‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 1050 sur 5262 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

David se retire dans la caverne d'Engaddi.

Saül y entre seul; David coupe le bord de son manteau. Saül reconnait l'innocence de David.

4. David monta donc de là, et il habita dans les lieux les plus sürs d'Engaddi.

23. Parmi tous les mille, etc.; c'est-à-dire parmi tous les hommes de Juda; ou bien avec tous les hommes, toutes les troupes de Juda. Les tribus étaient divisées par maisons et familles formant ensemble mille hommes.

24. * Maon. La ville de ce nom, à deux heures au sud de Ziph, donnait son nom au désert qui l'entourait. — À /a droite (au midi) de Jésimon, nom commun en hébreu, qui signifie désert; ici le désert de Ziph, comme au verset 19.

28. Le Rocher qui divise, ou qui divisa; parce qu'en cet endroit l'esprit de Saül et de ses gens se trouva divisé, partagé, pour savoir s'il devait aller au secours de son pays, ou continuer à poursuivre David. Ou plutôt : Le Rocher qui sépara, le lieu où Saül fut obligé de se séparer et d'abandonner la poursuite de David; ou bien tout simplement le rocher qui séparait Saül de David, puisqu'il ne fallait que le passer pour s'emparer de David.

1. * D'Engaddi, ville amorrhéenne, qui appartint à la tribu de Juda, à l'ouest de la mer Morte. Ses alentours abondaient en vignes, en palmiers et en baumiers. Elle s'appelait aussi Asason-Thamar.

2. Et lorsque 5801 fut revenu, aprés avoir poursuivi les Philistins, on lui porta une nouvelle, en disant : Voilà que David est dans le désert d'Engaddi.

3. Saül donc, prenant trois mille hommes choisis de tout Israél, alla pour chercher David et ses hommes, méme sur les rochers les plus escarpés, qui sont accessibles seulement aux chamois.

4. Etil vint aux parcs de brebis, qui s'offraient à lui pendant qu'il était en chemin; et il y avait là une caverne, dans laquelle entra Saül pour un besoin naturel : or, David et ses hommes étaient cachés dans la partie intérieure de la caverne.

9. Et les serviteurs de David lui dirent : Voici le jour dont le Seigneur vous a dit : C’est moi qui te livrerai ton ennemi, afin que tu lui fasses comme il plaira à tes yeux. David se leva donc, et coupa sans bruit le bord du manteau de Saül.

6. Après cela David frappa sa poitrine de ce qu'il avait coupé le bord du manteau de Saül.

7. Et il dit à ses hommes : Que le Seigneur me soit propice, afin que [6 necommette point ce crime contre mon seigneur, le christ du Seigneur, que de porter ma main sur lui, parce qu'il est le christ du Seigneur.

8. Et David réprima ses hommes par ses paroles, et 11 ne permit pas qu'ils s'élevassent contre

(cu. xxiv.]

Saül : or, Saül se levant de la caverne, continuait son chemin commencé.

9. Or David se leva aussi apres lui; et, sorti dela caverne, il cria derriere Saül, disant : Mon seigneur roi! Et Saül regarda derriere lui, et David, s'inclinant penché vers la terre, se prosterna,

10. Et dit à Saül : Pourquoi écoutez-vous les paroles d'hommes qui disent : David cherche votre perte?

11. Voilà qu'aujourd'hui vos yeux ont vu que le Seigneur vous ἃ livré à ma main daus la caverne; et jai pensé à vous tuer, mais mon œil vous a épargné ; car j'ai dit : Je n'étendrai pas ma main sur mon seigneur, parce que c'est le christ du Seigneur.

12. Bien plus, mon père, voyez, et reconnaissez le bord de votre manteau dans ma main, et que quand j'ai coupé l'extrémité de votre manteau, je n'ai pas étendu ma main sur vous ; remarquez et voyez quil n'y a pas de mal en ma main, ni d'iniquité, et que je n'ai pas péché contre vous ; mais vous, vous tendez des embüches à mon âme, pour la détruire.

13. Que le Seigneur juge entre moi et vous, et que le Seigneur me venge de vous ; mais que ma main ne soil pas sur vous.

14. Comme il est dit aussi dans l'ancien proverbe : C'est DES IMPIES que sorlira limpiété : que ma

2. * Dans le désert d'Engaddi, près de la ville. Il y a dans ce désert de nombreuses cavernes.

6. Frappa sa poitrine. Ce remords que David éprouve pour avoir coupé le bord du manteau de Saül s'explique facilement, quand on considère que les Hébreux et en général les Orientaux regardaient leurs rois comme des représentants directs de la divinité.

[“η. xxv.] main donc ne soit pas sur vous.

Page 1