‹ La Sainte BibleChapitre 996 sur 1331 · Quid sibi volunt homines isti apud te · texte numérisé non relu

Quid sibi volunt homines isti apud te

10. Respondit : Balac, filius Séphor, rex Moabitarum, misit ad me,

11. dicens : Ecce pppulus qui egressus est de iEgypto, operuit superficiem terrse ; veni, et maledic ei, si quo modo possim pugnans abigere eum.

12. Dixitque Deus ad Balaam : Noli ire eum eis, neque maledicas populo, quia benedictus est.

13. Qui mane consurgens dixit ad principes : Ite in terram vestram, quia prohibuit me Dominus venire vobiscum.

14. Reversi principes dixerunt ad Balac : Noluit Balaam venire nobiscum.

15. Rursum ille multo plures et nobiliores quam ante miserat, misit;

16. qui, eum venissent ad Balaam, dixerunt : Sic dicit Balac, filius Séphor : Ne cuncteris venire ad me ;

17. paratus sum honorare te, et quidquid volueris dabo tibi ; veni , et maledic populo isti.

et découvertes, t. II, p. 61'5, etc. Au lieu de 'ammô, son peuple, la Vulgate et d'autres versions ont lu Ammori, par erreur. — Ecce egressus est... Message de Balac à Balaam (5>>-6). Le roi comprend que la force des armes ne suffit pas pour vaincre Israël; mais il a une pleine confiance dans la puissance des sortilèges de Balaam (novi enim...}. a Les caravanes madianites, qui transportaient les marchandises entre la Mésopotamie et l'Egypte , avaient répandu la réputation (du prophète! sur les confins' de la Palestine. » Man. bibh, t. I, n. 377.

7-14. Les ambassadeurs de Balac auprès de Balaam, qui refuse de les accompagner. — Seniores Moab et... Madian. Les Moabites et les Madianites sont étroitement unis dans toute cette icction. Un danger commun les avait associés. — Divtnationis pretium. Hébr.: q'sâmim; littéral..:

des divinations. Mais l'interprétation de saiut Pierre, II Petr. n, 15, nous montre que la Vulgate a bien rendu la pensée. — Manete ... Balaam veut consulter le Seigneur (Dominus , Jéhovah) avant de prendre une décision. Toutefois, n'aurait-il pas dû comprendre aussitôt qu'il ne pouvait aller maudire le peuple de Celui dont il tenait l'inspiration? Déjà il y a lutte entre son avarice et sa conscience, et c'est pour réveiller cette conscience endormie que Dieu condescend à s'entretenir avec Balaam (vers. 9-12). Cf. III Reg. xix, 9; Is. xxxix, 3-4.

15-21. Deuxième ambassade et acceptation du prophète. — Plures et nobiliorcs: pour flatter Vampur-propre de Balaam ; car son refus n'avait fait qu'exciter davantage les désirs de Balac. — Paratus honorare: dans le sens actuel du mot « honoraire ». Cf. I Tim. V, 17, etc. La vénalité

Ni m. XXII, 18-2G.

18 Reepondil i Si dederit

inihi Balao plenarn d nnum bus et ami, uon potero immutare verbura ini Dei mei, ut vel plus, vel minus

loi | nar.

19. 1 >!>secro ut liic main atifl etiam bac Docte, et scire queam quid mihi rursum respondeat Dominus.

20. Venit ergo Deue ad Balaam nocte, . t ci : Si vocarc le veuerunt homines

isti, surge, et vade cum ois; ita duntuxat, ut quod tibi prsecepero, facias.

21. Surrexit Balaam mane, et strata asina sua proi'ectus est cum eis.

22. Et iratus est Deus; stetitque angelua Domini in via contra Balaam, qui insidebat asiuœ, et duos pueros habebat secum.

23. Cernens asina angelum stantem in via, evaginato gladio, avertit se de itinere, et ibat per agrum. Quam cum verberaret Balaam, et vellet ad semitam reducere,

24. stetit angélus in angustiis duarum maceriarum , quibus vineye cingebantur.

25. Quem videns asina, junxit se parieti, et attrivit sedentis pedem. At ille iterum verberabat eam ;

26. et nibilominus angélus ad locum angustum transiens, ubi nec ad dexteram nec ad sinistram poterat deviare, obvius stetit.

18. Balaam répondit : Quand Balac me donnerait plein i d'or et

d'argent, je ne pourrais pas pour ci i changer la parole du Seigneur nj Dieu, pour dire ou plus ou moine qu'il m m''

Vô. .Je vous prie de demeurer ici encore cette nuit, afin que je puisse savuir ce que I'- Seigneur me répondra de nouveau.

20. Dieu vint donc la nuit a Balaam, et lui dit: Si ces hommes sont venus vous chercher, levez -vous, aile/, avec eux; mais a condition que vous ferez ce

imanderai.

21. Balaam, B'étant levé le matin, sella son ânesse, et se mit en chemin avec eux.

22. Alors Dieu s'irrita, et un ange du ■ur se présenta dans le chemin

devant Balaam, qui était sur son âne e, et qui avait deux serviteurs avec lui.

23. L'ânesse, voyant l'ange qui se tenait dans le chemin, ayaut à la main une épée nue, se détourna du chemin, et allait à travers champs. Tandis que Balaam la battait et voulait la ramener dans le chemin,

24. l'ange se tint dans un lieu étroit, entre deux murailles qui enfermaient des vignes.

25. L'ânesse, le voyant, se serra contre le mur, et pressa le pied de celui qu'elle portait. Il continua à la battre;

26. mais l'ange, passant en un lieu encore plus étroit, où il n'y avait pas moyen de se détourner ni à droite ni à gauche, s'arrêta devant l'ânesse.

des devins et des sorciers païens était proverbiale : rb (xavTtxbv yàp Tiâv çt).âpyjpov yÉvo;, Çoph., ânlig., 1055. — Si .. plénum domum argeuti. Louable abnégation, qui malheureusement ne durera guère. Dès la phrase suivante (obsecro ut maneatis...) Balaam se trahit, en essayant d'arracher en quelque sorte à Dieu la permission le départ qui lui avait été refusée récemment. — Surge et vade. Le Seigneur permet néanmoins, lans l'intérêt de sa plus grande gloire, ce voyage Interdit tout d'abord.

2° L'ânesse de Balaam. XXII, 22-35.

22-27. Apparition de l'ange du Seigneur. Scène très mouvementée , parfaitement décrite. — iratus... Deus. L'hébreu ajoute : tandis qu'il allait ; c.-à-d. moins à cause du départ même, puisque Dieu l'avait autorisé, qu'à cause des dispositions fâcheuses qui s'étaient, chemin faisant, développées dans l'âme du prophète. L'avarice avait pris le dessus, et Balaam s'était décidé à maudire. — Angélus Domiiii. Cf. Ex. xiv, 19; Jos. \. 13, etc. IVui-être celui-là même qui avait

conduit les Hébreux à travers le désert et qui devait marcher devant eux à la conquête de Chanaan. Il se tient menaçant {evaginato...) au milieu du chemin, pour arrêter le prophète qui se disposait à maudire le peuple béni de Dieu. — In angustiis maceriarum... La description suppose un de ces sentiers étroits et resserrés entre deux : murs , comme on on rencontre fréquemment dans les vignobles.

28-30. Dialogue entre Balaam et l'ânesse. — Aperuilque Dominus... Miracle unique en son genre, souvent attaqué par les rationalistes, qui n'ont rien ménagé pour le tourner en ridicule ; souvent réduit à un phénomène purement interne et .subjectif par des croyants timides, qui prétendent ainsi le rendre plus acceptable. Ces derniers ont contre eux les paroles mêmes du texte sacré, qui supposent clairement la réalité objective de l'incident. Les autres n'ont pas su ou voulu comprendre combien un pareil prodige était admirablement adapté aux circonstances. « Usus est Dominus voce asina?, tum quia con-

Num. XXI r, 27-36.

27. Celle-ci, voyant l'ange arrêté devant elle, tomba sous les pieds de celui qu'elle portait. Balaam , tout transporté de colère, se mit à battre encore plus fort avec un bâton les flancs de l'ânesse.

28. Alors le Seigneur ouvrit la bouche de l'ânesse, et elle dit à Balaam : Que vous ai-je fait? Pourquoi m'avez-vous frappée déjà trois fois?

29. Balaam lui répondit : Parce que tu l'as mérité, et que tu t'es moquée de moi. Que n'ai -je une épée pour te tuer !

30. L'ânesse lui dit : Nesuis-je pas votre bête, sur laquelle vous avez toujours eu coutume de monter jusqu'à ce jour ?

Dites-moi si je vous ai jamais rien fait de semblable? Jamais, lui répondit -il.

31. Aussitôt le Seigneur ouvrit les yeux à Balaam, et il vit l'ange qui se tenait dans le chemin avec une épée nue; et il l'adora, s'étant prosterné à terre.

32. L'ange lui dit : Pourquoi avezvous battu votre ânesse par trois fois ? Je suis venu pour m'opposer à vous, parce que votre voie est corrompue, et qu'elle m'est contraire ;

33. et si l'ânesse ne se fût détournée du chemin en me cédant, lorsque je m'opposais à son passage, je vous aurais tué, et elle serait demeurée en vie.

34. Balaam lui répondit : J'ai péché, ne sachant pas que vous vous opposiez à moi ; mais maintenant, s'il ne vous plaît pas que j'aille là, je m'en retournerai.

35. L'ange lui dit : Allez avec eux; mais prenez bien garde de ne rien dire que ce que je vous commanderai. Il s'en alla donc avec ces princes.

36. Balac, ayant appris sa venue, alla au-devant de lui, jusqu'à une ville des Moabites qui est située sur les dernières limites de l'Ara on.

27. Clinique vidisset asina stantcm angelum, concidit sub pedibus sedentis qui iratus, vehementius cœdebat fuste latera ejus.

28. Aperuitque Dominus os asinae, et locuta est : Quid feci tibi? cur percutia me, ecce jam tertio?

29. Respondit Balaam : Quia commeruïsti, et illusisti mihi. Utinam haberem gladium, ut te percuterem!

30. Dixit asina : Nonne animal tuum sum, cui semper sedere consuevisti usque in prsesentem diem? Die quid simile unquam feccrim tibi. At ille ait : Nunquam.

31. Protinus aperuit Dominus oculos Balaam, et vidit angelum stantem in via, evaginato gladio ; adoravitque euni pronus in terrain.

32. Cui angélus : Cur, inquit, tertio verberas asinam tuam? Ego veni ut adversarer tibi, quia perversa est via tua, mihique contraria;

33. et nisi asina declinasset de via, dans locum resistenti, te occidissem, et illa viveret.

34. Dixit Balaam : Peccavi, nesciens quod tu stares contra me; et mine, si displicet tibi ut vadam, revertar.

35. Ait angélus : Vade cum istis, et cave ne aliud quam prrecepero tibi loquaris. Ivit igitur cum principibus.

36. Quod cum audisset Balac, egressus est in occursum ejus, in oppido Moabitarum, quod situm est in extremis finibus Arnon.

grue bruta mens per brutum doeetur; tum, ut ait Xyssenus (2>e vila Mosis), ut erudiretur et castigaretur vanitas auguris (Balaam), qui ruditum asinx et garritum aevium, quasi omnia prsefutura qu;B significarent , observare solebat. » Cornel. a Lap., h. I. Cf. II Petr. n, 15-16. Du reste, rien de plus naturel et de plus approprié que les détails de ee dialogue encre le propbète «t sa monture.

31-35. La leçon de l'ange, pour corroborer celle de l'ânesse. — Cur... tertio..:? Voyez les vi rs. 23, 25, 27 et 28. — Perversa... via... L'hébreu est

Comment. i.

plus concis : La voie se précipite devant moi. Manière do dire à Balaam que sa voie le conduisait sûrement à la perdition. Cf. xxxi, 8. — Le prophète, effrayé, se déclare prêt à retourner à Péthor; l'ange lui enjoint île continuer sa route, en ajoutant toutefois, cou, me Dieu l'avait fait précédemment (vers. 20): Cave ve ahuri...

3" Balaam arrive auprès de Balac. XXII, 36-40.

36-10. Balac egressus est... : tant il était pressé de voir Balaam et d'obtenir le résultat si ardemment souhaité. — In oppido Moabitarum... La ville n'est pas nommée, à moins donc qu'il ne faille,

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