Que mes instructions soient comme
la pluie qui B'épaissil dans les nuées, -que
mes paroles Be répandent comme la 10-
comme la pluie sur l'herbe, et
comme les gouttes d'eau sur le gazon.
'.i. Car je proclamerai le' nom du Seigneur. Rei .1 uotre I lieu.
4. Les œuvres de Dieu sont parfaites, et toutes ses voies sont pleines d'éq : I >ieu e 1 fidèle à ses promesses, i éloigné de toute iniquité, et il est rempli de justice et de droiture.
5. Ceux qui (Mutaient 1 i indignement le nom de ses enfants l'ont offensé; ils se sont souillés : c'est une race pervertie et corrompue.
6. Est-ce là, peuple fou et insensé, ce que vous rendez au Seigneur? N'est-ce pas lui qui est votre père, qui vous a possédé comme son héritage, qui vous a fait, et qui vous a créé?
7. Consultez les siècles anciens, considérez la suite de toutes les races; interrogez votre père, et il vous instruira; vos aïeux, et ils vous diront ces choses.
8. Quand le Très -Haut a fait la division des peuples, quand il a séparé les enfants d'Adam, il a marqué les limites des peuples selon le nombre des enfants d'Israël ;
9. mais la portion du Seigneur, c'est son peuple, et Jacob est la part de son héritage.
10. Il l'a trouvé dans une terre déserte, dans un lieu affreux, et dans une
clarations. Cf. rv, 2fi ; xxx, 19; Is. 1, 2; Jer. n, 12, etc. — Ut pluvîa doctrina mea... Métaphores orientales, par lesquelles le poète marque son ardent désir de produire par ses paroles un effet salutaire sur ses auditeurs : il voudrait qu'elles fussent à leurs cœurs ce qu'est la pluie au gazon desséché. — Date magnificentiam... Vive et rapide interpellation ; en même temps , transition au thème du cantique.
3" Le thème. XXXII, 4-5.
.' 4-5. Contraste entre la fidélité de Jéhovah et l'ingratitude d'Israël. C'est l'idée qui sera développée dans le corps du poème. — 1° L'équité et la fidélité du Seigneur, vers. 4 : six expressions synonymes accumulées, et, en tête, le nom de « rocher » (aw, au lieu de Dei), qui figure si bien l'immutabilité divine, l'inébranlable sécurité que 6a protection confère à son peuple. Cette appellation reviendra plusieurs autres fois dans la suite du cantique (vers. 15, 18, 31, 37, texte u ) , et fréquemment dans les psaumes ; la Vul rate le traduit d'ordinaire par « Deus ». — 2° L'infidélité des Israélites, décrite (vers. 6) en quelques mots pleins de vigueur. Non filii ejus ./i nuïdibus. Littéral. : Kon sea enfants, (mais)
leur souillure. C.-à-d.:de vrais enfants ne se seraient pas conduits d'une manière si indigne; les coupables ne peuvent être que des homiuca dépravés.
3° Les bienfaits de Jéhovah à l'égard d'Israël. XXXII, 6-14.
6-7. Transition. — Hœccine reddis... Appel direct à la conscience de chacun des membres de la nation. — Numquid non... pater... ? Père, le mot qui résumait le mieux les bontés du Seigneur pour les Hébreux. — J'oxsedit te : Dieu avait « acquis » Israël en le délivrant du joug des Égyptiens; 11 l'avait créé et formé (fecit, creavlt) au Sinaï. — Mémento... Appel aux traditions historiques , fidèlement transmises de bouche en bouche. Conscience et souvenirs, tout démontrait la fidélité de Dieu.
8-14. Description détaillée des principaux bienfaits de Jéhovah. — 1° Israël a toujours eu la première place dans les plans providentiels, vers. 8-9. Quando dividebat... Lorsque les nations commencèrent à se former et à se séparer après le déluge (cf. Gen. x et xi). — Terminas eorum juxta... Marque d'une prédilection extraordinaire pour Israël; Dieu lui réserva un pays approprié
Dedt. XXXII, 11-16.
raste solitude; il Ta conduit par divers chemins, il l'a instruit, et il l'a conservé comme la prunelle de son œil.
11. Comme une aigle qui excite ses petits à voler, et voltige doucement sur eux, il a de même étendu ses ailes, il a pris son peuple sur lui, et il l'a porté sur ses épaules.
12. Le Seigneur a été seul son conducteur, et il n'y avait point avec lui de dieu étranger.
13. Il l'a établi dans une terre élevée, pour lui faire manger les fruits des champs, lui faire sucer le miel de la pierre, et tirer l'huile des plus durs rochers ;
14. pour qu'il s'y nourrît du beurre des troupeaux et du lait des brebis, de la graisse des agneaux, des moutons du pays de Basan, des chevreaux et de la fleur du froment, et pour qu'il y bût le vin le plus pur.
15. Le bien -aimé, étant devenu gras, a regimbé ; étant devenu gras, épais, replet, il a abandonné Dieu son Créateur; il s'est éloigné du Dieu qui l'avait sauvé.