‹ La Sainte BibleChapitre 792 sur 1331 · I .sur la montagne du Sinaï · texte numérisé non relu

I .sur la montagne du Sinaï

pour les pr< I vers. 2G) : impossibilité

du rachat. Sut pastoris vi/rga.

i.i houletti du pasteur (P.-;. xxii, 4; Jer. xxxiil, 13; Ez. XX, 37), servait ft compter le bètiiil quand il sortait de : ru'H y

rentrait. Lorsque le temps était renu de payer la dîme anime, disent les rabbins, on trempait

cette houlette dans une I elle

marquait les animaux que le Bdrl avait d< pour être la portion du Seigneur. Ce trait aicle m eUgetur...

3° Conclusion do tout le livre, vers. 34.

3t. Htsc eunt pra 'epta... Cf. xxvi, 4ib. Simi la récapitulation du Lévitlqua,

LES NOMBRES

i° Le nom. — Nombres, du latin Numeri \ lequel traduit lui-môme le grec 'AptOjioî. Ce livre débute, en effet, par le dénombrement soit des Hébreux capables de porter les armes-, soit des Lévites 3, au moment où s'achevait la législation du Sinaï. Et, plus loin 4, il contient encore un nouveau recensement de l'armée thêocratique. Les Juifs emploient parfois les dénominations analogues de Mispârim, « Nombres, » et de Pikkudim, qui équivaut à Recensiones d'Origène5, quoique le nom dont ils se servent le plus fréquemment soit Vayifclubber G, le premier mot du livre. Ils disent aussi : Bammidbar, « dans le désert », et celle appellation, empruntée au vers. 1 du chap. Ier, serait assurément la meilleure sous le rapport du sujet, puisque les Nombres racontent surtout les maiches et contremarches des Israélites dans le désert de l'Arabie Pétrée.

2° Le sujet traité. — Ainsi donc, trajet d'Israël à travers le désert, depuis le pied du Sinaï jusqu'aux steppes de Moab 7, c'est-à-dire jusqu'à la limite orientale de la Terre promise; ou, en d'autres termes, histoire du peuple hébreu, à partir de la conclusion définitive de l'alliance8, jusqu'aux derniers préparatifs accomplis par Moïse en vue de la conquête de la Palestine cisjordanienne. Tel est, en abrégé, le sujet du quatrième livre du Pentateuque, qui reprend le fil historique presque entièrement interrompu par les prescriptions du Lévitique9.

A viai dire, c'est ici que commence l'histoire du « peuple de Dieu », titre que les Hébreux ne méritèrent d'une manière adéquate qu'après l'achèvement de la législation du Sinaï. Mais dans ces annales, qui comprennent environ trenteneuf ans, le narrateur insiste sur les faits accomplis durant les premiers et les derniers mois, et il glisse très rapidement sur les trente-huit années intermédiaires, tristes, monotones, et sans autre incident remarquable que la lente destruction d'une génération coupable.

Les Hébreux, pleins d'élan, quittent donc le Sinaï après que la vie thêocratique a été organisée dans ses parties essentielles, et ils s'en vont conquérir la Palestine, qui leur est réservée d'après d'antiques et nombreuses promesses10. Mais Dieu les éprouve le long du chemin, pour affermir leur foi et les habituer à ne se confier qu'en lui. Ils subissent mal l'épreuve, et ils s'attirent des châtiments terribles. Cependant ils ressuscitent peu à peu, après s'être vus presque anéantis par le Seigneur, et nous assistons à leurs premières victoires décisives, qui les établissent dans les provinces situées au delà du Jourdain.

1 Au nomln:uif pluriel, et point, comme on l'a parfois supposé, au génitif singulier. s Chap. i.

' Chai), m.

* Chap. ÎXVL

5 Ap. Euseb., Ilist. ceci., vi, 25.

* « Et il parla. » Yovcz la page 15.

7 Voyez YAtl. gèogr., pi. v.

8 Cf. Lcv. xxvn , 34.

9 Voyez l'Introduction, p. 323.

10 Cf. Gcn. xn, 7; xm, 14-17; xv, 1G ; xvn, 8; XXVI, 3; xxviii, Vi; xxxv, 12 ; XLVI, 4 ; L. 22-21; Ex. ni, 7-8, 1G-17; vi. 7-8, etc.

'-' N'MURKS

Tandis que Phi toi traits, la législation se perfectionne pa»-

quelques nouvelles prescriptions ajoutées aux ancienrx I ra devient l'armée ,1,. Jéhovah; on lui indique comment il devra accomplir la conquête, puis le partage de la Palestine. Mais ces ordonnances Boni simplement complémentaires. Par cor 6quent, comme dans l'Exode, tissu remarquable de faits et de lois, quoique avec prédominance des faits.

3« Plan et division. — Trois parties principales : 1° les préparatifs du départ, avant pour luit la guerre sainte à entreprendre prochainement, 1, 1-x. 10; 2° les marches et contremarches d'Israël depuis le Sinaï jusqu'aux Bteppes de Moab, \, ll-xxi, 35; 3° les Hébreux dans les Bteppes de Moab, xxii-xxxvi.

Quatre sections dans la première partie: 1, 1 -iv, i9, recensement de l'arm e théocralique et des lévites; v, l-vi, 27, quelques ordonnances relatives à la Bainteté légale et morale du camp; vu, 1-ix, 14, les derniers événemenl çomplis au pied du Sinaï; ix, lo-x, 10, divers signaux pour diiiger les halles et les départs.

Deux sections crans la deuxième partie : x, 11-xiv, 4o, du Sinaï à Cadès ; Av, 1-xxi, 35, les pérégrinations à travers le désert.

Trois sections dans la troisième partie : xxu, 1-xxv, 18, les machinations des Moâbites et des Madianites contre Israël; xxvi, 1-xxx, 17, ordonnances relatives a la prochaine prise de possession de la Palestine; xxxi, 1-xxxvi, 13, les premières conquêtes à Test du Jourdain.

Le commentaire donnera des subdivisions plus complètes1.

4° Chronologie du livre des Nombres. — La période de temps comprise entre le premier et le dernier verset est très clairement déterminée. Le récit commence avec le premier jour du second mois de la seconde année à partir de la sortie d'Egypte, 1, 1. Vers la fin du livre, xxxm, 38, le narrateur nous apprend que la mort d'Aaron eut lieu « la quarantième année qui suivit la soitie d'Egypte, au cinquième mois, le premier jour du mois ». Ce qui fait un intervalle de trente-huit ans trois mois. Mais à ce chiffre nous devons ajouter quelques mois, pour le temps qui s'écoula jusqu'à la date marquée au dtbut du Deutéronome, 1, 3, « la quarantième année, le onzième mois, le premier jour du mois. » Nous obtenons ainsi, comme durée totale, un peu moins de trente-neuf ans.

5° Sous le rapport de Vintérêt, le livre des Nombres occupe un des premiers rangs parmi les écrits historiques de l'Ancien Testament. Encore la législation théocratique, des extraits importants de la vie du peuple de Dieu, de précieux détails géographiques, des fragments poétiques remarquables par leur antiquité et leur beauté2, de hautes révélations messianiques, ou sous forme de types, comme l'histoire du serpent d'airain 3, ou en termes directs, comme dans l'épisode de Balaam4 : ces sujets pris en eux-mêmes, ou dans leur variété, et dans l'entrain avec lequel ils sont traités, présentent constamment un intérêt spécial, et, comme on l'a dit, partout « la vérité de la narration biblique affirme sa puissance ».

Livres à consulter. — Les bons commentaires catholiques anciens et modernes, spécialement ceux de Calmet; parmi les ouvrages contemporains, Ch. Schœbel, Démonstration de l'authenticité du Lévitique et des Nombres; L. de Laborde, Commentaire géographique de V Exode et des Nombres, Paris, 1841; F. Vigouroux, la Bible et les découvertes modernes, t. II, p. 591 et suiv.

1 Voyez aussi notre édition de la Biblia sacra. I 3 Cfvxxi, 4-9.

• Cf. VI, 21-26; XXI, 14-15, 18, 27-30. I * Chili'. XXIII-XXJV.

LES NOMBRES

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