Alors le Seigneur parla à Moïse
14. Et lui dit : Faites sortir hors du camp ce blasphémateur. Que tous ceux qui ont entendu ses blasphèmes lui mettent les mains sur la tête, et qu'il soit lapidé par tout le peuple.
lô. Vous direz aussi aux enfants d'Israël : Celui qui aura maudit son Dieu portera la peine de son péché.
16. Que celui qui aura blasphémé le nom du Seigneur soit puni de mort ; tout le peuple le lapidera, qu'il soit un concitoyen ou un étranger. Que celui qui aura blasphémé le nom du Seigneur soit puni de mort.
emploi. — 1° Per slngula sabbata... 2° Eruntque Aaron...; mais on ajoute qu'ils devront être consommes dans l'intérieur du local sacré, en leur qualité de sanction sanctorum. Voyez la note de il, 3, et vi, 14-18. Aussi est-ce d'une manière tout à fait exceptionnelle que le grand prêtre Achimélcch en offrit à David. Cf. I Reg. xxi, 4-6; Matth. xn, 4.
3° Châtiment des blasphémateurs et loi du talion, vers. 10-23.
Un des rares récits contenus dans le Lévitique (voyez l'Introduction, p. 323). Il occupe sans doute sa place chronologique.
10-11. Occasion do la loi relative aux blasphémateurs. — Le vers. 10 nous fait connaître le triste héros de l'épisode. Il avait quitté l'Egypte à la suite des Hébreux, avec une multitudo d'autres étrangers. Cf. Ex. xn, 28. — Jurgatus...; et, dans la chaleur de la discussion, il proféra un blasphème contre le nom sacré de Jéhovah (nomen, U nom par antonomase, comme l'exprime l'article hébreu). — Donec nossent... Ce
crime n'avait été prévu qu'indirectement, et rien n'avait été statué sur 1 1 punition qui serait inlligôe aux blasphémateurs. Cf. Ex. xxi . 17 ; xxn, 28.
13-16. La divine sentence. — 1" Pour le cas actuel, vers. 14 : Educ... extra castra; car jamais aucune exécution n'avait lieu dans l'intérieur du camp. Cf. Hebr. xm, 12-13. — Ponant... qui audierunt... Les témoins rejetaient ainsi sur la propre tête du coupable la responsabilité de sa mort. Cf. Dan. xm, 34. — 2» Cette sentence est généralisée pour tous les cas semblables : Homo qui... btnsphemavcrlt nomen Domini (de Jéhovah). Le verbe hébreu nâqàb, que la Vulgate a très bien traduit par blasphémer, signifierait, d'après les LXX, Onkélos, le syriaque, etc.:prononci r distinctement ; et, de là, les anciens interprètes juifs ont conclu qu'il était absolument interdit on ce passage, sous peine de sacrilège, de proférer le nom de Jéhovah. Par suite de cette exégèse superstitieuse, ils cessèrent, en effet, de le prononcer et de l'écrire, mettant à sa place quelque autre appellation divine (Adonaï, Elohiui),
Lev. XXIV, 17 — XXV, 3.
17. Que celui qui aura frappé et tué nn homme soit puni de mort.
18. Celui qui aura tué un animal en rendra un autre à sa place, c'est-à-dire il rendra un animal pour un autre animal.
19. Celui qui aura outragé quelqu'un de ses -concitoyens sera traité connue il a traité l'autre :
20. Il recevra fracture pour fracture, il perdra œil pour œil, dent pour dent; il sera contraint de souffrir le même mal qu'il aura fait souffrir à l'autre.
21. Celui qui aura tué un animal domestique en rendra un autre. Celui qui aura tué un homme sera puni de mort.
22. Que la justice se rende également parmi vous, que ce soit un étranger ou un citoyen qui ait péché, parce que je suis le Seigneur votre Dieu.
23. Moïse ayant déclaré ces choses aux enfants d'Israël, ils firent sortir du camp celui qui avait blasphémé, et ils le lapidèrent. Et les enfants d'Israël lirent ce que le Seigneur avait ordonné à Moïse.