Locutusque est Lominus ad Moycen, dicens
2. Hic est ritus leprosi, quando raundandus est. Adducetur ad sacerdotem ;
3. Qui egressus de castris, cum invenerit lepram esse mundatam,
4. Prœcipiet ei qui purificatur, ui offerat duos passeres vivos pro se, quibus vesci licitum est, et lignum cedrinum, vermiculumque et hyssopum.
5. Et unum ex passeribus immolari jubebit in vase fictili super aquas vivantes ;
6. Alium autem vivum cum ligno cedrino, et cocco, et hyssopo, tinget in sanguine passeris immolati,
7. Quo asperget illum, qui mundandus est, septies, ut jure purgetur ; et dimittet passèrent vivum, ut in agrum avolet.
avec certitude. Toutefois il est évident que cette lèpre présentait de grandes ressemblances avec celles des hommes.
3" La purification dea lépreux après leur guérison. XIV, 1-32.
Chap. XIV. — 1-2». Introduction. Aaron n'est pas mentionné cette fois.
2b-9». Le lépreux avait été exclu tout à la fois du camp et du sanctuaire : il faudra donc deux cérémonies pour le réintégrer totalement dans ses droits de citoyen théocratique. Nous avons Ici la première , qui devait lui rouvrir les portes du camp, ou, plus tard, de sa ville d'habitation. — Adducetur... : du lieu séparé où il vivait. Cf. xiii, 46. — Egressus de castris. Le prêtre allait le rejoindre au dehors du camp pour cette première cérémonie. — Duos passeres. L'hébr. sippor convient, d'après les mots quibus vesci licilum..., ï. tous les petits oiseaux purs. — Lignum cedrinum : suivant la tradition juive, une branche longue d'une coudée. — Vermicidum. Selon la même tradition, une bandelette de laine écarlate, pour attacher ensemble les trois autres objets (vers. 6). — Hyssopum. Cette plante avait été
employée déjà, avant la sortie d'Egypte, pour répandre le sang de l'agneau pascal sur les portes des Hébreux (Ex. xn, 22), et ensuite pour l'aspersion qui accompagna l'inauguration de l'alliance (Ex. xxrv, 2 ). Voyez aussi Num. xix, 6, et Ps. l, 9. — H y a là un symbolisme très clair, marqué par les propriétés antiseptiques et l'incorruptibilité du cèdre, par la couleur fraîche de l'écarlate qui figure le sang purifié, par le parfum de l'hysope, surtout par les deux oiseaux , dont l'un meurt à la place dn lépreux, tandi? que l'autre, rendu à la liberté, figurait la vie nouvelle et la santé rendue. — Unum ex passeribus... L'immolation de l'un des oiseaux (vers. 5). Un rite spécial l'accompagnait : elle avait lieu au-dessus (Vulg. : in) d'un vase d'argile, qu'on avait eu soin de remplir d'eau courante (super aquas viventes), c.-à-d. d'eau de source ou de fontaine ; le sang se mêlait par conséquent à cette eau. — L'usage que l'on faisait du second oiseau est tout à fait Intéressant (vers. 6 - 7) : avec les deux extrémités de ses ailes et les objets mentionnés au vers 4, on formait une sorte d'aspersoir, dont le prêtre se servait pour purifier le