Dixitque iterum Deus ad Moysen
Haec dices filiis Israël : Dominus Deus patrum vestrorum, Deus Abraham, Deus Isaac, et Deus Jacob, misit me ad vos; hoc nomen mihi est in seternum ; et hoc memoriale meum in generationem et generationem.
16. Vade, et congrega seniores Israël, et dices ad eos : Dominus Deus patrum ves-trorum apparuit mihi, Deus Abraham, Deus Isaac, et Deus Jacob, dicens : Visitans visita vi vos, et vidi oninia quae acciderunt vobis in iEgypto ;
17. Et dixi ut educam vos de afflictione iEgypti, in terram Chananasi, et Hethaei, et Arnorrhaei, et Pherezsei, et Hevaei, et
>go..J Moïse avait été mieux préparé que personne pour la mission qui lui était confiée ; mais on conçoit son hésitation. Il ne songe plus, comme autrefois, il, 11-13, à assumer de lui-même le rôle de libérateur. — Ego ero tecum. A cette promesse rassurante, Dieu daigne ajouter un signe : cum eduxeris..., immolabis...; signe, il est vrai, qui faisait appel à la foi de Moïse. V oyez-en plus loin la réalisation, xxiv, 4-8.
13-14. Deuxième objection. — Si dixerint..., Quod... nomen...? C.-à-d. le nom qui exprime le mieux sa nature et ses attributs, le nom qui le distingue plus complètement des fausses divinités. — Efji> smn qui sum. En hébreu : 'Kh'ych 'oser 'eh'yteJi (HTIX *|U7N i"Pi"IN). Nom sans pareil, en effet, qui décrit avec une exactitude et une brièveté incomparables l'unité, la simplicité, l'éternité, l'immutabilité, la perfection de l'Être divin. C'était un parfait commentaire du nom de Jôhovah ( i"J*ï"P , Yahveh ), « l'Éternel. » Cf. Apoc. i, 4, 8; iv, 8, etc. — Qui est. Hébr.: t Je suis )> CEh'yeh), le premier mot de la formule précédente, employé a la façon d'an nom propre : « Je suis » m'a eavoyé. — Ce nom sacré
était ancien et nouveau tout ensemble : ancien, puisque les patriarches l'avaient connu et révéré (Gen. rv, 26; ix, 26; xv, 7, etc.); nouveau, à cause de l'interprétation officielle et sublime qui venait de lui être associée. Cette double circonstance faisait de lui un gage infaillible de la mission de Moïse. Celui qui promettait le salut aux Israélites était le Dieu créateur, tout -puissant, plein de bonté, qui avait tant de fois béni el protégé leurs pères. Une appellation inconnue jusqu'alors n'aurait pas eu la même force.
4° Le Seigneur explique davantage à Moïse ï\ nature de son rôle. III, 15-22.
15. Transition. — Dominus Deus... « Je suis » du vers. 14 reparaît sous la forme plus familière de Jéhovah. — Nomen... in aternum. Ce nom glorieux n'a pas cessé d'être employé, soit chez les Juifs, soit chez les chrétiens, et jusqu'à la fin des temps il sera un memoriale qui préservera le souvenir du Dieu de la révélation.
16-17. Message que Moïse devra porter de la part du Seigneur aux anciens, c.-à-d. aux notables d'Israël. — Dixi. Auticfois à Abraham, Geuxv, 18-20; tout récemment à Moïse, vers. 8,
Ex. III, 18 — IV, 4.
Jebuuœi, ad terram fluentem lacté et melle.