‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 1876 sur 5262 · Ils appartiendront au glaive; ils périront parle glaive · texte numérisé non relu

Ils appartiendront au glaive; ils périront parle glaive

45. Ils seront ensevelis, etc.; c'est-à-dire selon l'opinion assez commune, qu'ils

mourront privés de la sépulture.

18. Par ces comparaisons Job veut faire ressortir le peu de consistance de la mai-

son de l'impie.

19. * IL ouvrira ses yeux et il ne trouvera rien. Dans l'hébreu : 71 ouvrira ses yeux et il ne sera plus, c'est-à-dire sa mort sera si prompte qu'elle lui laissera à peine le

temps d'ouvrir les yeux avant qu'il expire.

92. Fera tous ses efforts, etc ; littér. : sS'enfuyant, il s'enfuira; c'est un hébraisme.

23. Frappera des mains; littér. serrera ses mains, c'est-à-dire applaudira. — Son lieu; le lieu de sa félicité, dont il est déchu. — * EË sifflera sur lui, se moquera de lui.

4. L'argent a des sources de ses veines daus la terre. --* Les exégétes modernes croient que Job nous a conservé dans ce chapitre le souvenir des travaux des Egyptiens dans les miues de la péninsule du Sinaï. D'après eux, l'auteur du livre de Job avait, selon

(ca. xxviu.] JOB. 1055

2. Le fer est tiré de la terre, et 3. Il a posé un temps déterminé une pierre dissoute par la cha- | aux ténèbres, et 11 considere luileur est changée en airain. méme la fin de toutes choses,

toutes les vraisemblances, visité le Sinai comme l'Egypte, et il nous fait ici la description del'exploitation des mines sinaitiques. Le texte original dit dans le premier verset: «Il y a pour l'argent [une mine] d'où il sort, pour l'or, un lieu où on le purifie. » Diodore de Sicile décrit ainsi la manière dont les Egyptiens purifiaient l'or : « A l'extrémité de l'Egypte, sur les confins de l'Arabie et de l'Ethiopie, est une contrée abondante en mines d'or, d'où l'on retire ce métal à grands frais et par un pénible travail. La terre, de couleur noire, y est remplie de protubérances et de veines de marbre d'une blancheur remarquable... C'est dans cette terre que les préposés aux travaux des mines font recueillir l'or par un grand nombre d'ouvriers... Voici quels sontles procédés employés pour traiter la mine. On expose à un feu violent la partie la plus dure de la terre qui contient l'or, on la fait ainsi éclater, et on la travaille ensuite avecles mains... Les plus robustes sont occupés à fendre avec des masses de fer le marbre qu'on trouve dans la mine... Comme les travailleurs, au milieu des détours que forment les galeries, se trouvent dans l'obscurité, ils portent, attachées au front, des lanternes allumées... Les enfants ramassent... les fragments de pierre détachés et les portent en plein air, à l'ouverture extérieure dela galerie. D'autres ouvriers... prennent une certaine mesure de ces fragments et les broient dans des mortiers de pierre avec des pilons de fer, jusqu'à ce qu ils soient réduits à la grosseur d'une lentille. Auprès d'eux sont les femmes et les vieillards, qui reçoivent ces petites pierres, les jettent sous des meules rangées plusieurs de suite, et deux ou trois d'en're eux, se placant à la manivelle de chaque meule, la font tourner jusqu'à ce qu'ils aient, par cette sorte de mouture, converti la mesure de pierres qui leur a été livrée, en une poussiére aussi fine que la farine... Enfin, des hommes instruits dans l'art de traiter les métaux s'emparent des pierres réduites au degré de finesse que nous avons indiqué, et mettent la derniére main au travail. Ils commencent par étendre sur une planche large et un peu en pente cette poussiére de marbre, et la remuent ensuite, en versant de l'eau dessus. La partie terreuse, détrempée par l'eau, coule le long de la planche inclinée, et l'or plus pesant y reste. Ils répètent plusieurs fois cette opération, d'abord en frottant légèrement la matière entre les mains; puis, en la pressant mollement avec des éponges très fines, ils enlévent peu à peu la terre inutile, jusqu'à ce que la paillette d'or demeure seule et pure sur la planche. D'autres recoivent une certaine mesure de ces paillettes qui leur sont livrées au poids, et les jettent dansdes vases d'argile cuite, en les mélangeant avec un lingot de plomb, d'un poids proportionné à la quantité de paillettes que contient le vase, quelques grains de sel, une trés petite quantité d'étain, et du son de farine d'orge. Aprés quoi ils ferment ces vases d'un couvercle parfaitement ajusté, enduit avec soin d'argile délayée, et les rangent dans un four oü ils les font chauffer, pendant cinq jours et cinq nuits, sans discontinuation. Ils les retirent ensuite du feu, les laissent refroidir, et n'y trouvent plus, aprés les avoir ouverts, que l'or devenu parfaitement pur et qui a trés peu perdu de son poids : toutes les autres matières ont disparu. »

2. * Dans l'original : « Le fer est extrait de la poussière [de la terre], et la pierre fondue [donne] l'airain. » Cette description s'applique à l'extraction du cuivre, non à celle de l'or, de l'argent ou du fer. Les Egyptiens exploitaient le cuivre dans les mines du Sinai. lls en extrayaient aussi la turquoise ou la malachite qui est un cuivre carbonaté vert.

3. Il a posé, etc. Les uns donnent pour sujet à ce verbe Dieu, sous-eutendu, les autres le mot Lomme, qui se trouve exprimé au vers. 13; ce que l'ensemble du récit semble insinuer. — Pierre peut siguifier ici gravier métallifére. — L'ombre est grammaticalement complément du verbe i/ considére; mais on le traduit généralement comme si ce mot était régime de cachée dans. — * Dans l'original: « [L'homme] met une fin aux ténèbres, jusqu'aux plus plus grandes profondeurs il explore la pierre [cachée dans] l'obscurité et dans l'ombre de la mort. » L'homme pénétre dans les

sombres profondeurs de la terre pour en extraire le minerai et il y triomphe des ténèbres

aussi bien qu'une pierre cachée dans l'obscurité, et que l'ombre de la mort.

4. Un torrent sépare d'un peuple étranger ceux que le pied de l'homme indigent a oubliés, et qui sont inaccessibles.

ὃ, Une terre d’où naissait du pain, a été bouleversée en son lieu par le feu.

6. Ses pierres sont le lieu du saphir, et ses glèbes sont de l'or.

L'oiseau en a ignoré le sen-‏ .ד lier, et l’œil d'un vautour ne l'a‏ pas regardé.‏

8. Les fils des marchands ne l'ont pas foulé, et la lionne ne l'a pas traversé.

9. Hl a étendu sa main contre des rochers, il a renversé des montagnes jusqu'à leurs racines.

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