Locutusque est Dominus ad Moysen, et Aaron, dicens
2. Homo, in cujus cute et carne ortus f tient diversus color sive pustula, aut quasi lucens quippiam, id est plaga leprse, adducetur ad Aaron sacerdotem, vel ad unum quemlibet filiorum ejus.
3. Qui cum viderit lepram in cute, et pilos in album mutatos colorera, ipsamque speciem leprse humiliorem cute et
8. Le sacrifice des pauvres : duos turhures... Ce fut celui de Marie, au jour de sa purification. Cf. Luc. u, 22-24.
§ III. — La lèpre. XIII, 1 — XIV, 57.
Parmi les impuretés légales, 11 n'est pas étonnant de trouver cette maladie affreuse, tout immonde extérieurement, et frappant emblème de la souillure morale produite par le péché. A toutes les époques, la lèpre a été relativement fréquente dans l'Orient biblique , où elle n'a pas encore cessé d'exercer ses ravages. Elle est, sinon épidémique, du moins héréditaire, se transmettant d'une manière presque infaillible par la gén< ration. Ce n'est pas seulement une maladie cutanée; elle réside dans le sang même, par lequel le corps entier est promptement infecté. Quoique d'ordinaire assez lente, son action dissolvante est sûre et terrible : le visage est peu à peu rongé, et les membres tombent en lambeaux. Voy. Y AV. archéol., pi. xxvr, fig. 1,2, 3. Lorsqu'elle s'est complètement déclarée, elle résiste, aujourd'hui comme autrefois, aux efforts des médecins les plus habiles. Cf. IV Reg. v, 7; S. Aug. Serm. ad pop., Lxxvm. Voyez aussi la Dissertation de D. Calmct, en avant de son commentaire sur l'Exode et le Lévitique, et les articles de T. Rayer dans le Dictionnaire de médecine (aux mots Lèpre et Lépreux). — Voici l'ordre généra] des idées dans ce paragraphe : la lèpre humaine,
xin, 1-46; la lèpre des vêtements, xm, 47-59; la purification des lépreux, xiv, 1-32; la lèpre des maisons, xiv, 33-57.
1° Le diagnostic de la lèpre humaine. XIII, 1-43.
Ce point est magistralement traité , comme le reconnaissent les médecins spécialistes qui se sont occupés de ce sujet. On étudie les différentes manifestations de la lèpre à son début, soit sur la peau en général (1-28), soit sur la tête et au menton (29-37), de nouveau sur la peau (38-39), enfin dans la calvitie (40-43).
Chap. XIII. — 1. Transition et introduction. — Ad Moysen et Aaron. Cf. x, 10; xi, 1, et le* commentaires.
2 - 8. Les signes de la lèpre se manifestant sur l'ensemble de la peau : premier cas. — In... cutf et carne. Hébr.: dans la peau de sa chair. — Les expressions diversus color (hébr.: s"êt, élévation, enflure), pustula (hébr. : sappahat, croûte), lucens quippiam (hébr. : oaheret, tache brillante), sont probablement techniques, et comme officielles, pour marquer le premier degré du mal. Cf. xiv, 56. — Adducetur ad Aaron... Le grand prêtre , et les prêtres en général (vel ad unum....) sont ainsi constitués juges san3 appel pour la constatation de la lèpre. — Plaga leprœ. La lèpre (hébr.: sâra'at) était appelée une plaie, ou mieux, un c«ui]) (ni'ga'; cf. vers. 3, 9, etc.). parce qu'on la regardait, en effet, comme un châtiment tout
Lbv. XIII, 4-12.
carne reliqua, plaga leprœ est, et ad arbitiïum ejus eeparabitur.
4. Sin autem lucens candor fuerit in ente, nec humilior carne reliqua, et pili coloris pristini, recludet eum sacerdos septein diebus ;
5. Et considerabit die septimo ; et siquidem lepra ultra non creverit, nec transierit in cuto priores terminos, rursum recludet eum septem diebus aliis.
6. Et die septimo contemplabitur ; si obscurior fuerit lepra, et non creverit in cute, inundabit eum, quia scabics est; lavabitque homo vestimenta sua, et niundus erit.
7. Quod si postquam a sacerdote visus est, et redditus munditiae, iterum lepra creverit, adducetur ad eum,