dixerit : Nolo egredi, eo quod diligat te, et domum tuani, et bene sibi apud te esse sentiat,
toresques. — Cave ne... subrepat. A l'approche de la septième année, on aurait pu se dire : Si je prête maintenant, je ne rentrerai que très tard dans mes fonds ; la conséquence probablo eût été, vu l'égoïsme humain : avertas oculos... — Non deerunt pauperes. Cf. Matth. xxvi, 11. Moïse ne prévoit que trop bien la désobéissance d'Israël, qui empêchera la réalisation des promesses contenues aux vers. 4-6.
9° L'affranchissement des esclaves. XV, 12-18.