‹ La Sainte BibleChapitre 1293 sur 1331 · Josue vero, filius Nun, repletus est · texte numérisé non relu

Josue vero, filius Nun, repletus est

lestlne cisjordanienne) ; section méridionale, terrain Judo, (mare novissimum ; hébr. : 'aharôn, la Méditerranée, située a derrière la Palestine», c. -à-d. a l'ouest). — 3° Le Nègeb, ou l'extrême sud de Chanaan (australem partem). — 4° La profonde vallée du Jourdain, qui séparait les deux grandes provinces palestiniennes (latitudinem campi Jéricho; hébr., le kikkâr ou cercle de la plaine de Jéricho, c.-à-d. la partie du Ghôr comprise entre la mer Morte et le lac de Tibériade). Sur le nom de civitas palmarum donné à Jéricho, voyez II Par. xxvm, 13. Segor, en hébreu Sô'ar, était une des villes de la Pentapole ; cf. Gen. xix , 22, et le commentaire. — Pour tous ces détails, voyez VAtl. geogr., pi. v et vn. Plusieurs voyageurs modernes ont décrit le panorama splendide dont on jouit du faîte du Nébo. « A l'est, s'étendant jusqu'en Arabie, se déroule une plaine sans limites, un océan ondulant de blé et d'herbages. Quand le regard se dirige vers le sud, U traverse le pays de Moab, jusqu'à ce qu'il s'arrête sur les contours vivement dessinés du mont Hur, et des montagnes de Séir, et des pics d'Arabie eu granit rose. A l'est le terrain descend, de terrasse en terrasse, jusqu'à la mer Morte, dont on aperçoit la rive occidentale dans toute ion étendue... Au delà se montre l'arête sur laquelle est bâtie Hébron; puis, tandis que l'œil remonte au nord , U aperçoit successivement les collines de Bethléem et de Jérusalem... Du côté du septentrion il suit, à partir de Jéricho, le cours du Jourdain qui serpente. Au delà du fleuve, 11 se repose sur le sommet arrondi du mont Garizim, et plus loin vers l'ouest, sur le Carmel. Cette brume bleuâtre dans le lointain annonce la Méditerranée. Encore plus au nord se dressent le Thabor, Gelboé, la cime neigeuse de l'Hermon et la pointe la plus élevée du Liban. En face, ap-

paraissent les sombres forêts d'Ayalon, les monts de Galaad, enfin les provinces de Basan et de Bosra. »

2° La mort et la sépulture de Moïse. XXXIV, 6-8.

5. La mort. — Jubente Domino. Hébr. : 'al-pi Yhovah ; littéral. : sur la bouche du Seigneur ; par conséquent, sur l'ordre. Mais les rabbins, prenant ces mots à la lettre, assurent que l'âme de Moïse s'envola après un baiser de Jéhovah. Belle pensée, mais qui n'est pas dans le texte.

6. La sépulture. — Sepelivit eum. Non pas eOa^av aùtov (on l'ensevelit), comme traduisent les LXX pour éviter l'anthropomorphisme; c'est le Seigneur lui-même qui prit soin de la sépulture de son serviteur (la preuve est dans le contexte : non cognovit homo...). Par là, Dieu voulait peut-être empêcher les Hébreux de rendre aux restes de Moïse des honneurs superstitieux ; ou bien, il jle fit ressusciter presque aussitôt. Voy. l'épître de saint Jude , vers. 9, et le commentaire. — In valle... Moab : le plateau de Moab (note do Nu m. xxi, 20). — Phogor. Hébr.: Béf- P"ôr. Cf. Num. xxm, 28, et l'explication.

7. L'âge de Moïse au moment de sa mort : centum et viginti... — Deux traits expressifs sont ajoutés par le narrateur pour montrer jusqu'à quel point, malgré son grand âge, la santé de Moïse était demeurée florissante : non caligavit..., nec dentés... (au lieu de ce second détail, l'hébreu porte : et sa vigueur n'était point passée ).

8. Le deuil des Israélites. — Fleverunt... , se regardant à bon droit comme des orphelins.

3° Josué succède à Moïse. XXXIV, 9.

9. Repletus spiritu sapientiœ : l'esprit le plus nécessaire à un homme chargé de diriger tout un peuple parmi des circonstances si délicates. —

Dkut. XXXIV, 10-lV.

spiritu Bapieuti», quia Moyses posuit Buper eum manus suas; et obedierunt ei fihi Israël, feceruntque sicut prœcepit Dorninus M

10. Et non surrexit ultra prophète in Israël nient Moyses, quem nosset Dominus facie ad faciem,

11. in omnibus signis atque portenfis, quœ misit per eum, ut facérel in terra yTlgypti , pharaoni, et omnibus servis ejus, universœque terras illius,

12. et cunctam manum robustam, magnaque mirabilia, quae fecit Moyses coram universo Israël.

rempli de l'esprit de sagesse, parce que .M oi se lui avait imposé les mains; et les enfants d'Israël lui obéirent en taisant ce (pie le Seigneur avait commandé à Moïse.

10. Il ne s'éleva plus dans Israël de prophète semblable h Moïse, à qui le Seigneur parlât comme à lui face à face;

11. ni qui ait fait des miracles et des prodiges comme ceux que le Seigneur a opérés par Moïse dans l'Egypte, aux yeux du pharaon, de ses serviteurs, et de tout 6on royaume ;

12. ni qui ait agi avec un bras si puissant, et qui ait exécuté des œuvres a grandes et aussi merveilleuses que celles que Moïse a faites devant tout Israël.

Quia Moyses posuit... Allusion à Num. xxvu, 18, 23, et à ce qu'on a justement appelé «■ l'ordination » de Josué. C'est alors que l'esprit de sagesse lui avait été transmis en germe. — Ootdierunt ei... Le Seigneur le leur avait fortement recommandé, Num. xxvu, 18.

4» Éloge final de Moïse. XXXIV, 10-12.

10-12. Non surrexit ultra...: du moins pendant toute la période de l'ancienne Alliance ; car, tant que durait cette alliance, personne ne pouvait prétendre au rôle de médiateur, qui avait élevé Moïse si haut. Mais quand fut contractée l'Alliance nouvelle, un autre médiateur apparut,

de beaucoup supérieur à Moïse, Notre -Seigneur Jésus - Christ. Cf. Hebr. in, 2-6. — Quem nosset Dorninus... Supériorité de Moïse manifestée par ses rapports Intimes avec Dieu (facie ad faciem). Cf. Ex. xxxm, 11 ; Num. xii, 8. etc. — lu omnibus sigvis. Supériorité de Moïse, marquée par les étonnants prodiges dont il avait été l'Instrument. Mais Moïse fut « moins admirable encore par ses privilèges que par ses vertus , sa foi inébranlable, sa piété, sou obéissance, son zèle pour la gloire de Dieu et son amour pour son peuple ». Alan. biU., t, I, p. 637 de la 6 tion.

TABLE ANALYTIQUE

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