‹ La Sainte BibleChapitre 467 sur 1331 · Si vous achetez un esclave hébreu · texte numérisé non relu

Si vous achetez un esclave hébreu

pouvante entraîna les Ilébreux jusque dans leurs tentes, assez loin du Ras-Soufsafeh. Cf. xix, 17 et Deut. v, 30. — Loquere. . Le pronom tu est très emphatique. Beau contraste au livre de l'Imitation, 1. III, ch. ir. — Nolite tirnere. Moïse les rassure de son mieux.; toutefois le Seigneur daigna approuver la demande de son peuple , Deut. V, 28-30.

3° L'autel théocratique. XX, 22-26.

A partir de ce passage, jusqu'à la fin du chap. xxm, nous trouvons une série de lois qui forment comme un second stade dans la révélation du Sinaï. C'est le « Livre de l'alliance », ainsi que le nomme Moïse lui-même, xxrv, 7. Il se décompose comme 11 suit : 1° lois concernant le culte, xx, 22-26; 2° droits personnels, xxr, 1-32 ; 3° droits de propriété, xxi, 33-xxu, 15 ; 4° lois de nature mixte, xxn, 16 -xxm, 19; 6° quelques promesses, xxm, 20-33. Le tout est présenté sous une forme très condensée ; mais la plupart de ces prescriptions seront ensuite réitérées avec des développements notables.

^l'-23. Petite introduction aux lois qui con-

cernent l'autel. — Vidisils quod de cœlo... Ii faudra donc qu'il n'y ait rien de grossier, de terrestre, dans le culte qu'on rendra à ce Seigneut du ciel : non... deos argenteos...

24-26. Détails sur la construction de l'autel, Il sera simple et primitif : de terra; néanmoins Dieu ne refuse pas des autels plus solides (si... lapideum) : mais, c'est à la condition que les pierres n'en seront pas taillées, par crainte des marques et sculptures idolâtriques en usage chez toutes les nations limitrophes. — Si... cultrum..., polluetur: et Dieu réprouvera comme immondes toutes les victimes offertes sur un autel de ce genre. — Non... per gradus : mais par un plan Incliné. Voir, xxvn, 42-43, une autre mesure qui complète celle-ci.

4° Lois relatives aux esclaves. XXI, 1-11.

De Dieu, la législation sinaïtique redescend au plus bas degré de l'échelle sociale, aux esclaves; car, eux aussi, ils ont leurs droits, qui sont sauvegardés avec une grande délicatesse.

Chap. XXI. — 1-6. Les hommes esclaves. — Eœo judicia: les règles, les décisions légales. Ce

Ex. XXI, 3-10.

il vous servira durant six ans, et au septième il sortira libre sans vous rien donner.

3. Il s'en ira de chez vous avec lo même vêtement qu'il y est entré; et s'il avait une femme, elle sortira aussi avec lui.

4. Mais si son maître lui en a fait épouser une dont il ait eu des fils et des filles, sa femme et ses enfants seront h son maître, et pour lui il sortira avec son vêtement.

5. Que si l'esclave dit : J'aime mon maître, et ma femme et mes enfants; je ne veux point sortir pour être libre ;

6. Son maître le présentera devant les dieux, et ensuite, l'ayant fait approcher des poteaux de la porte, il lui percera l'oreille avec un poinçon, et il demeurera son esclave à jamais.

7. Si quelqu'un a vendu sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme les autres esclaves ont coutume de sortir.

8. Si elle déplaît au maître à qui elle avait été donnée, il la laissera aller; mais, l'ayant ainsi méprisée, il n'aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger.

9. Que s'il la fait épouser à son fils, il la traitera comme ses filles.

10. Mais, s'il épouse une autre femme, il donnera à l'esclave ce qui lui est dû pour son mariage, des vêtements et le prix de sa virginité.

annis serviet tibi ; In septimo egredietur liber gratis.

3. Cum quali veste intraverit, cum tali exeat; si habens uxorem, et uxor egre dietur simul.

4. Sin autem dominus dederit illi uxorem, et pepererit filios et filias, mulier et liberi ejus erunt domini sui;ipse vero exibit cum vestitu suo.

5. Quod si dixerit servus : Diligo dominum meum et uxorem ac liberos, non egrediar liber,

6. Offeret eum dominus diis, et applicabitur ad ostium et postes, perforabitque aurem ejus subula, et erit ei servus in saeculum.

7. Si quis vendiderit filiam suam in famulam, non egredietur sicut ancillse' exire consueverunt.

8. Si displicuerit oculis domini sui cui tradita fuerat, dimittet eam; populo autem alieno vendendi non habebit potestatem, si spreverit eam.

9. Sin autem filio suo desponderit eara, juxta morem filiarum faciet illi.

10. Quod si alteram et acceperit, providebit puellse nuptias, et vestimenta, et pretium pudicitise non negabit.

titre domine toutes les coatières contenues aux chap. xxi-xxm. — Servum hebrœum. Tour les esclaves étrangers, voyez Lev. xxv, 44, 46. Un Hébreu pouvait être réduit à l'esclavage ou par suite d'un délit, xxn, 3, ou comme débiteur Insolvable , Lev. xxv, 39. — In septimo... gratis : sans avoir rien à payer pour son affranchissement. Bien plus, son maître était obligé par la loi, Deut. xv, 12-18, de lui faire quelques présents. — Cum quali veste... D'après l'hébr. : S'il est entré seul ( non marié ) , 11 sortira seul. C'est une première hypothèse établie par le législateur. — Deuxième hypothèse : Si habens uxorem ; s'il était marié au moment où 11 devint esclave. Dans ce casr uxor egredietur simul. — Troisième hypothèse : Si... dominus. . . uxorem : une de ses esclaves, comme l'indique le contexte. Alors le maître conservera ses droits soit sur la femme, soit sur les enfants Issus de cette union, et 1 homme s'en ira « seul » (au lieu de cum vestitu suo ). — Quatrième hypothèse : Quod si dixerit... Le cas devait être assez fréquent pour les esclaves hébreux mariés, car ils étaient habituellement traités avec égard et indulgence. — Offeret eum... diis. C.-à-d. aux juges. Cf. xxn, 8-3; Ps. lxixi, 6, etc.— A.pplicabUur... , pet/o-

Comment. — I.

rablt : de manière a le clouer momentanément à la porte de l'habitation ; symbole dont la signification est manifeste. Désormais cet esclave faisait, pour ainsi dire, partie intégrante de la maison. La coutume de percer l'oreille aux esclaves parait avoir été assez commune chez les anciens; les classiques la mentionnent souvent.

7-11. Les femmes esclaves. Elles sont l'objet d'une protection spéciale, attendu que l'on pouvait plus facilement abuser d'elles. — Si quis vendiderit filiam. Triste droit, qui faisait autrefois partie de la « patria potestas ». Cf. Neh. v, 5. — In famulam. Non comme une esclave ordinaire , car alors elle aurait recouvré sa liberté au début de la septième année (cf. Deut. xv, 12); mais, d'après le vers. 8, comme une femme de second rang. — Non... sient ancillœ. L'hébreu emploie le masculin : comme les hommes esclaves dont on vient de parler. Une esclave mariée à son maître jouissait d'une situation avantageust; il était donc inutile de lui appliquer le privilège accoutumé. Touttfois, ici encore, différentes hypothèses pouvaient se présenter; le divin Législateur en signale quatre, dont il donne aussitôt la solution. — 1° Si displicuerit... L'hébreu est plus claii : SI elle déplaît à son maître qui se l'était desUnée

Ex. XXI, 11-20.

11. Si tria ista non fecerit, egrcdietur gratis ubsque pccunia.

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