Le joug dont ils opprimaient lié
non plus y' simôn ; aussi s'agit-il actuellement du plateau mentionné dans La noie du vers. '20.
24-26. Les Israélites conquièrent une partie du territoire de Séhon. — Percussus... in ore gladii; o.-à-d. sans quartier. — Ab Arnon usque Jeboc (hébr.: Yabboq). Depuis l'ouadi EI-Modjib (note du vers. 13) jusqu'au Zerka, qui se jette dans le Jourdain à peu près à mi-chemin entre le lac de Tibériade et la mer Morte. Cf. Gen. xxxit, 22. — El fllios Ammon. Ils habitaient, avons-nous dit (note des vers. 21-23), a l'est du royaume de Séhon, vers la limite du grand désert arabe. — Quia forti prœsidio... Trait destiné a expliquer pourquoi Séhon n'avait pu refouler les Ammonites au delà de cette frontière : c'est qu'ils, étaient protégés par leur forteresse inexpugnable de Rabbath- Ammon (AU. gèogr., pi. v et vu). — Tulit ergo Israël... Magnifique conquête, soit pour la richesse du pays, soit pour son étendue. Aussi eut-elle un grand retentissement. Cf. Dcut. ii, 26 et ss. ; rv, 46; Jos. n, 10 et ss., etc. — In Jlesebon : antique cité moabite (vers. 27-28), devenue la capitale du royaume de Séhon. Ses ruines, à l'est du Nôbo, portent encore le nom d'IIesban. — Viculis ejus. Hébr.; ses filles. Figure que nous retrouverons souvent. Cf. vers. 32; xxxri, 44; Jos. xv, 45; xvn, 11, etc., dans le texte original. Ces localités seront énuraérées plus loin, xxxn, 34-38.
57-30. Ode triomphale composée à l'occasion de cette brillante conquête. — /dcirco... in pro~
vrbio. Dans l'hébreu : C'est pourquoi les poète» (hummÇùlini) dis ut. La racine est mââal, substantif qui désigne fréquemment les compositions poétiques." En considérant attentivement ce cliant de triomphe, on reconnaît à n'en pas douter que son début a une tournure pleine d'ironie, et qu'il n'est pas le moins du monde un cantique d'action de grâces, semblable, par exemple, à celui de Débora. Rentrez chez vous , venez à H sbon , dans cette ville qui ne peut maintenant vous fournir ni maison ni abri; si vous le pouvez, reconstruisez cette cité, qui est ruinée à tout jamais... Voilà ce que, d'un ton railleur, les vainqueurs chantent aux vaincus, qu'ils ont expulsés et qui ne peuvent plus revenir. Cependant, pour montrer mieux encore la faute et le châtiment des vaincus, une seconde voix remonte à l'histoire antérieure du pays. C'est pourtant de là, de cette même ville d'Hesbon, qu'est sorti jadis le feu dévastateur de la guerre contre Moab, ce pauvre Moab que son dieu Chamos n'a pu défendre. Mais c'est précisément à l'heure où ces Amorrhéens qui ont dévasté Moab se croient en sûreté, — ainsi chante la voix des vainqueurs, revenant ainsi au commencement de l'ode, — c'est à cette heure que notre feu guerrier a tout ravagé, partant d'Hesbon, la capitale, et se dirigeant en tous sens jusqu'aux extrêmes frontières. Et ainsi Israël a vengé Moab. » D'après cette excellente analyse d'Ewald , on peut dono partag r l'ode en trois strophes : vers. 27-2S, 29,
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sébon a été brisé jusqu'à Dibon. Ils sont venus, tout lassés de leur fuite, à Nophé, et jusqu'à Médaba.