‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 1084 sur 5262 · Et ils furent dans le deuil · texte numérisé non relu

Et ils furent dans le deuil

4. Qu'est-ce qui a été fait? Que s'est-il passé? Qu'est-il arrivé? littér.: Quelle chose; car le terme hébreu que la Vulgate a rendu ici par parole, signifie aussi cAose,

affaire.

6. Saül était appuyé, etc. L'Amalécite dit ce qu'il veut pour s'attribuer le prétendu mérite d'avoir tué l'ennemi de David; car, comme on l'a vu au chapitre précédent, Saül s'était jeté sur son glaive pour se tuer lui-même.

10. Les hommes, surtout ceux qui étaient élevés en dignité, portaient des bracelets de méme que les femmes. On sait que les Romains en donnaient aussi bien que des couronnes d'or à ceux qui s'étaient distingués par leur valeur dans les combats.

11. Déchirer ses vétements était une marque de deuil commune aux anciens

peuples.

et ils pleurèrent et ils jeûnèrent jusqu'au soir, au sujet de Saül, de Jonathas, son fils, du peuple du Seigneur et de la maison d'Israél, parce qu'ils avaient succombé au glaive.

13. Et David dit au jeune homme qui lui avait apporté la nouvelle : D'où es-tu? Il répondit : Je suis fils d'un étranger, d'un Amalécite.

14. Et David lui dit : Pourquoi n'as-tu pas craint de lever ta main, pour tuer le christ du Seigneur?

15. Et David appelant un de ses serviteurs, dit : Approche-toi, jette-toi sur lui. Le serviteur le frappa, et il mourut.

16. Et David ajouta : Ton sang sur ta téte! car ta bouche a parlé contre toi, disant : C'est moi qui ai tué le christ du Seigneur.

17. Alors David fit entendre cette complainte sur Saül et sur Jonathas, son fils

48. (Et il ordonna qu'on enseignât l'arc aux enfants de Juda, comme il est écrit dans le Livre des Justes), el il dit : Considère, ὃ Israël, ceux qui sont morts sur

Cuap. I. 14. Ps. civ, 15.

(ca. 1.]

tes hauts lieux, couverts de blessures.

19. Les illustres, ὃ Israël, ont été tués sur tes montagnes :

comment des forts sont-ils tombés ? |

20. Ne lannoneez pas dans Geth, ne l'annoncez pas dans les carrefours d'Ascalon, de peur que les filles des Philistins ne se livrent à la joie, et que les filles des incirconcis ne bondissent d'allégresse.

21. Montagnes de Gelboé, que ni pluie, ni rosée ne viennent sur vous : qu'il n'y ait point de champs de prémices, parce que là a été jeté un bouclier de forts, le bouclier de Saül, comme s'il n'avait pas été oint avec l'huile.

22. La flèche de Jonathas n'est jamais retournée en arriere, sans avoir du sang de ceux qui ont été tués, et de la graisse des forts, et le glaive de Saül n'est pas revenu en vain.

23. Saül et Jonathas, aimables et beaux dans leur vie, méme à leur mort, n'ont pas été séparés; plus rapides que des aigles, plus forts que des lions.

18. L'arc. 11 nous paraît très simple et très naturel de considérer ce mot, qui a fort embarrassé les commentateurs, comme le titre de la complainte ou élégie de David, parce que l'auteur y fait surtout l'éloge de l'arc de Saül et de celui de Jonathas. Les écrivains profanes en ont souvent usé ainsi dans leurs compositions. — * Tes hauts lieux, les lieux élevés. x

20. * Geth, l'une des cinq villes principales des Philistins, au pied des montagnes de Juda. — Ascalon, dans la plaine de la Séphéla, sur la Méditerranée, ville forte des Philistins

91. Comme s'il n'avait pas été, etc. Quelques interprétes rapportent ces paroles au bouclier de Saül; mais la plupart les appliquent à Saül lui-méme, qui avait été oint ou sacré avec l'huile sainte. — * Gelboë. Voir I Rois, xvitt, 4.

92. Sans avoir du sang. C'estla seule traduction admissible; car, outre que le contexte l'exige, ce passage est un de ceux dans lesquels la Vulgate, à l'exemple de la Version grecque, donne aux particules hébraiques leur sens le plus ordinaire, bien qu'elles y aient leur signification moins usitée.

[cu. [.זז‎

94. Filles d'Israél, pleurez sur Saül, qui vous revétait d'écarlate au milieu des délices, et vous fournissait de l'or pour votre parure.

95. Comment des forts sont-ils tombés dans la bataille? Jonathas a été tué sur tes hauteurs.

96. Je pleure sur toi, mon frere, Jonathas, de la plus grande beauté, aimable au-dessus de l'amour des femmes. Comme une mère aime son fils unique, ainsi moi je te chérissais.

97. Comment des forts sont-ils tombés, et des armes guerrières ont-elles péri?

Page 1