‹ La Sainte BibleChapitre 49 sur 1331 · Mais Dieu, voyant que la malice des · texte numérisé non relu

Mais Dieu, voyant que la malice des

dltlons religieuses : autant de motifs qui expliquent cette remarquable longévité. Yoy. Reusch, la Bible et la nature, leçon xxxl

Le désaccord des sommes partielles ou totales dans les différents textes de la Bible (l'hébreu, qu'a suivi la Vulgate ; le samaritain ; le grec des Septante ) forme ici une autre difficulté. Par exemple, le texte grec compte 2242 ans (2262 d'après quelques manuscrits et quelques Pères) avant le déluge ; le samaritain, seulement 1 307 ans ; l'hébreu et la Vulgate, 1656 ans. De même pour plusieurs des dates particulières. Ces divergences sont évidemment le fait des copistes ; les erreurs étaient d'autant plus faciles, que les chiffres étalent représentés par des lettres, et que ces lettres se ressemblaient parfois beaucoup. Le problème est malheureusement insoluble. Voyez le Man. MM., I, n. 314-316.

f II. — Préparation à l'histoire du déluge. VI, 1-8.

1* Profonde corruption du genre humain,

Chap. VI. — 1-2. Les deux races humaines, ceUe de Caïn et celle de Seth, après avoir vécu séparées, se rapprochent, et de leur union naissent les plus grands maux. — Videntes, avec des yeux profanes et sensuels. — Les filii Dei ne Muraient être les anges , comme l'ont pensé beaucoup d'anciens Interprètes , même parmi les Pères (S. Justin, Clément d'Alex., TertuU., Athénagore , Lactance ; plusieurs poètes célèbres de notre époque ont tiré parti de cette opinion ) : les anges sont de purs esprits, auxquels de telles alliances seraient Impossibles. Cf. Matth. xxn, 30. Cette expression désigne les descendants de Seth, qui, par leur caractère religieux, s'étaient manifestés jusqu'alors comme devrais enfants du Seigneur.

De même, par filias hominum, 11 faut entendre les femmes issues de Caïn , et de sa race aux sentiments tout terrestres. — Acceperunt... uxores... Et ils furent bientôt entraînés eux-mêmes dans les voies mondaines et perverses de ces femmes, ainsi qu'il est arrivé si souvent depuis.

3. Dieu 6e venge en abrégeant d'une manière notable la vie humaine. — Spiritus meus. Le soufflo vital par lequel le Créateur avait communiqué la vie à Adam, n, 7. — Motif du châtinieAt : quia caro est ; « chair » en mauvaise part, comme dans les écrits de saint Paul. — Résultat : l'âge normal et moyen sera notablement abaissé (centum viginti annorum). — D'après une autre interprétation beaucoup moins probable, le divin langage respirerait, au contraire, la miséricorde : Mon esprit ne Jugera pas, ne condamnera pas trop sévèrement les hommes, àcause de leur grande faiblesse ; Ils auront encore cent vingt années de répit avant le déluge.

4. Gigantes. Hébr. : hann'filim ; littéral. : « ceux qui tombent sur, » par conséquent des hommes de violence, des tyrans. Ce mot ne se retrouve qu'au passage Num. xm, 33, où 11 désigne les habitants gigantesques de Chanaan ; la Vulgate a dono bien traduit. — Postqnam enim... D'après notre version latine, ces géants auraient été le fruit des mariages signalés plus haut ; le texte hébreu les mentionne indépendamment de ces unions profanes. Ils existaient donc auparavant (a sceculo, depuis longtemps), mais Ils se multiplièrent encore.

2° L'annonce du déluge, vers. 6-8.

6. Description énergique des flots toujours montants de la malice humaine. — Cuncta cogitatio cordis... L'hébreu est encore plus expressif : 1 0mne flgmentum cogitationum oordis duntaxat esset malum omnibus diebus.*

Gen. VI, 6-14.

hommes qui vivaient sur la terre était extrême, et que toutes les pensées de leur cœur étaient en tout temps appliquées au mal,

6. Il se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre. Et étant touché de douleur jusqu'au fond du cœur,

7. Il dit : J'exterminerai de dessus la terre l'homme que j'ai créé; j'exterininer-ai tout, depuis l'homme jusqu'aux animaux, depuis ce qui rampe sur la terre jusqu'aux oiseaux du ciel : car je me repens de les avoir faits.

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